Un Complot ? Mais non, un bavardage entre amies ... {PV Freddy}


Quand la faucheuse réclame son dû...
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 Un Complot ? Mais non, un bavardage entre amies ... {PV Freddy}

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Féminin | M e s s a g e s : 179
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MessageSujet: Un Complot ? Mais non, un bavardage entre amies ... {PV Freddy}   Lun 12 Juil - 18:00

Dans la vengeance et en amour, la femme est plus barbare que l'homme.
[Friedrich Nietzsche]


    Quatre jours avaient passé depuis ce fameux soir, quatre jours où j'étais restée allongée au lit sous perfusion presque continue, me remplissant la tête d'un épais brouillard qui me fit vraiment du bien. Ne penser à rien, ne plus souffrir. Si c'était ça la mort, alors il faudrait qu'elle arrive bien vite. Malheureusement ce n'était pas dans cet Orphelinat qu'elle allait venir me chercher puisqu'elle y était déjà, et que c'était elle qui m'avait amenée ici. Et je n'étais pas prête d'en sortir ...

    Mais baste, passons. Je ne sortis de mon état de transe idyllique que lorsqu'un de mes "associés" entra et me remis un rapport. Enfin, pas n'importe lequel. LE rapport. Sur Alexander Faust. Je ne sais s'ils avaient compris en me voyant rentrer à pas d'heure avec un pansement à l'épaule, l'air furieux et une mine de déterrée que c'était lui le responsable quand j'avais ordonné un rapport complet sur lui, mais en tous cas ils avaient fait mine de rien. Braves petits ... Le premier qui aurait d'ailleurs ne serait-ce que ricané ou pouffé derrière mon dos se serait vu pendu les pieds en l'air avec d'autres sévices que pour le bien des yeux innocents qui liront ces quelques mots je passerai sous silence.

    Sortant des brumes bienheureuses qui m'entouraient, j'arrachais des mains de mon subordonné le précieux recueil d'informations. J'espérais qu'il ne leur avait pas coûté trop cher, car si Rumours apprenait que je cherchais des informations sur le leader des Sciences Occultes, elle chercherait à savoir pourquoi, et ça ce serait très mauvais pour moi. Nul ne devrait jamais apprendre ce qui s'était passé là-bas ... Jamais. Ce serait faire trop plaisir à tous ceux qui rêvaient de me voir redescendre en bas de mon échelle ... Et ça je ne le voulais pas. Pas tant que je ne l'aurais pas récupéré.

    Mes yeux parcouraient la fiche plus que détaillée que j'avais sous les yeux. Nom, prénom, date de naissance, description physique et notes sur le caractère, bien sûr, mais aussi tout ce qu'on avait pu trouver sur sa vie. sa vraie vie bienentendu, mais également sa vie dans l'Orphelinat depuis son arrivée. Une information me sauta aux yeux. Une fiancée ? Tiens donc ... Je regardais le nom de plus près. Frederick vivaldi ... Il me disait quelque chose ... Un claquement de doigts et quelques instants plus tard, une autre fiche détaillée arrivait, cette fois sur la demoiselle. Hum ... Elle ne semblait pas heureuse que son cher fiancé se soit lancé dans les sciences occultes et la magie ... Parfait. très chère, je crois que nous allons pouvoir trouver un point d'entente ...

    Vous l'aurez compris, je cherchais un moyen de me venger. Lui pourrir la vie comme il avait, ne serait-ce que quelques heures durant, pourrit la mienne. Qu'il sache ou non que cela venait de moi, cela m'était vraiment égal. Je voulais juste l'énerver. Lui faire perdre son petit air suffisant. Pouvoir voir sa tête dépitée au lieu de la pitié qu'il avait eu pour moi. Effacer ce sourire de vainqueur que je ne pouvais m'empêcher d'imaginer sur son visage. Sans doute n'était-ce que moi qui me faisait des idées, mais bon ... Je voulais vraiement le rabaisser. Et puisqu'il semblait tellement tenir à sa magie, quoi de mieux que de l'en faire sortir ? Et quoi de mieux pour ça que de s'allier avec une femme que, j'en suis sûre, et quoi qu'elle puisse en penser, reste bien importante pour lui ...

    Je ne savais pas exactement où la trouver, mais mes oreilles sont partout dans cet Orphelinat et j'appris bientôt, dans le début de soirée, qu'elle se trouvait à la salle de commune. Accompagnée de deux Opportunistes aussi discrets qu'efficaces dans leur travail, je m'y rendais. Ma simple entrée fit baisser d'un ton les conversations. Je repérais assez vite la personne que je cherchais. Assise dans un coin, elle regardait par la fenêtre, un livre ouvert sur les genoux. A quoi pouvait-elle bien penser ? Je n'en savais fichtre rien et cela ne m'aurait pas avancé à grand chose de le savoir en fait. Toujours est-il que je me plantais devant elle, silencieuse, enveloppée de noir comme quelqu'un s'apprêtant à affronter un hiver russe, appuyée sur ma canne devant moi. Comme un message silencieux, toutes les personnes présentes vidèrent la salle, et les quelques idiots qui n'avaient pas compris se virent bien vite mis à la porte par mes deux acoplytes qui fermèrent les portes de la salle et montèrent la garde dehors. Je restais quelques instants silencieuse debout devant elle puis allais prendre une chaise que je plaçais non loin et m'asseyais sur le rebord, comme si je ne comptais pas rester longtemps, même si je n'avais aucune idée du temps que la discution pourrait durer. En réalité je prenais simplement sin de ne pas m'appuyer contre le dossier, et ne souhaitant pas rester penchée en avant, il était donc logique que je ne m'asseye pas au fond du siège ... Mais passons ces futilités de position et entrons dans le vif du sujet ... Je ne savais pas comment elle réagirait. Peut-être violemment, il paraissait qu'elle était assez tatillon à propos de son cher et tendre ... Baste, je verrais bien.

    Je la savais allemande, alors autant parler en Allemand ... Sauf si la demoiselle souhaitait embrayer sur une autre langue plus tard. La regardant dans les yeux (ou du moins cherchant à avoir son regard) j'engageais la discution.

    [Allemand] « Ma chère Frederick, ou plutôt devrais-je dire Arthur ... Non, arthur est un nom bien trop masculin pour une jeune fille délicate comme vous l'êtes ... »

    Au moins, j'étais sûre ainsi d'avoir capté son attention. J'appuyais ma canne sur le côté de ma chaise, à portée de main, et croisais ces dernières sur mes jambes, croisées elles-aussi. Ma posture devait transmettre l'image de quelqu'un sûr de lui. Et c'était ce que j'étais. J'étais en position de force, et rien n'aurait pu me pousser à partir, même pas un poignard dans l'épaule. Mon sourire était large, et franc. L'air faussement contrarié que j'avais pris pour dire la phrase précédente n'avait pas duré longtemps.

    [Allemand] « Il paraitrait que votre tendre ami vous fasse quelques soucis ... Voilà de bien grossières manières envers une jeune femme aussi douce que vous. Je serais ravie de pouvoir le lui faire payer, tout comme les uelques torts qu'il fait à de nombreuses personnes, mais seule je doute de pouvoir arriver à quelque chose de vraiment concret ... »

    Sous entendu : je sais qu'il te fait souffrir ma puce, je sais aussi que tu lui en veux à mort sans pouvir le tuer, il se trouve que c'est aussi mon cas et ce serait pas mal de s'entraider pour pouvoir faire quelque chose. Est-ce qu'elle allait comprendre après ... Bonne question. Mais elle n'avait pas l'air d'être si bête que ça, la miss ...

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Dernière édition par Kathleen Farely le Lun 19 Juil - 17:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un Complot ? Mais non, un bavardage entre amies ... {PV Freddy}   Mar 13 Juil - 14:15

    Les rumeurs ont les murmurent, pourquoi ? Pour que personne ne sache qui les a répandues, pourtant, lorsque on en entend une, on va la souffler à une autre personne qui elle aussi répétera sans cesse cette même action : murmurer. Les rumeurs sont des secrets tantôt vrais, tantôt faux, mais cela, personne ne saurait le dire, à moins d’être le principal concerné ou bien celui qui en est à l’origine. C’est un véritable poison, la rumeur est un mal qui se propage, et qui nous contamine petit à petit, si on les écoute trop, on peut bel et bien en devenir fou. C’est difficile car ce sont de petits scandales, et nous savons tous que l’être humain est curieux, friands de ce genre d’anecdotes compromettantes. Car après tout « Le malheur des uns, fait le bonheur des autres », c’est une vérité. C’est peut-être pour cela que j’ai appris à me protéger des rumeurs, à en devenir indifférent, à ne pas émettre de jugement prompt afin de rester impartiale et pour cela, ne jamais vouloir en savoir plus. Pourtant, un bruit a commencé à courir, j’aurai dû respecter mes principes, mais quand j’ai appris que cela le concernais, je n’ai pas pu m’en empêcher.

    Il y a beaucoup de rumeurs qui circulent à son sujet, il faut dire qu’il est connu et nul ne peut ignorer qui il ait. Alors pourquoi ne pas avoir ignoré cette nouvelle ? Car j’avais eu le pressentiment qu’elle était vraie ; j’avais vu des signes, des détails insignifiants qui prenaient une certaine ampleur après que j’ai entendu cette nouvelle qui traversait les lèvres des pensionnaires en un souffle. En effet, tel un puzzle les pièces ont commencés à s’assembler, à constituer la vérité. Mais il me manquait une pièce maîtresse pour achever ce casse-tête, la confession. Un jeu d’enfant, surtout s’il s’agit de mon Alexander. Nous savions très bien que mentir n’avait aucune utilité si ce n’était celle de provoqué de la fatigue et d’accumuler davantage de soucis. Alors le lendemain même, je lui posais la question, et il me répondit. Une réponse pour une question, était-elle vraie ? Probablement. Était-elle fausse ? Éventuellement. C’était à moi de décider d’en faire une vérité, ou bien un mensonge.

    Ce n’était plus qu’une question de jour pour qu’elle vienne me voir. Sa visite était inéluctable, je n’avais pas besoin d’être devin pur savoir qu’elle viendrait me voir. Si ce n’était pas pour cette raison, je savais pertinemment que nos chemins allaient se croiser ; nul besoin de faire lire son destin, ou utiliser des cartes, il fallait bien que je la rencontre. La raison de sa visite ? Je l’ignorais mais cela avait un lien avec Alexander, c’était certain et puis les amis de mes amis sont mes amis n’est-ce pas ? Mais en rien je ne m’impatientais, la voir pendant cette semaine était une probabilité qui grossit, le nombre de chance avait augmenté. Je restais fidèle à mes habitudes, à mes occupations, mais je ne sais pas si je l’aurai été si je n’avais pas su par l’un de mes subordonnés que la charmante demoiselle était encore indisposée. Je l’oubliai très vite, le cercle du quotidien avais repris son emprise sur ma vie en seulement trois jours.



    « Tu devrais arrêter de me suivre. C’est lassant à la fin Vincent. »

    Il m’avait suivit dès que j’avais quitté les dortoirs, aussi fidèle qu’une ombre et c’était bien la première fois qu’il faisait cela. Alors je m’engageais secrètement à l’ignorer, chose que je fis toute la journée. N’essayant même pas une seule fois de le semer, car je savais bien qu’à ce petit jeu il était doué et puis je n’avais pas vraiment de raison de le faire, car il ne me gênait pas, il se mettait en position de retrait faisant alors parti du décor, de la foule. Néanmoins, plus les heures passèrent, plus je trouvais ce petit jeu terriblement frustrant, énervant, mais je gardais mon calme jusqu’à la fin. Pourtant, dans cette salle commune dans laquelle j’ai trouvé refuge, un autre arriva. Assise, je le regardais s’approcher du coin de l’œil, surveillant chacun de ces gestes afin de trouver des indices comme la peur, ou le malaise. Je tournais une page de mon livre, il eut un léger mouvement de recul, étais-je en colère ? Certainement pas. Il continua, d’un pas sur mais s’arrêta au niveau de Vincent comme pour discuter avec lui. J’étais presque certaine qu’il venait pour la même raison qui avait poussé Vincent à surveiller mes arrières. Braves jeunes hommes, même si c’était futile, j’appréciais leur initiative. Je ramenais derrière mon oreille cette mèche qui me barrait le visage sans leur décrocher le moindre regard. Ils savaient lire sur les lèvres alors je mimais, faisant semblant de lire le livre que je tenais soigneusement.

    « Vous n’avez pas besoin de vous inquiéter, je sais parfaitement. Retournez à vos occupations. Si vous ne quittez pas cette salle tout de suite, vous allez devoir le faire un moment ou un autre, mais il certain que vous allez devoir me laisser seule. »

    Ils restèrent ici, consultant les ouvrages rangés par ordre alphabétique le long des étagères poussiéreuses. Mon regard se promena sur chaque pensionnaire avant de regarder par la fenêtre. J’observais le panorama qui s’offrait à moi, plus je le regardais, plus je fixais un point, captivé par des détails, le vol gracieux des oiseaux dans le ciel ? Une fleur en particulier ? Je ne sais pas, un moment j’avais décroché de la réalité et fini par laisser mes pensées s’évader, se dérouler tel un long fil. Je n’entendis presque pas les grincements stridents que faisaient les portes lorsqu’on les ouvrait que déjà mon esprit était ailleurs. Cependant, le bruit des pas, mais surtout le bruit sec d’une canne contre le sol, faisait disparaitre l’enchantement de la fenêtre, source d’évasion. Mais ce fut la voix de la jeune femme qui me fit choir de ce petit nuage de pensée. C’était la première fois que je l’entendais, pourtant elle me semblait familière, non pas parce qu’elle parlait l’allemand sans le moindre accent, du moins je le pensais.

    « Ma chère Frederick, ou plutôt devrais-je dire Arthur ... Non, arthur est un nom bien trop masculin pour une jeune fille délicate comme vous l'êtes ... »

    Arthur, l’entente de ce prénom me fit sourire intérieurement, décidemment, elle s’était bien renseigné sur moi, on pouvait s’y attendre de sa part, elle avait déjà préparé le terrain de jeu. Enfin, si elle le savait, cela signifiait que les autres aussi savaient. Les secrets ne demeurent jamais assez longtemps, c’est dommage. Délicate ? Part d’ironie, je rirais presque, décidemment, Kathleen était à elle seule un personnage important ; Flûte, le jeu avait déjà commencé dès l’instant où elle capta mon attention. Ce n’est pas bien grave, continuons, je n’eu pas le temps de répliquer qu’elle continua, elle n’avait pas finit.

    « Il paraitrait que votre tendre ami vous fasse quelques soucis ... Voilà de bien grossières manières envers une jeune femme aussi douce que vous. Je serais ravie de pouvoir le lui faire payer, tout comme les uelques torts qu'il fait à de nombreuses personnes, mais seule je doute de pouvoir arriver à quelque chose de vraiment concret ... »

    Sa franchise me surprit, elle ne tournait pas autour du pot. Cela ne faisait que confirmer le fait qu’elle avait déjà préparé le terrain. Admirable. Je levais enfin le regard vers elle, celui de l’innocent, plein de candeurs avant de lui sourire. Elle savait s’imposer la demoiselle, mais ce n’était pas cela qui allait me perturber, elle voulait se donner une image, soit. D’un geste souple, je lui montrais le fauteuil tout en lui disant d’une voix faible, calme trahissant l’inquiétude.

    « Bonjour Kathleen. Avant toute chose, sachez que j’ai eu vent de cette petite accroche que vous avez eu avec mon ami, et que je suis vraiment marrie. Mais je vois que vous vous êtes pleinement rétablie et cela me soulage vous ne savez pas à quel point. »

    J’insistais sur chacun de mes mots, plus ma phrase se déroulait, plus je montrais une réelle confusion sur mon visage. En effet, il n’aurait pas du, mais ce n’était pas la première fois qu’il me causait des inquiétudes. A un tel point que je ne savais pas comment y remédier. Je fermais en toute délicatesse ouvrage qui reposait sur mes genoux et pliais mes jambes avant de poser mes mains sur le livre. J’agitais la tête, puis je la regardais franchement, dans les yeux pour la première fois. Un sourire amusé sur les lèvres, je lui parlais d’une voix énergique.

    « C’est ce que je devrais dire, mais j’imagine que vous n’êtes pas là pour écouter ce genre de discours. Et je vais vous avouer une chose, le rôle de l’amie épeurée n’est pas vraiment un rôle que j’apprécie. Mais sachez que vous voir rétablie me soulage assurément. Enfin… Ainsi vous avez besoin de mon aide, mais expliquer vous, jusqu’à cette nouvelle, je vous ai toujours cru en bon termes. »

    Si bien que parfois, j’ai douté de la nature de votre relation. Surtout au début, jamais je ne l’avais aussi proche d’une autre personne, il se montrait si gentil que cela en devenait effrayant, alors qu’il ne me montrait plus que de l’indifférence. Je regardais mon interlocutrice avec un certain intérêt. Pour tout vous dire, elle m’intéressait non pas pour son lien avec Alexander, mais juste sa personne. J’attendais, patientais pour entendre la réponse qu’elle allait me donner car elle me demandait-là un service alléchant, mais je devais prendre au sérieux cette requête afin de prendre une décision sur laquelle je ne reviendrais pas.
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MessageSujet: Re: Un Complot ? Mais non, un bavardage entre amies ... {PV Freddy}   Lun 19 Juil - 17:10

Le monde est un grand bal où chacun est masqué.
[Vauvenargues]


    Si je n'y étais pas allée par quatre chemins, on pouvait très certainement dire de Frederick qu'elle avait tout simplement foncé dans le tas. Et s'il me plaisait évidemment qu'elle daigne répondre, et ce sans me sauter dessus,il me plaisait beaucoup moins que ce cher Alexander lui ait déjà tout raconté, tel un gamin rapportant à sa maman la moindre bagarre ... Enfin, pas tout apparemment puisqu'elle demandait des explications, comme ça, l'air de rien. Tu en veux ? Très bien, je vais t'en donner ... Mais plus de faux semblants sympathiques, miss ... Mon sourire se rétrécit à mesure que j'évoquais le "différent" qui m'opposait à son fiancé ... Cela dit je ne perdais pas mon calme. Cela n'aurait servi à rien de s'énerver après tout ...

    [Allemand] « Alexander a besoin, pour ses rituels obscurs, de divers substances que je suis la seule à pouvoir lui fournir. Or il se trouve que même mes meilleurs clients n'ont pas le droit de me poignarder, fût-ce pour prendre un crâne dans un mausolée ... Cela a ... comment dire ... quelque peu refroidi nos relations qui certes furent fort bonnes à un moment, mais n’ont jamais dépassé, je vous l’assure, la relation professionnelle. »

    Ironique, moi ? Oh, voyons, juste un peu ... Mais en même temps, me souvenir de cet instant n'était pas des plus plaisants ... Et je pense que vous me comprendrez. J'abrégeais certes le récit, mais il n'en était pas moins vrai. Il m'avait poignardée, dans un mausolée, pour prendre un crâne. J'oubliais juste de signaler que je l'avais menacé pour qu'il ne le prenne pas, mais je pense que ma réaction n'était pas, et de loin, la plus bizarre des deux. Il fallait que je joue sur la dangerosité qu'il représentait à cause de sa "passion". C'était là un atout non négligeable qu'il me fallait sortir de mon jeu. Mais il fallait le jouer au bon moment ...

    [Allemand] « Je suis d'un naturel assez calme et conciliant, c'est pourquoi je n'ai, de mon côté, pas ébruité l'affaire. Et si le fait qu'il vous l'ait dit me contrarie, j'espère fortement qu'il ne s'en vante pas à tous les couloirs, ce serait assez ... malsain. Je n'ai aucunement l'intention de le poursuivre pour coups et blessures volontaires ni d'en parler à la directrice, mais je voudrais éviter d'autres incidents du même genre ... Qui sait jusqu'où il est capable d'aller ? J'en suis vraiment navrée, Frederick, mais il peut être très dangereux ... A cause de toutes ces sorcelleries. Je pense qu'il serait bien qu'il arrête, pour le bien de tous ... comme pour le sien. »

    Voilà, c'était dit. Je voulais qu'il arrête. Qu'il arrête ses choses bizarres, ses rituels obscurs, ses invocations débiles ... Qu'il n'ait plus de raison d'aller dans un cimetière à la nuit tombée pour pourrir la soirée des pauvres gens innocents. Pensait-il vraiment m'être indispensable ? Haha ... Que nenni mon cher. Un client de perdu, dix de retrouvés, tu es peut-être l'un de mes meilleurs acheteurs, mais tu n'es pas le seul ... J'en ai beaucoup d'autres, et même si tu pars, le club des Sciences Occultes continuera à m'acheter des produits ... Oh, certes, je ne doute pas que leur efficacité à ces nuls soit moindre qu'avec toi ... Mais qu'importe ? Le secret et la bonne marche des choses seraient préservés ... Ne t'inquiète pas, Alexander, ce ne sera pas douloureux ... Peut-être un peu frustrant, mais certainement pas douloureux ... Pas autant que ce que tu m'as fait souffrir ce soir là en tous cas, j’ai souffert bien plus que tu ne le pourras jamais, je pense …

    Et bien moins que ce que doit souffrir Frederick qui, même si elle ne le montre pas, doit terriblement souffrir de ce qu'elle croit que tu fais à ces pauvres femmes ... Oui, ce que tu as essayé de faire avec moi mais qui n'a jamais marché ... Enfin jamais ... Tu n'as jamais obtenu ce pourquoi tu le faisais en tous cas. Je ne suis pas le genre de femme qui se laisse avoir par quelques beaux discours ...

    Revenons à Frederick. Elle n’avait pas bougé, ni moi d’ailleurs. L’ambiance n’était ni vraiment tendue, ni vraiment très calme non plus. Nous avions après tout toutes les deux quelque chose à jouer dans ce face-à-face, et j’avais beaucoup plus à perdre et moins à gagner qu’elle. J’y gagnais une vengeance, je perdais ma crédibilité. Elle gagnait le retour de son amant, elle ne perdait … Pas grand-chose, à ce qu’il me semblait. Mais pour savoir presque tout, je ne savais pas tout, et peut-être y avait-il des enjeux en compte que je ne connaissais pas.

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MessageSujet: Re: Un Complot ? Mais non, un bavardage entre amies ... {PV Freddy}   Aujourd'hui à 4:52

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