"Car rien n'est plus important... que la famille!" [Pv Jaja]


Quand la faucheuse réclame son dû...
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 "Car rien n'est plus important... que la famille!" [Pv Jaja]

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| M e s s a g e s : 112
| H e r e . s i n c e : 27/06/2010

MessageSujet: "Car rien n'est plus important... que la famille!" [Pv Jaja]   Dim 18 Juil - 19:09

Ismael se laissa tomber lourdement sur l’un des confortables sièges de cuir sombre, oubliant les habitudes de jeune homme bien élevé qui ne le quittaient pourtant jamais. Son regard, légèrement assombri et rendu flou par l’alcool, survola sans la voir la salle VIP. Elle était vide bien sûr… et tous les petits fouineurs seraient tenus à l’écart le temps qu’il finisse son, hum… comment dire… son tête à tête ? Tête à tête, suicide tu veux dire…si ça confirme pas mes pulsions masochistes.

Les jambes écartées, la chemise bleu roi à moitié boutonnée, ses cheveux d’un bleu étrange tombant sur son regard azuré… à cet instant précis, Ismael (car c’était lui bien sur, émanant de classe, de splendeur divine et de modestie) avait laissé tomber le masque d’homme délicat qu’il arborait constamment. A quoi bon ? Ce genre de subterfuge n’avait que peu d’impact face à une personne qui vous a vu mouiller votre lit et pleurer quand on lui tirait ses cheveux…. Dur, dur de paraitre classe et décontracté dans ce genre de circonstance. Pur masochisme. Mon dieu fait que je sorte d’ici avec encore un peu d’amour propre

Quelques lumières tamisées éclairaient faiblement l’endroit, projetant d’immenses ombres sur les murs recouverts d’une tapisserie rouge vin, aucun bruit… c’est à peine si la respiration calme du jeune homme ne disparaissait pas, oubliant sa présence, se noyant dans la semi obscurité. Rien d’autre à noter quand on connaissait ce petit coin de tranquillité, le décor ne changeait pas et nuit après nuit, il était toujours le même, accueillant des scènes qui feraient le plaisir d’Appril et que la directrice prendrait soin d’interdire le plus rapidement possible.
Rien de bien transcendant donc, sur l’une des tables basses cirées, un verre de black shadow et quelques glaçons qui laissaient échapper un son cristallin quand un des cubes de glaces glissait contre le verre, provoquant de légères vaguelettes dans le liquide sombre. Oui… on était loin d’un bon verre de Petrossian si cher à ses camarades russes, d’un champagne à déguster le petit doigt en l’air ou d’un putin de whisky de bourgeois à siroter en parlant politique.
S’avachissant d’avantage, l’adolescent leva les yeux vers le plafond et laissa un soupire las s’échapper avant d’entrouvrir d’avantage sa chemise, à la recherche d’un peu de fraicheur. Mais qu’allait donc penser les gens si ils venaient à la voir dans cet état ! Où était la police des bonnes mœurs ? Ismael eut un sourire sardonique en pensant à ce tas de pète sec qui peuplait l’orphelinat et qui n’avait rien d’autre à faire que de s’imaginer bien plus important qu’il ne l’était. Tous ces faux airs, ces exagérations, ces rôles à jouer… ou plutôt sur-jouer à ce niveau. Au moins je n’aurai pas besoin de ça ce soir . Parfois toute cette mascarade lui donnait envie de hurler et de frapper quelque chose. Souvent… l’adolescent pensait que la crise de nerf n’était pas loin. Mais toujours, le vide dans sa poitrine le remettait dans le droit chemin, lui faisait oublier sa frustration et sa haine et il redevenait alors ce qu’il était : une jolie petite peluche, un charmant parasite qui vivait sur le dos de braves demoiselles. Cette fois ci, finit les allures de gigolo, finis les rires insouciants et les regards charmeur…avec ELLE c’était inutile.
Sa main se posa sur le verre glacé et le porta à sa bouche… laissant encore un peu l’alcool griser son esprit, délirer et partir bien loin de ce corps sale, lourd et encombrant. Il franchissait les murs, le temps et partait se cacher au milieu des caravanes vives et des souvenirs de son enfance.

Jahanara.

Un frisson remonta le long de sa colonne vertébrale et un gout amer lui pris la gorge. Bientôt il allait la revoir, cette chose qu’il détestait encore plus que lui-même. Bientôt, il allait lui reparler, tenter de lui demander pardon et de ne pas pleurer dans ses bras… tenter d’oublier son ego et de ne pas penser aux grands yeux plein d’amour de Mamie Hiochka. Tellement de choses à tenter et aucune chance pour qu’il y arrive.
Dans ce genre de situation, quand on sait qu’on fonce vers le suicide, il ne reste que la dernière cigarette du condamné et se trouver du courage pour affronter le peloton d’exécution. Et quel peloton….Même un bourreau serait plus sympathique . Dès qu’elle passerait la porte et que sa silhouette se dessinerait au milieu des ombres dansantes, il oublierait qui il était et se laisserait dévorer par les remords qui le hantent depuis bien longtemps. Il ne serait plus le jeune homme sûr de lui… il redeviendrait en une fraction de seconde un de ces gamins mal à l’aise et intimidé, cherchant à se trouver un peu de courage pour affronter un regard plein de reproche.
Une nouvelle gorgée vint briser ces réflexions sans intérêts et apporta un peu de fraicheur à son corps brulant, comme sujet à une fièvre inconnue. Depuis combien de temps carburait-il uniquement aux cocktails insipides qu’on servait dans ce bar minable ? Franchement… il y avait mieux pour discuter que d’être totalement bourré. Quitte à tout saloper, autant y aller franchement et ramener une ou deux filles. Autant faire semblant d’être un gosse insensible qui se fout de tout. Autant repartir dans une représentation… le jeune homme était naturellement plus doué sur ce thème que pour jouer celui des sentiments réels.
Mais le temps qui file ne permettait pas une telle mise en scène… bientôt… bientôt sa chère sœur arriverait.
Un rire nerveux échappa à Ismael après qu’il ait prononcé ces quelques mots.

« Pardonnez moi ma sœur… car j’ai péché »
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| M e s s a g e s : 14
| H e r e . s i n c e : 04/07/2010

MessageSujet: Re: "Car rien n'est plus important... que la famille!" [Pv Jaja]   Lun 19 Juil - 22:40

Elle marchait dans la rue. La tête haute, les épaules droites et la démarche sûre, personne ne venait l’embêter. Les garçons bavaient en la suivant des yeux mais devant son air farouche, faisaient rapidement demi-tour. Avec elle, plus d’un s’était brûlé les ailes.
Le vent soufflait au dehors aussi les cheveux noirs de la demoiselle furent-ils en bataille lorsqu’elle pénétra dans le bar de la ville.
Ici aussi elle était connue, la Gitane… Certains tressaillirent, d’autres lui lancèrent un regard mauvais et une poignée de Gadjé la relookèrent avec admiration. D’un coup d’épaule aguicheur, elle fit tomber son châle qu’un garçonnet s’empressa de ramasser :

« Mets-le sur le porte manteau. »

Aussitôt dit, aussitôt fait, le tissu se retrouva pendu dans les vestiaires, mais pas à n’importe quel crochet, à celui, privé, des V.I.P. Vous conviendrez qu’il serait dommage qu’on vole l’étole. En effet, la présence de la Gitane pouvait mettre le feu à la soirée, c’est pourquoi le gérant chouchoutait la créature des Enfers, bien qu’elle ne lui offre que rarement le plaisir d’une petite danse.
La salle enfumée transpirait l’alcool et elle n’aimait pas ça. Sans attendre, elle se dirigea vers la pièce où, ce soir, elle était invitée.
En faisant toujours face à son inviteur (l’instinct indique de ne jamais tourner le dos à son ennemi n’est ce pas ?), elle referma soigneusement la porte et le regarda, droit dans les yeux.
Pour le foudroyer sur place.
En trois ans, il n’avait guère changé. Toujours débraillé, attifé, toujours encore, de cette touche bleue roi que la Gitane avait attribué à son souvenir… Etrangement, elle se sentait soulagée qu’il n’ose pas garder les tenues tziganes de son peuple à elle, pas à lui.

« Ismaël. »

Le ton de cette salutation était porteur de tous les reproches que Jahanara lui imputait et paradoxalement, dans le même temps, ce prénom était prononcé avec une voix à la chaleur brûlante. Aussi brûlante que le serait celle les flammes qui lècheraient les joues du garçon s’il était sur un bûcher.
Elle releva le menton, et ne bougea pas.
Son parfum envahit lentement le lieu. L’endroit lui parut d’ailleurs bien superficiel, comme dans un mauvais film de mafieux. Hors s’il y avait quelqu’un qui ne lui faisait pas peur ici, c’était bien Ismaël. Bientôt, l’odeur de Jahanara dû chatouiller les narines du garçon, le ramenant, lui aussi si ce n’était pas déjà le cas, à leur enfance dans les hauts plateaux de l’Est européen.

Jahanara remua légèrement, en un mouvement qu’aurait pu faire Mamie Hiochka. Ce soir, elle lui ressemblait beaucoup. Peut être était-ce sa robe aux jupons froufrouteux qu’elle lui avait piqué avant de partir, à moins que ce ne soit seulement ses yeux, sa bouche, son nez, la courbe de sa gorge ou de ses épaules…

Puis l’invitée marcha, comme un loup en cage, elle fit les cents pas :

« Que me veux-tu ? »

Elle se tut rapidement, peu habituée à s’exprimer avec lui, surtout pas depuis une dizaine d’années sauf peut être pour lui signifier son dégout. Oh oui elle lui en voulait, tant pour avoir manipulé ses amies que pour lui avoir volé sa mère. Mais le pire, le pire c’était qu’il avait essayé de lui soustraire l’amour de son frère. Heureusement, Jahanara était maîtresse d’elle-même ici, le Joker n’influait pas sur ses actes et hormis dans sa voix, il n’y avait nul trace de ses sentiments.

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| H e r e . s i n c e : 27/06/2010

MessageSujet: Re: "Car rien n'est plus important... que la famille!" [Pv Jaja]   Dim 22 Aoû - 20:08

« Déjà le vif du sujet… même pas de bonjour, un petit comment va tu ? je suis déçu… ma chère. »

Une voix doucereuse, un sourire mielleux et des yeux glacials. Ismael se redressa, lentement, sans quitter de son regard azur sa sœur. Il glissa une main dans sa chevelure teinte, passant et repassant sur sa sœur, suivant ses allers et retours, analysant sa tenue, admirant sa ressemblance avec sa mère, maudissant son assurance alors qu’il tremblait et cherchait le réconforta dans un verre. Vérifier que tout ceci n’était pas un rêve . Quelques lumières au plafond firent briller durant une seconde une chevalière d’argent à ses doigts manucurés, dévoilant d’avantage les traits de son visage, et le contraste entre ces deux êtres fut à cet instant si frappant qu’il aurait été impossible de d’imaginer le moindre lien entre eux. Lui, dandy débraillé et précieux. Elle, splendide et sauvage.
Et pourtant…Ils avaient grandit ensemble. C’était sa sœur, sa famille… son histoire. Et ils étaient finalement face à face, après tant d’année. Face à face parce qu’IL lui avait demandé. Elle était venue… et le jeune homme ne se laisserait pas dévorer, pas aussi rapidement tout du moins. Pas sans sa réponse. Il ne devait pas bredouiller et ne pas baisser sa garde. rester concentré

« A croire que ta mère ne t’a jamais appris les bonnes manières ma chère. Et nous savons tous les deux que c'est faux! Enfin tu n'as jamais étè bien douée dans ce genre de chose il est vrai... »

Continua-t-il d’un air badin, poursuivant une discussion qui n’avait d’amicale que l’apparence. Une nouvelle gorgée qui vint encore le remotiver et lui permettre de pester mentalement. Était ce bien malin de parler de Mamie Hiochka aussi rapidement ? Il y’avait très peu de chance… Rien de mieux pour risquer une colère soudaine.
Mais des jours à se voir dans les couloirs de l’orphelinat ; des semaines à se fuir du regard, à s’ignorer et a se juger ; des mois à agir pour ne rien laisser ressurgir avait finit par éveiller une méchanceté puéril chez le jeune homme qui d’un coup n’avait comme seul objectif que de blesser et de se venger. Se venger de quoi ? De cette petite question, enfermée profondément dans son crane…qui tournait sans fin. Encore et encore Une horrible ritournelle qui ne voulait pas le quitter…. Et puis le mal était fait.

« Mais je t’en prie… assis toi voyons. Nous ne sommes ni des sauvages ni de parfaits inconnus pas vrai ? Tu veux boire quelque chose ?»

Maintenant, la question pouvait sortir.

Ismael pourrait l’exorciser de son esprit et retourner à son silence de si bonne compagnie, arrêter de chercher la petite bête qui risquait de lui en mettre une dans quelques minutes.

« Je ne vais pas t’embêter plus longtemps ne t’inquiète pas mais j’aimerai que tu sois tout de même bien installé. En fait… J’aimerai juste que tu répondes à une seule question… ensuite… tu pourras partir si tu le souhaite. »

Bientôt la question s’en irait. Bientôt… il serait libre.

La voix grave du roms perdit de son ton mielleux, malgré ses efforts. Elle était devenu étrangement sérieuse… étrangement triste et terrifié, redoutant à la fois d’entendre la réponse et désirant pourtant l’entendre. Curiosité malsaine ou réel intérêt ? Car bien que la voix change, le reste ne semblait vouloir évoluer de cette attitude supérieure et détachée. Les sentiments qu’il ressentait resteraient secret, refusant de se montrer à la jeune tzigane. Pour l’instant son masque tenait. Mais il y’avait fort à parier que ce n’était qu’une question de temps.
Les traits figés dans un désintérêt aimable, Ismael ne voulait rien laissait paraitre de ce qu’il pensait au fond de lui. Ne pas laisser la vérité se faire connaitre. Jamais au risque d’être à ses yeux un sale petit con Que voulait il ? Il voulait simplement hurler et pleurer devant la sordide vérité… devant la signification de la présence de sa sœur dans ce carré VIP. Dans cet orphelinat de merde.

« Que c’est il passé après mon départ pour que tu te retrouve ici Jahanara ? Qu’est ce qui est arrivé à Mamie»

Bientôt… bientôt… il allait enfin savoir.

Savoir si il était un monstre et un assassin.

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| H e r e . s i n c e : 04/07/2010

MessageSujet: Re: "Car rien n'est plus important... que la famille!" [Pv Jaja]   Lun 6 Sep - 17:40

Dans les pas de Jahanara, il y avait la grâce habituelle qu'elle dégageait bien sûr, mais aussi celle du loup qui tourne autour de sa proie. Certes, l'animal sauvage et barbare fait souvent figure de model pour qualifier quelqu'un de seul ou de majestueux, de mystérieux, de beau. Pourtant à ce moment là, si la Gitane avait toutes ces qualités, celle qui l'aurait le mieux décrite aurait été l'intimidation. En effet, sa posture droite et sa démarche fluide transpirait cette intention de garder le garçon à sa place tant hiérarchiquement (elle restait sa grande sœur) que spatialement.
En tout cas, on aurait pu croire la jeune femme prête à mordre.

La première fois qu'Ismaël pu tremblé devant une possible attaque fut lorsqu'il apostropha sa sœur adoptive par le sobriquet de "ma chère". A ce moment là, l'intéressée se figea et tourna la tête violement pour lui lancer un regard plus noir que jamais (comment faisait-elle pour pouvoir glacer toujours plus son expression ?) tandis que ses mâchoires se ressaieraient au point de faire saillir les muscles maxillaires de ses joues parfaites. Elle ne dit rien cependant, se contentant de pivoter lentement le reste de son corps afin de se retrouver entièrement de face.

Même à trois mètres de distance, Ismaël pouvait mesurer la respiration profonde et appuyée de Jahanara. Il la connaissait depuis tellement de temps qu'il savait le volcan à la limite de l'implosion. Mais l'alcool est grisant et fait perdre la tête... Il ne dû pas se rendre compte de ce qu'il balança quelques instants plus tard :

« A croire que ta mère ne t’a jamais appris les bonnes manières ma chère. Et nous savons tous les deux que c'est faux! Enfin tu n'as jamais été bien douée dans ce genre de chose il est vrai... »

Comme vous pouvez vous en douter, c’est à cet instant que Jahanara failli mordre pour de bon. En effet, la Gitane se rua sur le dandy en un éclair de froufrous. Ses yeux vinrent se planter à quinze centimètres de ceux du garçon tandis que ses mains se posaient sur le dossier du fauteuil, enfermant Ismaël.

« Tu te crois malin n’est ce pas ? Mais si tu m’as fais venir, c’est que tu attends quelque chose de moi. Ne me provoque plus ou tu te puniras toi-même.»

A cela, le frère détesté préféra l’ignorance et l’invita à s’asseoir et même à prendre quelque chose à boire. La danseuse s’écarta, revenant près de la porte et déclinant l’offre d’un signe de main et attendit la suite, bras croisées, appuyée contre le mur, le menton haut et les traits fermés.

« Je ne vais pas t’embêter plus longtemps ne t’inquiète pas mais j’aimerai que tu sois tout de même bien installé. »

« Abrège »

« En fait… J’aimerai juste que tu répondes à une seule question… ensuite… tu pourras partir si tu le souhaite. »

Elle ricana « Parce que là je ne peux pas partir ? »


Mais Ismaël avait pris un ton sérieux et Jahanara le savait, il allait parler de Mamie Hiochka. Cette situation devait arriver, la tzigane et le décoloré ne pouvaient décemment pas s’éviter pour toujours. Ils avaient déjà tenu pas mal de temps… Trois ans environ. Oui, ils avaient réussi à ne pas rester tous seuls les deux pendant près de trente six mois.
Elle soupira.
Ce soupire en dit long avant même que la question fatidique ne soit posée : c’était perdu d’avance, elle ne parlerait pas. Pourquoi faire ? Pour la première fois ou presque depuis trois ans (à l’exception de ses rêves), sa colère envers le Préféré lui brûlait le cœur. Elle était incapable d’aligner trois mots à cet instant où elle repensait à tout ce qu’IL lui avait volé. Cela allait de ses amies, à ses jouets…et à sa mère. Surement, bien évidement, ce qui la rongeait le plus. Ce gredin venait remuer le couteau dans la plaie alors qu’elle commençait à devenir celle qu’elle aurait du être depuis sa naissance.
Mais je tourne en rond…revenons en aux deux européens de l’Est.

« Que s’est il passé après mon départ pour que tu te retrouve ici Jahanara ? Qu’est ce qui est arrivé à Mamie»

♪Mais la vie n'a pas de scrupule.
Et la vie, sans prévenir, bascule.
Un jour, une nuit
En face à face avec la Mort
Une nouvelle agonie
Il ne suffit que d'un simple accord
Et l'âme s'enfuit.♪

Ces quelques vers assaillirent la Tzigane, elle voulut alors fuir, la Gitane. Cette litanie, elle n’en connaissait pas la provenance, ignorait qui la lui avait déjà chantonnée. Moi je vous le dis, c’est sa colère, autrement dit, le Joker. Nous ne sommes pas dans le Monde des Rêves, certes, mais parfois, on a des bribes de souvenirs non ? Et puis, peut être que quelqu’un lui avait chuchoté ces rimes alors que la jeune fille découvrait le corps sans vie de sa mère.
Sa peau foncée pris une teinte plus pâle, même sous la chaleur des lumières de la pièce tandis qu’elle cherchait de la main la poignée de la porte (tout en fixant Ismaël des yeux).

Que répondre ? La première interrogation accaparait son esprit et son énergie depuis le jour où elle était arrivée, sans succès de résolution du problème. Quant à la seconde question… Devait-elle balancer au dandy que c’était lui le responsable ? Que sa mère s’était suicidée parce qu’elle le croyait mort LUI, laissant derrière elle sans remords ses ‘vrais’ (voir l’histoire de Jaha) enfants ? Oui, Jahanara l’aurait fait sans attendre si elle avait été capable d’en placer une. Mais tout ce que son corps acceptait de faire était de tenter de fuir.
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| H e r e . s i n c e : 27/06/2010

MessageSujet: Re: "Car rien n'est plus important... que la famille!" [Pv Jaja]   Ven 8 Oct - 21:39

Ne part pas

Elle n’avait pas le droit… elle ne pouvait pas fuir. C’était une règle tacite entre eux. Il avait toujours eu le rôle du lâche, du gamin pleurnichard. Il avait toujours entendu dire par les autres qu’il n’était pas fait pour le devant de la scène… souffleur de théâtre, pion dans l’ombre. C’était elle la reine, celle qui était sous les projecteurs, la courageuse. On ne pouvait pas changer cet ordre immuable connu de tous. Elle ne le pouvait… Pas maintenant tout du moins. Pas alors qu’il avait réussit à rassembler son courage. Dans d’autre circonstance Ismael aurait pu être fier et heureux de la voir s’en aller, baisser les yeux devant sa toute puissance. Il aurait même pu trouver cette situation drôle, voir jouissive. Mais cette attitude d’enfant n’avait pas sa place pour l’instant. Il y’avait plus important qu’un stupide règlement de compte entre adolescent.

Pourquoi devait-elle fuir à cet instant précis ? Alors qu’il avait osé poser cette fameuse question. Ni avait il pas un peu de justice dans ce monde ? Ne devait-il pas être récompensé ?
Après tout il avait fait son possible… pour une fois… une rare fois ! Alors… Non… Pas maintenant ! Pas pour une fois où il faisait enfin quelque chose d’utile ! Elle n’avait pas le droit.

Pas tout de suite… s’il te plait

Mais cette main qui cherchait la poignée, ce regard de bête traquée, cette attitude qu’il n’avait jusqu’alors jamais vu sur le visage de sa bien aimée sœur… N’étais ce pas là le signe de sa déchéance, de sa traitrise. Elle allait partir et le laisser seul, comme ça ? Sans réponses ? Que devait-il faire pour qu’elle reste ? Taper du pied ? S’accrocher au bas de sa jupe arc en ciel pour sangloter et la supplier comme un enfant? Peut être que c’était cela qu’elle voulait, voir cet homme inutile s’humilier et lui prouver qu’elle avait raison depuis le début.
Tous les démons demandent un sacrifice en échange de leurs services pas vrai ? Peut etre ne voulait elle qu’un peu de son amour propre.

Ismael n’osait plus bouger depuis longtemps. Faire le mort pour échapper au méchant prédateur. Si cette technique fonctionnait contre un T-rex pourquoi pas contre sa sœur ? C’était plus ou moins la même chose après réflexion.

A moins qu’il soit juste incapable de vraiment comprendre le déroulement de la scène. Incapable de savoir comment réagir, lui qui se disait pourtant si douè pour comprendre les gens. Faible

Encore une fois, il allait être spectateur forcé, incapable de réagir pour atteindre son objectif. Malgrè ses efforts. Qu’avait il fait de mal mon dieu ? Pourquoi ne pouvait-il pas s’en sortir ? Qu’est ce qui n’avait pas fonctionné ? Inutil

Il avait parlé, fait semblant d’aborder une discussion amicale, d’ignorer ses réponses acerbes. Bien sur il y’avait eu quelques réflexions pas bien subtiles… mais… il avait fait son possible. Il avait ignoré ce regard dans ses yeux. Ignoré l’idée étrange, si ténue et pourtant attirante, de la prendre dans ses bras pour pleurer sur son épaule, de la serrer contre son cœur malgré la haine bien vivace qu’il ressentait pour elle. Pleurer de fatigue et de frustration, pleurer et hurler son envie de repartir avec elle loin… tellement loin de cet orphelinat. Peu importait son envie continuelle de la frapper et de lui faire payer son enfance. Juste s’enfuir et rentrer chez eux. Juste vivre. Juste savoir. Fuir bien loin de cette ambiance si glauque et malsaine qui finissait par lui ôter ses derniers restes d’humanité.

Et la voila qui s’en allait. Elle, elle partait. Elle… elle arrivait à ne pas se faire happer par toute cette noirceur, vétue de milles et une couleur si rassurantes.
Elle lui refusait le droit de se libérer.

Les mains de jeune homme serrèrent le cuir du fauteuil à en blanchir les phalanges. Aucun argument ne pouvait justifier son comportement égoïste. Elle ne pouvait pas lui faire ça. Elle n’en avait pas le droit. Peut importait son discours… Qu’avait-elle à lui cacher ? Jamais cette créature n’avait fait l’effort de l’épargner. La belle brune se taisait uniquement pour le rendre fou. Mais ça ne pouvait pas se passer ainsi. OUI elle était venue et NON elle ne pouvait plus partir. Tant qu’elle était ici, Jahanara n’avait plus aucun droit à part celui de se taire et de lui répondre. Il était le chef ce soir. Ce soir… il ne se laisserait pas faire. Il ne la laisserait pas partir. Elle ne le quitterait pas sans qu’il ai donné son accord.

« Ne part pas… Je te l’interdis »

Ismael c’était relevé en prononçant ces quelques mots d’une voix froide, bien qu’assez étonné d’oser lui tenir tête.

« Je te jure… que tu va répondre Jaja. Dis moi tout de suite ce qui c’est passé. J’ai… j’ai le droit de savoir ! C’était tout autant ma mère que la tienne ! Tu comprends ? »

La voix de plus en plus forte, finissant même par hurler comme un dément à travers la pièce, le jeune homme c’était rapproché en quelques pas de la tzigane, perdant tout de sa superbe. Les cheveux colorés retombant sur ses yeux fous, les joues rouges et brulantes, il frappa de son poing le mur à coté de Jahanara.

« Alors… tu as donné ta langue au chat ? Tu cherche encore un mensonge ou une pirouette pour me faire languir? »

Au fond de lui, Ismael se sentit feuler, prêt à tout pour enfin obtenir les aveux de la demoiselle.
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MessageSujet: Re: "Car rien n'est plus important... que la famille!" [Pv Jaja]   Sam 6 Nov - 21:19

Part

Depuis son arrivée dans ce maudit bar, depuis même le message d’Ismaël l’invitant, l’instinct de Jahanara lui dictait la fuite. Une Gitane suit toujours son intuition car celle-ci se révèle généralement justifiée. La danseuse aimait ce principe et avait pour habitude de l’appliquer sans y réfléchir. Toujours. Réflexe. Mamie Hiochka, ne l’oublions pas, était une grande cartomancienne, ainsi sa fille, son unique enfant, la seule chair de sa chair devait avoir une forte tendance à deviner, ne serait ce que par des impressions bonnes ou mauvaises, l’issu de l’avenir, non ?
Alors pourquoi ? Pourquoi Jahanara était-elle venue quand même, bafouant en même temps ses propres convictions et se livrant aux assauts du destin qu’elle aurait pu éviter ?

Voilà précisément la question que se posait la jeune fille alors qu’elle regardait son cauchemar personnel pâlir, attaquant de ses doigts de fille le pauvre fauteuil sur lequel il se croyait trôner comme un Roi. Il aurait pu tout aussi bien être assis sur des toilettes, il aurait peut être même était plus classe.
L’alcool lui montait à la tête et ça se voyait.

« Ne part pas… Je te l’interdis »


Jahanara se figea. Avait-elle bien entendu ? Il lui avait donné un ordre explicite ? Si elle n’était pas aussi crispée, la demoiselle en aurait ouvert la bouche d’étonnement.

Jamais. Jamais ce morveux ne s’était exprimé de la sorte, avec une telle ardeur et une telle autorité. Il s’était toujours débrouillé, dans les rares cas où il lui demandait quelque chose, pour que cela apparaisse comme une faveur qu’elle lui ferait, pour que la Belle ait le beau rôle et qu’ainsi elle puisse obtenir une récompense de Mamie Hiochka pour avoir été gentille envers le Préféré.
Du moins c’est ce qu’elle pensait. C’est la raison pour laquelle elle avait constamment envoyé Ismaël sur les roses lorsqu’il requérait son aide, préférant passer pour une méchante qu’être manipulée. Evidement, cela accroissait la protection de sa mère à l’endroit du garçon, mais qu’importe, elle savait que le baiser momentané qu’elle aurait gagné n’avait pas la signification qu’elle recherchait, celle d’un baiser que l’on fait spontanément parce que l’on aime la personne. Ce genre d’effusion, Mamie Hiochka le réservait au Blondinet.

La voix hystérique d’Ismaël ramena Jahanara à la réalité.

« Je te jure… que tu va répondre Jaja. Dis moi tout de suite ce qui c’est passé. J’ai… j’ai le droit de savoir ! C’était tout autant ma mère que la tienne ! Tu comprends ? »Elle allait répondre, elle allait lui dire qu’il aille se faire voir, qu’il pouvait arrêter d’utiliser ce surnom débile, Jaja : cela ne l’attendrissait certainement pas, mais la fin de sa tirade la fit hoqueter d’horreur. « C’était tout autant ma mère que la tienne ! » Non, non, non…
Et puis quoi ? Sa mère, sa mère… une mère ça s’occupe de ses rejetons non ? Ca soigne ses bobos, ça sèche ses pleurs… Depuis l’arrivée de l’intrus, Mamie Hiochka n’avait plus fait cela que pour lui. Alors ce n’était pas la maman de Jahanara n’est ce pas ?
SI ! bien sûr que si, la définition première d’une mère, c’est que l’on est la chair de sa chair or voilà ce qu’était la danseuse, qu’on le veuille ou non. Alors, ils avaient chacun le droit d’appeler Mamie Hiochka « ma mère ». Alors, c’était tout autant la mère de l’un que de l’autre.

Jahanara sentit une boule étreindre sa gorge à mesure que ses réflexions montraient la véracité des paroles prononcées.

A présent, les rôles s’étaient inversés. Pour la première depuis que leurs regards s’étaient croisés, Jahanara était la bête traquée. Elle actionna la poignée et au même moment, le poing du dandy s’écrasa à quelques centimètres d’elle.

« Alors… tu as donné ta langue au chat ? Tu cherche encore un mensonge ou une pirouette pour me faire languir? »

Bornée. Tout le monde le disait dans cette école, la Gitane, était une vraie tête de mule. Et elle avait décidé que ce serait elle la prédatrice, dans n’importe quelle situation, elle aurait le dessus. Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en Enfer. Et là, elle n’était pas en Enfer.
Son esprit, entrainé depuis longtemps à trouver la faille chez l’adversaire ne mit pas longtemps à découvrir ce qui, cette fois, faisait basculer la balance en sa faveur. Une fois de plus, elle seule pouvait donner ce qu’il voulait à Ismaël or la menace physique ne l’effrayait pas : elle savait aussi bien (mieux !) se battre que lui et la menace morale… On s’en détache.

Alors certes, le jeune adulescent brûlant avait pu percevoir l’instant de doute qui avait saisi sa camarade entre son ordre et son attaque, mais il faisait face à présent à son démon, doté d’une hargne supérieur à antan.
Jahanara soupira et d’une voix calme, lança :

« Je n’ai pas besoin d’un mensonge ou d’une pirouette pour te faire languir, tu te grilles tout seul.»

Tout dans l'attitude de la demoiselle laissait sous entendre : 'Try again'.
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| H e r e . s i n c e : 27/06/2010

MessageSujet: Re: "Car rien n'est plus important... que la famille!" [Pv Jaja]   Lun 29 Nov - 18:35

« Je me grille tout seul? » répéta d'une voix surprise qu'il peinait à camoufler Ismael, déstabilisé par cette réponse plus qu'inattendue et par le regain d'énergie de la jeune femme.
Ce... tout ceci devenait absurde, il perdait pied bien trop vite et n'arrivait même plus à se contrôler correctement. Il fallait qu'il se reprenne, et au plus vite.

Il eu un instant de flottement, le temps se suspendant au milieu de la discussion enflammée, le silence de la pièce laissant filtrer une musique pop de l'autre coté de la pièce. Une petite mi temps inattendue, les paroles de la tzigane agissant en réveil glacial sur le jeune dandy qui n'arrivait plus à penser correctement, immobile et pensif.

A croire qu'il n'avait jamais eu de coup de colère, qu'en aucun moment il n'avait sentit en lui l'envie de frapper de toutes ses forces la jeune femme, à croire qu'il n'avait jamais rien ressentie... comme à son habitude. Les traits de son visage se détendirent et, fixant sans sourcilier le visage de sa sœur, son bras prenant appuie sur le mur, il se pencha d'avantage vers le corps de la tzigane, la recouvrant totalement, ses lèvres à quelques millimètre de celles de sa sœur. Une étreinte des plus malsaines qui déclenchait en lui des vagues de dégouts.

« Tu as raison... je me grille tout seul. Et, visiblement hurler ne va pas m'aider à t'impressionner ou te convaincre. »

Il y avait à peine un espace entre leurs deux visages, tellement proche qu'il pouvait sentir l'odeur entêtante de Jahanara, le son de sa respiration. Surement, si il tendait l'oreille, il pourrait même entendre le silence profond qui résonnait dans cette poitrine revêtue de couleurs arc en ciel, ce silence qui serait la preuve de son absence de cœur, comme il l'avait toujours pensé depuis tout petit. Ses battements à lui, paraissaient au jeune homme aussi bruyant qu'un bombardement, une vraie fanfare qui résonnait jusque dans ses oreilles. Et pourtant, malgré l'adrénaline qui circulait encore dans ses veines, aucun autre signe physique ne venait le trahir.
Tenter le tout pour le tout, il n'avait pas d'autre idées, pas d'autre plan et aucune idée de ce qu'il allait provoquer. Appril... si tu étais là, je suis sure que tu adorerai ce qui va se passer

« C'est vrai... je crève d'envie de savoir ce qu'est devenue mamie. Et je ferai tout ce que tu veux pour le savoir, tellement je l'aime comparé à toi... toi qui ose l'utiliser pour prouver ta supériorité... pour me faire souffrir. Mamie doit avoir honte de toi et de ta méchanceté, elle en avait déjà honte quand tu étais petite et que tu me faisais déjà tellement souffrir … moi qui voulait uniquement un peu d'affection. Alors qu'on m'avait abandonné à ma naissance, je voulais juste la preuve que quelqu'un pouvait m'aimer. »

Sa voix se fit encore plus douce et plus faible, à peine plus forte qu'un ronron, mais qui se chargeait de poison, pour toucher au plus profond le coeur du démon. Quoi que... démon... maintenant que les mots s'envolaient de sa bouche, Ismael ne savait plus bien qui l'était vraiment.

«Pour toi... c'est un jeu hein, tu pense que je suis comme toi et que je ne suis pas sincère? Je vais te prouver que je suis sérieux... regarde ce que j'accepte de faire pour MA maman. Parce que c'est le rôle des enfants de tout faire pour elle et de ne pas l'utiliser comme Toi tu le fais.»

Il se redressa doucement, finissant ces quelques mots qui, il l'espérait, arriverait à faire au moins la souffrir, et après quelques pas en arrière plia un genoux à terre, ses yeux toujours accrochés à ceux de Jahanara.

Oh oui... pour sur que beaucoup de personne aurait voulu voir Ismael tchaIkov se mettre ainsi à genoux, ses cheveux bleus tombant sur son visage calme et impassible, sa respiration calme faisant soulever doucement son torse tandis que ses bras se levaient en croix, faisant encore briller quelques bagues et bracelets à ses poignets. Si doué pour paraître pur et détruit... le jeune homme répéta encore une fois sa demande, maintenant devenue prière.

« Je te le demande à genoux... je t'en prie, dis moi pourquoi tu es dans cet orphelinat. Dis moi ce qui est arrivé à notre mère. Je ferai tout pour le savoir...»

[HS: oui bon j'avoue, j'avais pas trop trop d'idèe sur le coup :D]
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MessageSujet: Re: "Car rien n'est plus important... que la famille!" [Pv Jaja]   Aujourd'hui à 4:53

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"Car rien n'est plus important... que la famille!" [Pv Jaja]

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