Logan Xeres Czeslaw.


Quand la faucheuse réclame son dû...
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 Logan Xeres Czeslaw.

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Leader of the Black Parade
Leader of the Black Parade


Masculin | M e s s a g e s: 60
| H e r e . s i n c e: 06/08/2010

Fiche de renseignement
|Groupe: Voyageur
|Âge : 18 ans.
|Apparence dans le monde des Rêves: Narcisse.

MessageSujet: Logan Xeres Czeslaw.   Ven 6 Aoû - 17:47

Who are you ?
Here, even darkness can't hide you...

I d e n t i t é ;
.




Feat Matt (Death Note). Dead Master (Black Rock Shooter).



    Me, myself and I.
    .

    Nom : Czeslaw.
    Prénom : Logan, Xeres.
    Date de Naissance: 04 / 11 / 1992
    Nationalité: Française. Tchèque.
    Date d'arrivée à l'Orphelinat : 10 / 12 / 2008
    Qualités: Généreux. Digne de confiance. Acceptation.
    Défauts : Impulsif. Chiant. Lunatique. ‘Ta gueule’. Arrogant.


C a r a c t è r e ;
.


What do you think ?
.


LE MECHANT DE CETTE HISTOIRE, C’EST MOI.

« _ Ta gueule, c’est le moins que je puisse dire. »

Le sait-il lui-même, ce qu’il est, Logan ? Non. Il n’en a aucune idée. Parce qu’il ne sait pas grand-chose, au fond, Logan.
Il sait qu’il n’est pas quelqu’un de gentil, Logan. Parce qu’en vérité, il est plutôt chiant. Il est chiant lorsqu’il se prend pour Dieu et qu’il arbore son air supérieur d’homme suffisant. Il est chiant parce qu’il a ces mimiques hautaines, parce qu’il y a dans sa voix cette pointe de dédain qui le rend si détestable. Parce qu’il se fout du monde et qu’il envoie tous le monde se faire foutre. Parce qu’il aime tellement se moquer des autres. Parce qu’il a toujours cette réplique cinglante aux lèvres et qu’il semble être fait tout entier de provocation. Parce qu’il est un des rares hommes dont le rire est plus injuriant encore que les paroles. Parce qu’il répond ‘Ta gueule’ sans même prendre la peine d’écouter. Parce qu’il a cet air détaché de l’Auteur qui admire la vie comme une pièce qu’il aurait lui-même composé. Parce qu’il se croit si intouchable du haut de sa tour délabré. Parce qu’il est un dieu.

« _ Je ne suis pas un dieu. Je suis Dieu. »


Il sait qu’il n’est pas non plus quelqu’un de méchant, Logan. Maladroit, d’une nature vite irritable, il amuse par son mauvais tempérament, il attire par cet aura étrange d’indépendance mélancolique mêlé à une certaine froideur qui semble l’empêche de trop s’attacher aux autres. Plus impulsif que franc, il réagit par instinct sans trop se soucier de réfléchir, s’énervant plus qu’il ne le voudrait, disant des choses qui lui échappent et qu’il aurait préféré taire. Pourtant, au fond, c’est quelqu’un qui possède une certaine gentillesse spontanée. Parfois sympathique, presque chaleureux, il est de ceux sur lesquels on peut compter, toujours ravi de proposer son aider, de dépanner. Généreux sans jamais rien posséder, il fait preuve d’un certain altruisme qui le rend très protecteur et digne de confiance. Plutôt bras droit que dirigeant, il possède cette âme de chevalier, capable de donner sa vie pour son roi. Possédant une faculté d’acceptation assez développé, il est le genre de personne à comprendre que les petits poids sont bleus, que le père de Bambi n’est pas vraiment mort et que tout cela dépend bien évidemment de la température qu’il fait aux Philippines. Recherchant toujours par tous les moyens de chasser l’ennui de sa vie monotone, il passe la plupart de son temps à parier, à se lancer lui-même des défis, simplement pour faire asseoir son statut de Dieu. Car peu de choses encore le surprennent ou ne l’effraie et pas même la mort. Cela même il y a survécu.

« _ Je n’ai pas de complexe de Dieu. C’est vous qui n’êtes que des hommes. »


Logan est ambigu. Il n’est pas réellement de ces personnes dont on ne peut ériger un mode d’emploi claire et précis. Incompréhensible, lunatique, il peut se montrer comme étant distant, puis chaleureux, pour finir moqueur, presque vulgaire. Par essence, quelqu’un d’hyperactif, de nerveux, il lui arrive parfois de traverser des périodes de calme, où assis, il regarde le ciel de son air rêveur pour se relever ensuite brusquement et se mettre à emmerder le monde. Changeant d’humeur en quelques fractions de secondes, pour cause d’un mot, d’un mouvement, il comme une bombe à retardement. Parfois violent, parfois capitulant, il peut se montrer provocateur pour finir par hausser négligemment les épaules comme si cela n’avait plus d’importance. Logan se croit fort, il se croit au-dessus des autres, au-dessus des lois, mais il est si faible, Logan. C’est elle sa faiblesse : la benzodiazépine. C’est elle, son remède, sa drogue. Il ne se nourrit que ces pilules blanches à l’effet anxiolytique. Il n’est lui-même que grâce à elles. Ou plutôt, il croit être lui-même. Sans elles, c’est la vie qui soudain, reprend son droit sur lui, l’enferme dans son cortège de désespérance, lui fait boire l’infamie de la réalité, l’empoisonne de la solitude. Alors il préfère s’illusionner. Se tranquilliser. Se doper. Et tout disparaîtra demain, parce qu’il aura oublié celui qu’il était, parce qu’il n’aura pas besoin d’être celui qu’il est.
Logan a pitié des autres. Parce qu’ils ne comprennent jamais rien. Les autres. Tous enfermé dans leur propre monde qui ne gravite que pour eux.
Mais toi, Logan ? Où es-tu ? Enfermé dans ton monde dont tu es le Dieu, tu peux en créer des créatures, tu peux t’attacher à elles, faire de la lumière des ténèbres, transformer le Paradis en Enfer, mais jamais, jamais tu ne trouveras quelqu’un à ta hauteur, quelqu’un qui vaux la peine que tu t’y attardes, qui vaux mieux que les autres, ces enfoirés d’autres. Tu vaux tellement mieux que les autres, Logan. Ou tu es si bas, tellement plus bas, qu’aucun d’entre eux ne pourra jamais te sortir de tes ténèbres, te sauver, t’éclairer, te montrer cette putain de voie que tu n’aperçois pas dans ce noir. Mais qu’est-ce que tu racontes, Logan ? Il n’y a plus de voie. Il n’y a en a jamais eut. Tu es si seul, Logan. Tu es mort, Logan. Il n’y a que le noir. Alors c’est plus simple de s’illusionner, de se proclamer Dieu quand on n’est même pas capable de se comprendre soi-même. C’est moins triste. Logan, t’es quand même un bel enfoiré.
Tu es fait de complexes, Logan, de questions sans réponses que tu voudrais adresser à Dieu. Mais tu ne crois pas en Dieu. Tu ne crois plus en Dieu. Pourtant, au fond de toi, tu voudrais bien… y croire. Juste une seconde. Juste une fraction de seconde. Te sentir rassurer, te blottir dans cette certitude. Je ne suis pas seul. Oublier le reste, serrer cette croix que tu portes encore autour du cou dans tes mains tremblantes et prier. Mais tu ne le fais, Logan. Parce qu’au fond de toi, tu le sais. Que ce salaud, il n’existe pas.
Alors aujourd’hui, Logan, avec qui te bats-tu ? Et contre quoi ? Il n’y a plus personne à tes côtés pour te relever lorsque tu tombes, pour te montrer la lumière lorsque tu trompes de chemin, pour prier pour toi lorsque tu ne crois plus en rien. Même plus en toi. Il n’y a plus personne. Tu es irrémédiablement seul.

Spoiler:
 

X.E.R.E.S. & R.E.M.E.M.B.R.A.N.C.E.

    RAVEN HEARTS « _ L’horreur est humaine. »

Ses meilleurs ennemis, ses victimes préférées. Des vaniteux, des prétentieux qui se prennent pour ce qu’ils ne sont pas, qui se veulent supérieurs aux autres alors qu’ils ne peuvent subsister sans eux, sans pouvoir les rabaisser. Logan les méprise, s’en moque, aime les taquiner, les emmerder, les faire chier. Après tout c’est ça le jeu.

    THE BLACK PARADE « _ Je serai du côté du Dieu qui voudra bien exister pour moi. Je suis Noire. »

Sa famille. Il essaye de tous les apprécier, de tous les intégrer, de tous les aider. Parce qu’il le sait, Logan, un jour ils sortiront de cet Enfer. Mais ensemble. Parce que quand ils sont ensemble, ils sont intouchables et c’est chacun d’entre eux qui créent leur invincibilité. Logan les adore, les protège, a confiance en chacun et en tous. Parce qu’il se sent chez lui ici. Parce que sa place est ici.

    SCIENCES OCCULTES « _ Je croyais t’avoir dit de te la fermer. »

Il les tient en horreur, il les évite et préfère ne pas avoir à faire avec eux. Ils s’intéressent un peu trop à tout ce qui est excentrique, paranormal et sans explication. Mais en vérité la seule chose qui est véritablement étrange ici, c’est leur présence.

    JOURNALISTES « _ Même Dieu a son Satan. »

Rumors. Comment avait-elle fait pour découvrir qu’il avait été scolarisé dans un établissement réservé aux adolescents « difficiles » ? Il l’ignorait. Cette rumeur, propagée par la délicieuse Mademoiselle Honing, avait été pour lui une source intarissable de problèmes. Assailli de questions, en particulier sur l’authenticité d’une telle information, il avait eut le plus grand mal à calmer l’effluve de curiosité qui avait résulté d’une telle histoire. Depuis cet incident, Logan fuit Rumors comme la peste. Créature qui le laisse perplexe et qui lui fait horreur, elle démantèle les autres, se joue d’eux mais ne peut pas pour autant s’en passer. Pitoyable. Quand Rumors frappe à un endroit, il est sûr que Logan ne s’y trouve pas.



P h y s i q u e ;
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What do you see in the miror ?
.

ET DIEU CREA L’HOMME.

« _ Xeres, pourquoi es-tu ici ?
_ Parce que je suis roux. »

Ce n’est pas bien grand ces choses-là. Peut-être bien un peu plus d’un mètre soixante-quinze. Peut-être un peu moins. Une carrure sans maigreur ni surpoids et aux membres fins. Une silhouette osseuse. Des muscles apparents sans être proéminents. La justesse physique.
Logan n’est pas beau. Il possède ce charme étrange qui le rend à la fois intriguant et tout à fait banal. La beauté réduite à sa seule simplicité, à son seul charme touchant et indéterminable, subtile et éphémère, baigné d’un commun agréable. Jamais de distinction, seulement de l’élégance. Simplement attirant par cette impression de maladroite naïveté, de mélancolie heureuse, de calme chaleureux.
Ce qui fait tout le charme mystérieux de son physique réside surtout au sein de son visage, mêlant un charisme à la fois doux et rebutant. Il arbore souvent sur celui-ci cette expression de mélancolie moqueuse et irritante qui lui donne cet air de se foutre de la gueule du monde. Souriant, il l’est. Sa bouche sans lèvres, s’étirant comme une entaille faite au couteau, sourire au coin, moqueur et arrogant qui le rend assurément antipathique, presque chiant. Presque… Toute cette attitude de dédain est renforcée par ces deux grands yeux ambre, tirant vers le charbon, emprunt d’une malice pétillante et animant son regard d’une étincelle dérangeante, comme emprunt d’une sincérité toute franche de tristesse inexprimable et inexprimé. Lorsque ses pupilles se posent sur son entourage, il donne cette impression de concentration intrigante qui transperce les âmes, avec un soupçon laconique de déception comme si ce qu’il y voyait lui était fade et sans intérêt.
La particularité de l’homme est surtout qu’il possède de nombreuses petites manies qui finissent par largement énerver son entourage. Il tient toujours à la main une cigarette qu’il n’allume que rarement, juste lorsqu’il a besoin de tuer le temps. Il lui arrive aussi de trembler de la jambe, en proie alors à une anxiété nerveuse, presque maladive. Il jette alors des coups d’œil furtifs comme s’il attendait quelque chose. Non. Dans l’espoir que quelque chose arrive. Et alors, lorsque finalement il se résigne, que la déception le reprend, il tombe dans un moment de calme presque lymphatique où il reste à triturer, le regard vide, ses cheveux roux, ses magnifiques mèches aux reflets rubis tombant sur son front, coulant le long de son coup.
Logan n’est jamais totalement calme. Il a toujours besoin de s’agiter, sans pouvoir rester en place. Se levant, parcourant les couloirs sans pouvoir s’arrêter pour finir par se rasseoir et tout cela encore et éternellement.
Lorsqu’il s’habille, c’était toujours très simple. Il a appris a aimer ce qui était classique et habillé, sans jamais être sophistiqué. Un simple pull rayé légèrement trop grand, un pantalon noir et ses éternelles lunettes remonté au dessus de son front parce qu’il porte des lentilles et que ses verres d’aviateur c’est seulement pour faire « genre ». Après tout, c’est Dieu, il fait ce qu’il veut.


H i s t o i r e ;
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Do you remember ?
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LA BIBLE SELON XERES.

Et Xeres créa son monde en 18 ans.



« _ J’ai rencontré un dieu.
Il ne valait pas mieux que les hommes. »


L.A. G.E.N.E.S.E.

    LOGAN. 8 ans. Paris.


Maman me tira par la main, m’entrainant dans le bas-côté de l’église. Autour de nous, les fidèles se pressaient pour sortir de l’église, dans un vacarme tout fait de respect. D’autres étaient restés sur les bancs de la nef centrale, leurs regards levés vers le chœur dans une attitude anxieuse de prière. Fin de la messe.
Maman me poussa légèrement et avec sa délicatesse toute maternelle vers le mur pour ne pas empêcher les gens de passer pendant que nous attendions Erwan et Papa.
« Viens, Logan. » me dit-elle et me faisant signe de la suivre.
Plutôt que de rejoindre la sortie, elle m’amena vers un des bras du transept. Là se tenait quelques tables sur lesquelles étaient posées une multitude de bougies allumées, brulant comme une centaine de petites étoiles au milieu de la pénombre dans laquelle l’église était plongée. Intrigué, je m’approchais, admirant les flammes qui se mouvaient au gré de ma respiration, ondoyant comme pour se débattre et rester allumé.
« Tu voudrais en allumer une ? »
J’hochais vigoureusement la tête et ma mère me tendit une bougie que j’allumais. La tenant fermement entre mes petites mains, je regardais la vigueur avec laquelle le feu consumait petit à petit la cire qui coulait alors le long de mes doigts, brulant ma peau.
« Tu vois Logan, les hommes allument des bougies lorsqu’ils ont un vœu à faire entendre à Dieu. La flamme représente la lumière qui éclaire ta voix, le but vers lequel tu dois tendre et si tu crois fort en toi et en Dieu alors ton vœu sera exaucé… Oh j’aperçois ton père et ton frère. Attends-moi ici, je reviens. »
Elle m’ébouriffa gentiment les cheveux avant d’aller retrouver son mari et son fils aîné. Seul, tenant ainsi fermement mon bâton de cire, je regardais les magnifiques bougies qui créaient ensemble ce feu magnifique, formant un éblouissant cortège dont la lumière éblouissait la petite allée. Au milieu de toutes ces bougies, la mienne semblait si ridicule, si minuscule, ne signifiait rien. S’il existait réellement un Dieu, quand avait-il donc à faire de mon souhait si vulgaire, si singulier au milieu de tous ces autres souhaits resplendissant de leur force pluriel ?
Je fis un mouvement de la main comme pour chasser quelque chose d’invisible dans l’air et d’un petit souffle tout enfantin, j’éteignis ma bougie.

« Je serai le Dieu de ma propre religion. » murmurais-je.
Rires.

Surpris, je me retournais brusquement, légèrement indigné par ce rire. C’était un jeune homme de taille correcte aux cheveux châtains bouclés, vêtu d’un costume noir. Il avait cette expression de mélancolie souriante sur son visage et une posture désinvolte avec ses mains dans ses poches. A son allure, je sus tout de suite qu’il était religieux.
« Qui êtes-vous ? »
Ludovic.

    LOGAN. 9 ans. Paris.


Il pleuvait ce jour-là, je me souviens.
« Ludovic, où vont ceux qui sont morts ? »
Ludovic mit ses mains sur mes yeux.
« Au paradis. »
Sur mes épaules, je sentais la fine pluie s’abattre. C’était le silence. Juste les gouttes d’eau tombant sur le sol, humidifiant mes vêtements, s’insinuant à travers ma peau, coulant le long de mes bras, gelant mes doigts. Le froid faisait trembler tout mon corps. Si froid que je ne pouvais plus bouger. Que je ne pouvais plus respirer. J’avais si mal.
Dehors les nuages avaient recouvert le ciel comme un rideau englobant toute la rue d’une épaisse lumière grisâtre. Tout était noir. Tout était blanc. Tout était fade.
Erwan est parti au paradis.

Il avait toujours été gravement malade. Santé fragile dont il avait hérité de ma mère, j’avais toujours connu mes parents ne s’occupant que de mon frère, d’un an mon aîné. La moindre maladie, si anodine puisse-t-elle être, aurait pu être pour lui un présage de mort. Alors nous nous étions tous préparé. A ce que le miracle de sa survie ne dure pas éternellement. Mais pourquoi, au fond de moi, ai-je si mal ?
Parce qu’il était mon frère. Parce que je l’aimais. Parce qu’il était Erwan. Parce qu’il était Erwan.

    LOGAN. 15 ans. Paris.


« Xeres, pourquoi es-tu ici ? »
C’est un parc immense, paysage de jade qui s’offrait ainsi sous mes yeux. Dans le ciel bleu, il n’y avait pas un seul nuage, simplement au centre, l’astre solaire qui avait étendu ses bras de lumières sur le monde. Il y avait un unique chêne, arbre s’élevant de toute la magnificence de son âge, pourvoyant le seul soupçon d’ombre sous lequel Gabrielle et moi nous étions abrités.
Gabrielle.
Elle était magnifique, Gabrielle, avec ses cheveux bruns bouclés qui s’envolaient avec les mouvements du vent. Elle avait de grands yeux verts qui valaient la magnificence des émeraudes. Et ce sourire tendre lorsqu’elle posait sa tête sur mon épaule, parce que j’étais comme son grand-frère et qu’elle l’adorait son grand-frère.
Silence.
« Parce que je suis roux.
- Sincèrement, Xer’. On a tous fait des choses plus ou moins honnêtes qui font que…
- Ta gueule.
- Mais Xer’…
- Ne me pose plus jamais cette question. »



A.P.O.C.A.L.Y.P.S.E.


    LOGAN. 16 ans. Ecosse.


« Bienvenue Petit Chaperon Rouge. »
Et il ouvrit les yeux.

Au commencement, il n’y eut que la pénombre. C’était l’immensité du noir qui s’offrait à lui accompagné de son cortège de ténèbres qui se pavanait, dansant la désespérance et le néant, formant, de leurs mouvements imperceptibles et fluides, la peur, enveloppant le monde de son drapée d’incertitude.
Puis se fut le froid. La froideur qui envahit tout son corps, s’insinuant à travers ses vêtements, mordant sa peau pour ronger ses membres.
Et enfin la douleur. La dureté de se sur quoi il reposait. La sensation de rigidité empêchant toute mouvance à son corps. La souffrance s’exprimant dans chacune des parcelles de son pauvre corps.

Dieu est mort.

« Que veux-tu Petit Chaperon Rouge ? »
Et cette voix. Tout au fond de son esprit, dans la partie intouchable de son être et pourtant si clair, si intense.
« Je veux vivre. »
Silence.
« Bats-toi. Affronte. »
Et tout devenu réel.

Il était allongé là, sur le sol dur et froid de leur appartement de Paris.
Le rêve. Encore. N’était-il donc pas mort ?

C’était Paris. Comme il s’en souvenait. Leur appartement de Paris et il se trouvait dans l’entrée. Ainsi étendu sur le parquet glacial tout lui sembla soudainement si palpable. Ce n’était plus un rêve. Ce n’était plus le Petit Chaperon Rouge. C’était lui se débattant pour vivre. Pour survivre.
Il se releva péniblement s’aidant du canapé pour se redresser. Il avait mal. Affreusement mal. Ses jambes tremblaient. Il avait le souffle haletant et chaque respiration était comme un poignard s’enfonçant au fond de son cœur.
Début du manège.

« Maman a fait un rechute, Logan. La mort d’Erwan l’avait beaucoup affectée. Elle va rester à l’hôpital de Paris. »
Le Petit Chaperon Rouge sursauta.
Cette voix… Sa voix. Celle de son père. Et ces paroles… il s’en souvenait encore. Lorsque son père venait de décider de déménager. Et d’abandonner Maman.
Le Petit Chaperon Rouge inspire profondément avant de faire quelque pas en avant et de se retrouver dans le petit salon.
Il est là. C’était lui. Logan lorsqu’il venait d’avoir douze ans, assis sur le canapé, son père se tenant en face de lui. C’était ses souvenirs.
« On va déménager à Prague, Logan.
- Et Maman ? »

Et le Petit Chaperon Rouge trembla.
Il ne voyait plus que le visage de son père. De cet homme. De cette chose qui était son paternel. Il ne pensait plus jamais le revoir. Plus jamais. Cet homme qu’il détestait tant. Et pourtant il se tenait là, comme auparavant. Mais ce n’était qu’un souvenir. Un simple souvenir. Alors pourquoi est-ce que tu trembles, Petit Chaperon Rouge ?
Il n’arrive plus à réfléchir. Il n’y a plus rien dans son esprit. Dieu, il a envie de mourir.
Parce qu’il ne comprenait pas, son père, que tout ce qu’elle avait toujours voulu, c’était simplement qu’il soit à ses côtés. Elle le savait, Maman, que mon père voulait juste qu’elle ait de meilleurs soins, qu’elle puisse aller dans un meilleur hôpital. Et elle le savait, qu’il voulait l’abandonner à Paris, partir à Prague pour mieux gagner sa vie… Mais il n’avait jamais rien compris. Juste que tu restes à ses côtés. Il n’avait jamais compris. Parce qu’il l’aimait comme un fou, Maman, et qu’il n’aurait pas même laissé la mort l’emporter. Ca devait être pour cela qu’il l’avait convaincu de passer un pacte avec la mort. Parce qu’Erwan était aussi gravement malade que Maman, qu’il ne vivrait pas très longtemps. Alors si un jour… Si un jour Maman devait être sur le point de le quitter… Alors il n’aurait qu’à le sacrifier, lui. Tout, plutôt qu’elle.
Et soudainement l’image vacilla. C’était une succession de lieux, de personnes, de paroles, d’images. C’était sa vie qui défilait, qui s’offrait à ses yeux. Une nouvelle fois. C’était des changements de décors, trop rapides pour les identifiées certainement, c’était des voix, des sons imperceptibles, des couleurs, des formes et tout cela dans un flou continuel du temps qui passe, qui s’accélère et qui efface. Ludovic lui donnant sa croix, sa mère à l’hôpital, son père… Son père.
Et l’image se fige.

« LOGAN ! »
Le Petit Chaperon Rouge sursauta.
C’était l’appartement de Paris, une nouvelle fois.
Et il y avait une odeur de brulé.
Peur
« Non. Impossible. »
Le Petit Chaperon Rouge se précipite à la fenêtre. Il y a de la fumée. Une odeur de tulipe brûlée.
« Bats-toi pour vivre, Logan. Affronte. »
C’est la voix qui résonne encore au fond de lui-même. Mais en cet instant précis il n’écoute plus rien. Il est seulement terrorisé par ce qui se déroule dehors, le Petit Chaperon Rouge. Logan est là. Il y a son père. Il y a la foule des invités. Et ils ont tous rivés leurs yeux sur toi.
Le Petit Chaperon Rouge ne bougea plus. Il n’y avait plus de mouvement. Plus le moindre bruit. Plus de respiration. Dieu, il a envie de mourir.
« Non. Non ! NON ! »
Couine Petit Chaperon Rouge. Mais cette image ne disparaitra pas. Tu peux trembler autant que tu veux. Hurle Petit Chaperon Rouge. Vocifère si tu le peux. Tu peux pleurer Petit Chaperon Rouge. Tu peux plaquer tes mains sur ton visage. Tu peux te crever les yeux si tu veux. Tu peux te faire mal, t’enfoncer les ongles dans la peau, te mordre les lèvres jusqu’au sang, t’arracher les cheveux, déchirer tes vêtements. Mais ils seront toujours là. Près toi. A te murmurer leurs insanités. A te bruler l’âme petit à petit pour devenir brasier. Ces souvenirs.
« Enfoiré, qu’est-ce que t’as fait ? »
Et les invités qui se pressent autour de toi.
« NE REGARDEZ PAS ! »
C’était leurs regards. C’était leurs regards posés sur moi. Il avait eu si peur à cet instant et c’était leurs regards qui l’avaient terrorisé. Le sondant, le pourfendant. Arrêtez. C’était cette impuissance à pouvoir leur échapper. Arrêtez, par pitié. Ils admiraient et jugeaient, le violant de leurs yeux avides, dans cet instant de débauche passive. Ne me regardez pas. NE ME REGARDEZ PAS.
Et il hurle, ce père. Devant tous les convives, il…
Il ne peut plus fermer les yeux, le Petit Chaperon Rouge. Il peut encore les ressentir les coups. Il peut encore ressentir leurs regards coulant sur sa chair. Il revoit l’humiliation. Il la revit. Début de la tragédie.
Et l’image vacille.

Il ne voit plus rien à présent. Tout s’est embué dans son esprit. Devant ses yeux c’est le manège qui reprend, c’est le défilé de sa vie. Il ne tremble plus. Il n’a plus peur. Il n’est plus rien. Dieu, fait moi mourir.
Et l’image se fige.
« Qui peut répondre à cette question ? »
Non ! Tue-moi. Pitié ! TUE-MOI : Tout, TOUT sauf ça. Ca. Fermer les yeux. Plus fort encore, jusqu’à faire éclater tes paupières. Et tes mains sur tes oreilles pour ne pas entendre, pour ne pas t’entendre. C’est le noir. Tout est noir. Pour l’éternité s’il le faut mais plus jamais se voir. Se voir refaire ses propres erreurs, revivre ses humiliations.
« Affronte Logan ou tu auras perdu. »
J’ai déjà perdu. Déjà. Il n’en peut plus de ce rêve. IL N’EN PEUT PLUS. Il étouffe. Il ne veut plus affronter, le Petit Chaperon Rouge, il n’en a plus la force.
« Ce serait en effet une tragédie pour un Dieu. »
TA GUEULE. FERME LA LOGAN. Putain tais-toi. Pourquoi ? POURQUOI T’AS DIT CA ? Ne regarde pas Petit Chaperon Rouge. Ca fait mal. Ca fait trop mal.
Il a un bruit déglutition. Un bruit de chute. Un hurlement rauque. T’entends encore. Tu la revois cette scène. Pas besoin de tes yeux. Tout ça c’est dans ta tête. T’as encore ce gout acide dans la bouche. Dieu, si tu pouvais mourir… T’avais perdu tous tes moyens Logan. A cet instant précis, t’étais plus rien. Plus rien. Mais ça. Ce qu’ils ont fait ce jour-là. C’était plus terrible que n’importe quoi. Tu les entends encore ? Leurs rires. Ils résonnent en toi parce que tu es vide. Ces rires.
Puisque c’était eux qui te détruisaient. Puisque c’était leurs jugements, toujours, te broyant de l’intérieur. Leurs yeux pourfendant ton être, t’analysant, relevant tes défaillances pour te faire ployer. Ca me donne envie de vomir. Acteur éperdu de ce théâtre qu’est la vie, se donnant en spectacle devant la foule en délire de ses propre bourreaux. Se donner en pâture à ces immondes créatures si choyées, si caressés, pour ne pas se faire dévorer. Ca me donne envie de vomir. Avoir l’air heureux, sourire sur la guillotine, se faire applaudir par les bêtes féroces. Se tenir devant les autres. Se battre contre eux, pour signifier enfin quelque chose. Et tout ça entrainé éternellement cycliquement dans un temps qui rejoue sans cesse la même symphonie sanglante, déchirant les tympans, déchirant l’âme, déchirant la vie même, comblant l’essence, annihilant la transcendance pour que ne reste plus que les débris d’une facette d’un être écartelé. J’ai si peur. Ca me donne envie de vomir.


L e . m o n d e . d e s . r ê v e s ;
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You have no choice...
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Accès au monde des rêves du côté; Ragnarok ~ Erèbe.

Pseudonyme choisi dans le rêve; Narcisse.

Apparence dans le monde;Dead Master de Black Rock Shooter.
Narcisse. Toute entière faite de noir et blanc Narcisse. Nymphe dans son monde désaturé, ange dans son univers décoloré. Elle est magnifique Narcisse, avec sa silhouette élancée, avec ses longs cheveux ondulés, avec sa robe dentelée. Elle ne sourit pas Narcisse, sur son visage fin sculpté dans l’ivoire ; elle a juste cette pointe de détermination qui courbe ses lèvres, cette nuance de tristesse lorsqu’elle penche indolemment la tête sur le côté. Elle est belle Narcisse, d’une beauté arrogante lorsqu’elle remonte fièrement le menton, d’une beauté compliquée faite de courbes gracieuses mais dégageant une froideur implacable. Noir et blanc. Narcisse n’est que noir et blanc. Elle est dangereuse, Narcisse. Meurtrière sans regrets, personnification même du mal. Elle a pour unique arme sa faux, entièrement faite pour elle, une partie même de son être qu’elle seule peut manier, avec elle seule qu’elle peut tuer. Briser la faux, c’est la briser elle.
Narcisse est parfaite, Narcisse qui ne vit que de noir et blanc. Si intouchable qu’elle est, faite de magnificence démoniaque. Elle est un vice, Narcisse, avec ses cornes perçant ses cheveux, avec ses petites ailes de chair sombre. Elle est comme ces créatures maléfiques, sortie des Enfers pourtant si idylliques, si majestueuse au dessus de tout homme. Et elle a, au plus profond de son être, au centre de son empire monochromatique, ces deux grands yeux émeraude, ces deux pupilles éclatantes de pureté dans lesquels l’horreur des rêves devient un paradis de jade.
Narcisse n’est que noir et blanc, taché de vert.




W h e n . d a r k n e s s . t u r n s . to . l i g h t ;
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Stop dreaming !
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Comment avez-vous connu le forum ? ; Partenaires.
Avez-vous des suggestions à faire ?; Here I am, rock you like a hurricane. Et, et, ET, l'histoire est volontairement flou à certains endroiiits (non, non c'est pas parce que j'avais la flem' d'écrire, niaha). Merci d'avoir bien pris le temps de lire ma Oh! combien passionnante présentation. J'espère que tout est en ordre. <3 EDIT : la dernière partie de l'histoire de Lolo (quand il a 16 ans) est une des épreuves qu'il a du surmonter lorsqu'il est mort. Voila, je sais que cela peut porter à confusion alors je préfère expliciter. Il aurait été tout à fait illogique que le personnage parle des souvenirs qu'il essaye justement d'oublier alors j'ai préféré faire en mode FLASHBACK (yeah, je sais, ça pète de classe). Merci. :D
Combien de temps pourrez vous accorder au forum ? ; Je ne peux moi-même pas répondre à cette question.
C o d e ; {Mafioso power 8D /sbaf/}



Dernière édition par Logan X. Czeslaw le Sam 7 Aoû - 12:12, édité 3 fois
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Logan Xeres Czeslaw.

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