Tell me your sweet secrets [PV]


Quand la faucheuse réclame son dû...
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 Tell me your sweet secrets [PV]

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Fouineuse en Chef / Rumours
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Féminin | M e s s a g e s : 127
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MessageSujet: Tell me your sweet secrets [PV]   Mer 4 Aoû - 13:09

Tell me your Sweet Secrets,
and I tell you mine spicy regrets ...

PV Ismaël,
    Lundi soir, vers minuit.
    Comment prétendons-nous qu'un autre puisse garder notre secret, si nous ne pouvons le garder nous-mêmes.

    {François de La Rochefoucauld]}


    Coucou, coucou, coucou…

    Répète pour la neuvième fois le rouge-gorge en sortant fièrement de l’horloge entreposée dans le couloir. Mais, ce couloir est vide, et le coucou n’a personne auprès de qui se pavaner. Il est déjà tard et la plupart des enfants sont déjà dans leur chambre, à lire, écrire, ou tout simplement dormir. Et, s’il venait à l’esprit d’un adolescent l’idée saugrenue de se mettre à frapper à la porte de la chambre des filles, seul un écho sourd lui répondrait. Il lèverait les yeux vers l’écriteau, et ne pourrait y lire aucun nom gravé sur le bois, pas plus qu’un prénom d’ailleurs, alors, il se demanderait probablement s’il ne s’est pas trompé d’adresse et retournait en ravalant sa gêne vers son dortoir. Après tout, il est interdit de circuler entre les chambrées l’heure du couvre-feu passée. Il s’agit là de l’une des règles immuables de l’orphelinat ; alors, personne ne serait venu lui ouvrir au petit nouveau qui avait encore beaucoup à apprendre, contrairement à d’autres, déjà bien habitués, qui savaient user de ce détail insignifiant qu’était la fermeture des dortoirs.

    Après tout, si ce jeune homme était entré, il se serait rendu compte que parmi les visages endormis plus ou moins paisiblement, il en manquait un. Un traversin grossièrement positionné faisait l’affaire en attendant puisque, personne ne faisait jamais attention à ce lit précis et à cette fille si transparente.

    Peut-être auraient-ils du ? Ou peut-être n’est-elle pas si intéressante que cela après tout…
    Qui irait donc chercher Appril Honing, les douze coups de minuit passés, dans cette cuisine mal éclairée ? Personne à moins d’avoir rendez-vous avec son ombre.

    Et justement, celle-ci semblait attendre vaguement que quelque chose se produise. Elle s’était assise sur l’établit de travail, et le tapotait du bout des doigts, observant un oiseau identique à celui du couloir. La fenêtre est ouverte, laissant dans la pièce un vent frais s’engouffrer, mais, cela ne paraissait pas la déranger si l’on tenait compte de sa tenue estival. Une robe simple, aussi mauve que ses cheveux et lui tombant juste au-dessus des genoux, sans autre forme précise que celle de son corps dont elle épousait les courbes. Cependant, sous le gros sweat-shirt de sport blanc délavé que la jeune rôdeuse du soir avait enfilé à la hâte, il demeurait difficile de le voir. Si effort vestimentaire il y avait pu avoir, il était entièrement camouflé, et cela, pas seulement par le sweat, mais aussi par la semi pénombre du lieu. En effet, Appril devait avoir omis d’enclencher l’interrupteur en entrant, et seul les rayons lunaires baignaient la pièce de leur lueur blafarde, accentuant par le même coup la pâleur de son teint.

    Dans un autre lieu que la cuisine de l’orphelinat, peut-être certain auraient-ils pu penser à un rendez-vous romantique savamment préparé. Ils n’auraient alors pas tout à fait tort, car cet entretien attendu n’était pas laissé au hasard. Si la jeune fille ne soignait pas son apparence personnelle, il n’en était pas de même de certains détails présents ici, comme, par exemple, ce morceau de papier grossièrement fixé au frigo par un aimant et claquant régulièrement sous la pression de l’air. Cet air qui n’était pas près de changer d’ailleurs, si l’on prenait en compte le fait que l’adolescente avait ouvert la fenêtre dans l’unique but de pouvoir fumer tranquille.

    A une heure aussi tardive, du sucre plutôt que de la nicotine aurait pourtant fait meilleur effet, terminant de la réveiller en excitant furtivement ses nerfs. Néanmoins, avec lui, cette précaution aurait été inutile et Appril savait bien qu’elle n’aurait pas un seul instant pour somnoler. Au contraire, se détendre semblait plus d’actualité, et cela, peu importe le moyen à utiliser.

    Une dernière fois, la violette déplia la lettre qu’elle triturait depuis le début de la matinée, la relisant rapidement sans se soucier du fait que ses yeux allaient finir par en effacer l’encre. Comme toutes les lettres qu’elle recevait, Appril la connaissait malgré tout déjà par cœur. Alors, pourquoi la relire ?

    A moins qu’il ne s’agisse là d’une lettre tombée entre de mauvaises mains qui auraient mieux fait de ne jamais rencontrer Rumors. Ce n’était pas parce qu’elle n’y avait pas répondu qu’elle n’y prêtait aucune attention. Ce n’était pas parce qu’elle l’avait subtilement agacée qu’elle n’y avait pas répondu. Et ce n’était pas parce qu’elle n’y avait pas répondu qu’elle ne l’avait pas suivi quasi à la lettre.

    Il viendra. Lui aussi. Il n’aurasûrement pas plus de tenue ni plus d’envie de la voir qu’elle qui n’entrait jamais en contact avec ses faussetés que par nécessité…ou presque. Malgré tout, il viendra. La lettre regagne donc la poche avant de son sweat, tandis que ses doigts effleurent l’objectif de l’appareil photo qui ne la quittait jamais.

    Une dernière bouffée de cigarette. Encore trente secondes, et il sera en retard…

    Coucou, coucou, coucou…
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MessageSujet: Re: Tell me your sweet secrets [PV]   Jeu 26 Aoû - 20:44

Marion était un rat de bibliothèque... Tout l'orphelinat le savait et connaissait son identité.

Si vous posiez une question à son sujet aux élèves, tous sans exceptions vous répondrez que c'est le genre de fille qui peut vite oublier le temps une fois qu'elle venait d'ouvrir un livre, qui ne parle pas en public et sort toujours un bouquin d'un endroit improbable de sa tenue. L'odeur de la poussière, le silence religieux troublé par le froissement du papier, rien n'était plus agréable pour elle qui ne portait que peu d'intérêt au microcosme de son établissement.
Les filles ? La demoiselle les haïssait. Toujours à piailler comme des dindes et à faire du bruit pour un oui ou pour un non.

Les garçons ? De gros cretins congénitaux aux rires gras sans aucune classe ni aucune intelligence. Des créatures bourrées d'hormones qui ne pensaient qu'à une chose.

Les différentes rumeurs et chamailleries de groupes ? De simples enfants qui à défaut d'exister aux yeux d'une famille avaient essayé d'attirer l'attention sur leurs faits et gestes.

L'amour ? Un ramassis de conneries qui n'avaient rien à voir avec les contes qu'elle dévorait petite.

Où diable était le prince charment qui devait la sauver sur son immense cheval blanc ? Pourquoi aucune bonne fée n’était venu lui dire bonjour quand ses parents c’étaient suicidés, croulant sous les dettes ? Même quand minuit sonnait… aucun mauvais sort ne disparaissait. Elle ne se réveillait pas dans une charmante chambre aux murs blancs. Non… jamais. Elle avait eu beau espérer de toutes ses forces, Marion n’était pas une princesse. Elle n’était qu’une adolescente aux grosses lunettes qui avait comme unique ami quelques vagues connaissances sur qui elle demandait les devoir pour le lendemain, elle mangeait des tartines au petit déjeuné et oubliait si souvent le couvre feu qu’elle se retrouvait tous les samedi soir en heure de colle.
retrouvait tous les samedi soir en heure de colle.
Ce soir là… elle avait soulevé avec difficultés ses paupières lourdes au son exaspérant du coucou et de quelques craquements au dessus d’elle. Soit l’on bougeait à l’étage soit la vieille charpente de bois faisait encore des siennes, mais cette interrogation était sans intérêts. La nuque douloureuse pour s’être endormit dans une position inconfortable, face contre les pages d’un roman sans intérêt, la demoiselle se contenta de bailler et de chercher à tâtons ses lunettes qui avaient du tomber lorsqu’elle c’était assoupi il y a de ça quelques heures. L’habitude avait réussit à prendre le dessus sur la surprise de se retrouver seule dans le silence oppressant d’un minuit sonnant. Aussi et sans demander son reste, la jeune fille qui avait mis la main sur ses lunettes rangea ses affaires rapidement et traversa silencieusement la salle pour accéder au couloir et tenter de regagner sans chambres sans s’attirer d’ennui. Elle posa ses mains sur le bois froid de la porte et poussa doucement… espérant ne pas l’entendre grincer.

Ses pas étaient légers sur la moquette épaisse du couloir éclairé par quelques fenêtres. Au loin, la lueur de la ville brillait comme tant d’étoiles et le souvenir fugace d’une maison aux volets bleus traversa l’esprit de la jeune fille bien fragile devant cette vision du passé. L’ombre parmi les ombres s’arrêta et regarda l’horizon, le visage impassible de son reflet comme unique compagnie. Ses mains se serrèrent sur la jupe tandis que son épaisse chevelure brune retomba en voile sombre de deuil sur ses lunettes, comme pour cacher quelques larmes imaginaires. C’était un de ces instants si sombre que connaissent ceux qui ont tout perdu… à peine quelques secondes volées à la nuit pour retourner dans l’oublie. À peine un moment où le monde imaginaire où elle se réfugiait ne pouvait plus la protéger et où les souvenirs remontaient en elle.

Marion déglutit et observa le ciel qui se couvrait, les nuages sinistres et menaçants qui s’amoncelaient pour cacher l’horizon lumineux de la ville et le réconfort des rares étoiles. Elle resserra son sweet informe sur ses épaules, tandis que l’envie d’ouvrir la fenêtre pour sentir le vent se lever vint lui prendre les tripes.. mais elle n’avait pas le temps. Alors Marion reprit son chemin et enferma l’image de la maison bleue, de la vigne et du ciel brillant le temps qu’elle regagne son dortoir.
Bientôt le grand escalier et la cinquième marche qu’il faudrait enjamber car elle craquait. Bientôt le grand lustre qui tintait et la faisait sursauter il y’a de ça encore quelques mois. Bientôt la chambre et…. Une chevelure bleue attachée en queue de cheval lâche par un ruban noir, un sourire éblouissant et l’air sur de lui d’Ismael Tchaikov dans toute sa magnificence.
La jeune fille se poussa et soupira de lassitude, tout regarda le fameux garçon lui faire un clin d’œil. Lui aussi était un accoutumé des couloirs sombres, et il n’était pas rare de le voir sortir d’un dortoir ou d’une salle avec un air débraillé et ce stupide sourire qui la faisait rougir sur le visage. Il n’était en fait pas rare de le voir à toutes les heures du jour et de la nuit se balader ainsi dans l’orphelinat… à croire qu’il ne faisait rien d’autre de ses journées que de papillonner de groupe en groupe Pensa la brune en observa sa tenue et l’étrange bouteille de verre sombre qu’il tenait dans sa main.

« Fait gaffe… y’a une surveillante qui se balade dans le coin »

« Et tu as réussit à l’esquiver quand même ? » souffla le rat de bibliothèque, levant un sourcil sceptique et dubitatif devant l’information.

« Mais qui te dis que j’ai eu envie d’esquiver une si plaisante compagnie ?» Rajouta le jeune homme avant de descendre une marche « Fait attention à toi… elle pourrait être moins coulante avec une délinquante dans ton genre ».

Marion regarda, interloquée, le jeune homme traverser le hall, ne pouvant s’empêcher de détailler encore sa tenue. La chemise blanche et le pantalon noir était étrangement simple pour un garçon si précieux dans ses choix vestimentaires. Elle se contenta d’un dernier coup d’œil sur le postérieur du Roms tout en se demandant ce que contenait cette étrange bouteille de verre sombre avant de monter… car il ni avait que dans les livres que les demoiselles ne reluquaient pas les fesses des crétins congénitaux.
Elle réussit à rejoindre sa chambre et, se blottissant sous les couvertures, n’entendit ni ne vit le jeune homme passer une tête souriante dans la cuisine pour annoncer d’une voix si chantante :

« Désolé du retard il y avait des embouteillages. Alors chérie… qu’est ce que tu m’as fait de bon ? »

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MessageSujet: Re: Tell me your sweet secrets [PV]   Ven 5 Nov - 1:00

    Ne négocions jamais avec nos peurs. Mais n'ayons jamais peur de négocier.
    {John Fitzgerald Kennedy}

    Deuxième cigarette.

    L’embout fumait doucement entre ses lèvres, rougissant sous son contact particulier et entier, sans se soucier de sa congénère jetée vulgairement par la fenêtre et dont seule la cendre dans l’évier témoignait encore de l’ancienne présence.
    En retard, évidemment. Un quart d’heure, une demi-heure, peut-être plus. Appril aurait du s’y attendre et pourtant, quelque part, cela l’agaçait. Peut-être parce qu’elle aurait voulu en finir au plus vite. Il ne pouvait pas l’avoir oublié après tout, mais, la faire attendre jusqu’à des heures impossibles, cela pouvait bien être son style en revanche à ce Roms qui se donnaient des airs. Il lui semblait presque pouvoir entendre sa voix nasillarde lui souffler dans les oreilles en l’appelant ‘chérie’ afin de la provoquer un peu plus tandis qu’elle s’efforçait tant bien que mal de se détendre, les yeux mi-clos, toujours assise sur l’établi.

    C’était faux. La voix était bien plus proche d’elle. Lui faisait rouvrir les yeux et grincer froidement des dents en l’observant toujours de haut. Si ses yeux avaient eu la capacité de briller dans le noir à la manière d’une panthère guettant sa proie dans la nuit, Ismaël auraient senti les prunelles bleues d’Appril le transpercer de part en part afin de le sonder sans gêne et sans ciller. Néanmoins, la pénombre ne permettait nullement de le vérifier. Pas plus qu’Ismaël n’aurait pu distinguer en cet instant les lèvres de la violette esquisser une moue indescriptible avant de s’animer. Elle laissa ainsi s’échapper d’une voix égal « Un rom à l’étouffé. » au menu du jour.

    Aucun ‘bonsoir’, ‘comment allez-vous’ et tout le tralala de politesse. Il n’était pas là pour cela. Aucun mot doux, ni provocation vaine de sa part afin de lui répondre. Elle avait un tout autre programme pour cette soirée en ‘amoureux’ où les ‘mon amour’ sourd et les ‘monts chéris’ à la cerise en coulis n’avaient pas leur place. Elle n’avait pas envie de s’écorcher la gorge tout de suite. Après tout, ils avaient le temps pour vomir plus tard leurs sucreries en attendant, il parlait de manger n’est-ce pas ?

      « Je manquais de temps et d’ustensiles mais je t’en prie sers toi… »


    Sa main agrippa la poignée du frigo faisant glisser la feuille qui s’y trouvait dans un équilibre précaire par terre. La fenêtre ouverte la fit flotté jusqu’au pied du jeune homme sans pour autant lui dévoiler ce qu’elle contenait. Appril décida donc de l’éclairer, lui faisant cette faveur en haussant les épaules tandis qu’elle sautait de son perchoir et se dirigeait vers lui.

      « Tes poèmes… »


    En quelques enjambées, celle que l’on surnommait Rumors avait rejoint le jeune loup et lui présentait la feuille joignant ainsi le geste à la parole au cas où il aurait pu douter un instant de sa sincérité. Mais cette Gossip disait toujours la vérité, n’était-il pas ? Elle la transformait simplement quelque peu, changeant ainsi quelques mots griffonnés à la va-vite sous la dictée de paroles auxquelles il fallait donner un sens en superbes verres que les jeunes filles dévoreront. Etait-il utile de lui rappeler ce que cette feuille pouvait signifier dans son esprit ?

      « La reine Blanche est bien silencieuse en ce moment et je n’ai que ces…’choses’ à mettre dans mon journal. » glissa-t-elle tranquillement en dénigrant simplement ouvertement les écrits.


    La demoiselle s’éloigna de nouveau d’un pas pour mieux le contempler lui et les expressions qu’il pourrait afficher par la suite. Il savait tout ce que cachait cette phrase amère dite malgré cela avec la douceur du miel. Le ton de la conversation. Elle répandrait quelques ragots à propos des mots doux pour Cindy qui ressemble à s’y méprendre aux murmures pour Noémie et, oh surprise !, Catharina ne souriait-elle pas de cette phrase-ci pas plus tard qu’hier? Enfin, cela restait gentillet, du domaine de la farce entre amis qui savent qu’ils ne feront que créer quelques problèmes sans importance dont le chat potté se déferait sans mal et se ficherait même probablement royalement. C’était comme une sorte de jeu aux règles flous mais où chaque pion pouvait avoir son importance.

    Toutefois, si Appril l’avait fait venir c’était qu’elle avait d’autres atouts en main que quelques tours de passe-passe cité par une voix que l’on entendait très peu. Et elle comptait bien s’en servir à bon escient sans lui laisser le temps de se disperser.

      « Ou ton histoire avec Jahanara peut-être…Je ne l’ai pas vu depuis un certain temps. Elle va bien j’espère ? »


    Tout ceci était dit sur un ton si naturel que l’on aurait eu peine à croire qu’Appril n’avait pas répété des heures durant dans sa tête puis devant sa glace la scénette. Mais, avec lui, à quoi bon ? Il retournerait toujours tout en sa faveur et réduirait à néant les plans qui fonctionnaient habituellement avec les orphelins lambdas, ce qui avaient peur de telle photo ou de telle article. C’était peut-être ce qu’elle cherchait au fond en venant toujours le voir : découvrir autre chose…et pour cela il fallait attaquer directement sur ce que l’on connaissait déjà.

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MessageSujet: Re: Tell me your sweet secrets [PV]   Lun 3 Jan - 20:58


Ismael ne savait pas vraiment ce qui l'avait le plus renfrognée, la nuit avait pourtant si bien commencée. Il en fallait parfois si peu pour passer du sourire au larmes... et cette Fichue Appril était douée pour toucher les points sensibles, pour lui rappeler les mauvais souvenirs. Toujours à faire la pluie et le beau temps dans son moral, sans même s'en rendre compte.
Pourquoi diable avait elle enchainait tout de suite sur le sérieux, lui qui avait étè si impatient de se changer les idées? Pourquoi parler de sa sœur et lui rappelait cette foutue soirée dans ce bar miteux? Il n'était pas venu pour entendre parler de cette satanée Scarlett qui ne faisait rien d'autre que se pomponner et se balader avec ce débile de James. En plus je refuse de me manger moi même

Il ne se passait rien? Noooon! Sans déconner? Graaaande nouvelle!C'était ça le grand journalisme, quelle facilité déconcertante à enfoncer les portes ouvertes. Bien sur qu'il ne se passait rien, il suffisait d'écouter ses camarades pour savoir qu'il ne se passait plus grand chose dans l'orphelinat.
Rien à se mettre sous la dent... s'en devenait frustrant pour les gens comme Ismael et Appril. Ces gens là, ceux qui vivent et ne trouvent comme petit bonheur que de se mêler de la vie des autres, à défaut d'avoir leurs propres vies intéressantes. Voila pourquoi surement le jeune homme oscillait entre bonne humeur et dépression nerveuse, quand on a plus rien à faire de ses journées, un chouilla vous illumine votre vie.. et un rien détruit vos maigres espoirs de vous amuser enfin. Rien que Mercredi dernier, le gigolo avait passé une heure à observer une souris qui faisait des aller et retour entre le mur et la valise du grassouillet qui cachait de la nourriture dedans. UNE heure! Sans exagérations!
Si c'était pas la preuve que la vie était aussi intéressante qu'une lecture de poésies roumaines un jour de pluie. Les jours se ressemblaient, s'étalaient longuement dans cette humidité malsaine qui lui donnait un mauvais teint... avec un sentiment de revivre continuellement les mêmes choses; de dire les mêmes mots; d'exécuter les même gestes. Le temps se faisait cyclique, toujours la même routine qui portait sur le système de chaque gamins, toujours RIEN. Quatre petites lettres pour résumer la situation...

Va faire ta une avec ça, ma petite peste. Pesta mentalement le gigolo.

Ce n'était pourtant pas là le plus frustrant, le plus énervant, c'était qu'un rien aurait suffit pour mettre le feu aux poudre et faire enfin revivre cette baraque qui ressemblait de plus en plus à un cercueil. Car même le plus petit des nouveaux ne supportait plus ce silence qui devenait bien trop pesant et morbide, même le plus timide ou calme des enfants modèles rêvait de se lever, traverser le réfectoire pour baisser le pantalon de Peter ou cracher dans la soupe de Logan. Le problème, c'était que personne ne le faisait. Pourquoi? Bonne question.

Et pour une fois, dieu seul ne savait pas seulement depuis combien de temps cette situation durait. OOOh non... tout le monde comptait les jours d'ennuis. Le roms s'en souvenait encore... du début.
On avait parlé du calme avant la tempête les premiers mois... puis d'une "sacrée" période d'accalmie profonde qui finalement "permettait de se reposer et de se focaliser sur des choses importantes, comme la lecture ou des mots fléchés".
Maintenant, on ne parlait plus vraiment, on avait fait le tour de la bibliothèque et les mots fléchés mal fait avaient servit d'avion en papier.
Et voila, au bout de longues semaines sans intérêt, il y avait enfin la perspective de quelque chose de vaguement intéressant.
Sauf que, la réalité, c'était qu'Ismael était maintenant ronchon, qu'il n'avait rien pour Appril et qu'ils se retrouvaient comme deux crétins dans une cuisine vide qui puait la cigarette.

Il y a encore quelques minutes, il aurait bien fais la suggestion d'inventer une petite rumeur, rien de bien méchant, ou alors il aurait proposé de changer de victime et de s'attaquer à ce mec glauque.. ce.. Alexander là. Lui il avait quelques chose de louche... en plus, il trainait avec sa soeur ce qui le rendait encore plus louche... mais il y a encore quelques minutes, Ismael était de bonne humeur.

A présent, son expression avait beau être inchangé, le jeune homme n'avait qu'une seule envie, celle de claquer la porte au nez de la Gossip après lui avoir fait une scène de ménage digne d'une fille de sitcom en pleurant sur le nombre d'heure qu'il avait passé à choisir sa chemise. C'était qu'il était sensible tout de même!

Mais il s'était levé, il s'était préparé... il resterait pour garder son image intacte, pour ne pas montrer la fragilité certaine qui hanté la moindre de ses réactions. Il resterait fier, insensible et en profiterai pour se défouler un peu sur ce charmant minois.

"Je prefere ne pas gouter, je n'aime pas manger n'importe quoi... et c'est une chaire un peu trop coriace à mon gout"

Le sourire délicat aux lèvres, il vint franchir l'espace qui le séparait de la demoiselle, et passa une main dans les cheveux violet tendrement. Elle voulait jouer, mais cela faisait bien longtemps qu'Ismael ne jouait plus avec les méchantes fifilles qui ne disait pas "Bonjour" ou "Ta blague était sacrément drôle mon coquinou" ou bien encore "Ta beauté est sans limites, fais moi un enfant". Aucune manières

Et puis, voir que tu fais si peu d'effort alors que tu me demande de l'aide.. ça me chagrine un peu je te l'avoue. En plus, tu sais bien que dans un repas en amoureux on ne parle pas du travail, ni de la famille, ce sont des sujets qui fâches. Tu va devoir etre un peu plus gentille si tu veux savoir ce que je sais... quoi que devine serait plus exacte. Parce que visiblement, la seule personne ici qui sait ouvrir les yeux, c'est moi. Tu commence à rouiller j'ai l'impression ma chère...

Un dernier sourire, et le jeune s'éloigna pour aller ouvrir le frigo et tenter de se trouver quelque chose qui lui redonnerait le moral. Les tendances boulimiques et Ismael... une longue histoire d'amour.
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