Cassandre Hopkins ~Le Destin est seulement la forme accélérée du Temps~


Quand la faucheuse réclame son dû...
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 Cassandre Hopkins ~Le Destin est seulement la forme accélérée du Temps~

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Petit Newbie
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Féminin | M e s s a g e s : 1
| H e r e . s i n c e : 23/10/2010

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|Âge :
|Apparence dans le monde des Rêves:

MessageSujet: Cassandre Hopkins ~Le Destin est seulement la forme accélérée du Temps~   Dim 24 Oct - 1:07

Who are you ?
Here, even darkness can't hide you...


Spoiler:
 
I d e n t i t é ;
.



Naoto Fuyumine




    Me, myself and I.
    .

    Nom : Hopkins
    Prénom : Initialement Sile mais elle s'est rebaptisée Cassandre
    Date de Naissance: 17 / 11 / 1993
    Nationalité: Irlandaise
    Date d'arrivée à l'Orphelinat : _ _ / _ _ / _ _ _ _
    Qualités: Débrouillarde, Réfléchie, Attentive, Courageuse, Empathique, Captivante.
    Défauts : Indépendante, Fière, Solitaire, Mythomane, Droguée, Rude, Maladroite.

C a r a c t è r e ;
.


What do you think ?
.


A quoi je pense…C’est une question plutôt étrange, vous ne trouvez pas ? On pense sans y faire vraiment attention. On pense…oui c’est ça ! Inconsciemment. Alors de là à déterminer l’objet de nos pensées….Sans compter qu’il fluctue selon les moments, les personnes, les lieux et notre propre état émotif….C’est d’un compliqué ! Ma philosophie…? Je suppose qu’il faut savoir saisir les opportunités quand elles se présentent, surtout éviter de s’enfermer dans ses principes car rien n’est véritablement pérenne : les êtres vivants naissent et mœurs, les plus durs rocs s’érodent, les astres vieillissent et s’éteignent. Mais même ces vérités ne restent pas absolues. Connaîtrons-nous un jour l’immortalité ? Qui sait…

Je pense être quelqu’un de tout à fait sain d’esprit. Vous me direz, des dizaines de fou le crient dans leur chambre d’interné. Mais je suppose que si j’étais folle, je serais leur voisine de chambre, ou alors c’est que je suis trop futée pour passer entre les mailles de leur grossier filet. Quoi qu’il en soit, on ne peut m’enlever ma lucidité à défaut de m’accorder la sainteté. Tout se paie un jour où l’autre non ? J’en suis consciente, en réalité je ne m’engage jamais à perte. Vous appelez ça être calculateur ? C’est si facile d’étiqueter les gens par un simple mot. C’est plus complexe que ça, voyez-vous, j’essaie tout bonnement de ne pas subir ce que je vis tous les jours, je prends un certain recul dans les faits que j’entreprends. Je ne calcule pas par avance, je ressens. Quand à manipuler autrui, ça ne me viendrait même pas à l’idée. Chacun suit son bonhomme de route et si la vie nous met sur le chemin des autres, il faut savoir profiter de leur compagnie sans en abuser. Qui faut-il être pour se livrer à ce genre de passe-temps ? Être totalement dépendant des autres ? Posséder un égo surdimensionné ? Pauvres âmes, elles sont d’un désintérêt total. Comment ça hautaine ? Vous m’insultez ! C’est juste que… j’exècre tous ces fantoches personnages qui troublent les règles d’une bonne relation. La comédie est au théâtre et non sur la scène quotidienne du monde ! Mais je m’emporte…ces individus ne le méritent certainement pas. La simplicité est désirable, ce pourquoi je la désire et l’arbore. Aussi, il n’y a pas grand-chose à vous dire quant à tout ce que je pense. Je prends la vie comme elle va. Je ne suis ni optimiste, ni dépressive mais absolument réaliste.

Oh bien sûre, j’ai plusieurs fâcheuses habitudes… Je mens à tout va. Quoi comment ça mentir trouble les principes d’une bonne relation ? Le mensonge n’est pas hypocrisie. L’hypocrisie se réalise au faire semblant des sentiments, le mensonge à la parole, c’est là deux choses différentes. Et puis mentir à propos de soi est tout à fait légitime. Nous n’avons aucune obligation à remplir par rapport aux autres, aucun devoir d’honnêteté. L’honnêteté va souvent de paire avec l’attachement que l’on éprouve pour l’autre, j’imagine que je ne me suis jamais assez attachée pour commencer à l’être, c’est aussi simple que ça.

Poursuivons sur mes mauvaises habitudes…ah oui, je bois, je fume et…hum, pas seulement du tabac si vous voyez ce que je veux dire. Mes seules dépendances ! Et qui ne dépendent que de moi ! Oui j’en suis fière, non je ne suis pas esclave de ces substances. C’est comme chaque chose : il ne faut pas en abuser. J’ai très vite compris mes limites, leurs avantages et leurs inconvénients, alors ne venez pas me faire votre leçon de morale !

Par ailleurs, je n’ai besoin de personne, pas même de vous, qui m’interrogez voilà bien quelques temps déjà. Me sentir redevable, obligée, voilà un sentiment qui me rebute. Non mais puis quoi encore ? Les libertés sont faites pour être vécues à leur maximum et me poser des contraintes, me donner des directives où même tenter quelconque domination sur ma personne sera action bien vaine, alors ne vous avisez pas !

Cessez de m’agresser, je peux vous dire que je rétorquerai sans les formes. Ce n’est pas mon genre de parsemer mes propos de fleurs pourpres et parme, de cajoler à droite à gauche pour obtenir ce que je désire. Les choses doivent êtres dites selon ce qu’elles sont, ce pourquoi on me reproche souvent d’être indélicate, rude, sans manière, impolie.

Ce qui me vaut amère solitude…Non je ne m’en plaindrais pas, car peu importe notre manière de faire, l’on se retrouve éperdument seul…Seul avec sa rancune, ses tourments et ses peines. Il y a des choses à ne pas partager où à ne faire profiter que sa solitude… Vous vous fichez de moi ? Mais non je ne pleure pas. Nan mais dites, vous me faites rire. Ça suffit oui ?! Je suis incohérente ? Vous me perturbez. Oui bon d’accord, la solitude on la recherche à demi et on la subit de l’autre moitié, mais comme je vous l’ai dit, je ne m’en plaindrais pas. Elle au moins ne m’apporte pas de problèmes, que des solutions aux miens.

Ah pour ça je suis fière ! Je ne m’en cacherai pas. De ce que j’ai vécu, je ne supporterais pas d’irrespect. Le respect de soi même est le point de départ de tout et si mon parcours est entaché de zones d’ombre, il est ce qu’il est et je n’en éprouve aucune honte, bien au contraire, toute proportion gardée. Tout bienfait ou méfait apporte quelque chose à l’âme.

Mes qualités… ? Je croyais en avoir déjà parlé ? Je ne reviendrais pas dessus. Vous savez, je suis fière mais pas vantarde pour un clou. Je n’ai pas la moindre envie de m’étendre sur mes points positifs, vous les apprendrez bien un jour ou l’autre. La seule chose que je peux vous dire c’est que l’on me trouve intéressante, captivante. J’attire sympathie ou profond dégoût mais jamais d’alternatives.

Mes goûts hein ? Décidément, vous voulez tout savoir. Et bien pour vous décevoir, sachez qu’il est très facile de me contenter. Je n’ai jamais vécu dans le plus grand luxe, je ne suis pas difficile : vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi je ne tombais jamais malade ? Par rusticité dans le mode de vie, pardi ! J’apprécie tout ce qui est à portée de la classe populaire, pour ce que j’ignore, je ne peux pas dire que cela me déplait, je suis simplement curieuse de découvrir. J’ai une grande préférence pour le Sport, quel qu’il soit, et de toute manière, la passivité me va mal. De même que débattre des heures sur un sujet théorique n’est pas ma tasse de thé, vous devinerez donc facilement pourquoi je n’ai pas fait beaucoup d’études.

Vous êtes satisfait ? Grand bien vous fasse, c’est on ne peut plus facile de ne raconter que ce qui nous arrange !




P h y s i q u e ;
.


What do you see in the miror ?
.

[ECRIRE ICI]


H i s t o i r e ;
.

Do you remember ?
.


Tic…Tac…Tic…Tac… Chronos, Dieu effrayant et avide d’âmes confondues, tu transformes toute vie en une course incessante contre le temps. Si seulement ton harcelant râle pouvait cesser le temps d’un instant… Que ne donnerait-on pour qu’il en soit ainsi ?

-Pourquoi êtes-vous ici ?
- Je veux connaître mon avenir.
- Êtes-vous certain de ce que vous désirez ?

Silence. Emoi. Frisson.

-Allez-y, je n’ai pas toute la soirée … !

Après un instant de concentration, les yeux clos et les mains tenant celles de l’homme venu demander ses services, elle sentit comme une présence inquiétante dans la pièce. Elle rouvrit les yeux et la vit : Droite, enveloppée dans son manteau rapiécée, sa main squelettique tenait un sablier dont les grains étaient majoritairement écoulés. Cassandre déglutit difficilement et tout en fixant la faucheuse, annonça :

-Vos mains sentent la mort. À vrai dire, votre personne entière exhale la non-vie. Vous allez connaître un grand malheur. Quelqu’un de votre famille ou même vous-même allez en être la victime.

Cassandre n'avait pas énoncé ces mots par hasard. Toute personne choisie par la faucheuse portait réellement une odeur particulière. Elle redirigea son regard vers le visage rondouillard de son client, la lèvre tremblante et le regard figé comme si elle avait vu un fantôme, ce qui en l'occurrence en avait été presque le cas et lâcha :

-C’est pour bientôt.

En général, entrevoir tout être relatif au monde des morts est de très mauvaise augure, vous l'aurez deviné. Pour Cassandre même si ce n'était la première fois qu'elle s'y retrouvait confrontée, ne pouvait s'empêcher d'éprouver une certaine empathie, une envie de secourir les prochaine victime.

L’Homme la dévisagea quelques instants, bouche bée, impressionné par ce qu’il venait d’entendre. Intimement, Cassandre espérait que son avertissement n’était pas passé au travers de l’oreille d’un sourd. Elle prenait très au sérieux tout ce qu’elle pressentait. Elle même ne s'affirmait pas médium, mais elle était consciente que la mort ne s'arrêtait pas au dernier souffle expiré. Elle avait appris d'elle-même et vu de ses propres yeux que la vérité du monde ne s'arrêtait pas à la vision matérielle et commune de la plupart des êtres vivants . Elle s’était remise à scruter les recoins de la roulotte pour surprendre dans l’ombre, ce démon qui guettait chaque être vivant depuis sa naissance mais celui-ci semblait être parti. Qu'est-ce que cela pouvait bien signifier ? Plongée dans ses pensées, la seule chose qui la fit sursauter fut la suivante : L’homme renifla un grand coup, ouvrit la bouche, découvrant une rangée de dents mal chaussées et éclata de rire, en un rire gras et déshumanisé. Il s’exclama :

-Petite idiote ! Ah là là, bon et plus sérieusement. Je t’ai payé 50 euros la séance, tu peux faire mieux que ça, non ? Au lieu de te moquer de moi, regarde donc mieux les lignes de ma main.

Cassandre baissa les yeux et mima de nouveau une intense réflexion. Elle ne regardait plus ces morceaux de chair ridés par l’âge, usés par le temps mais ravalait sa fierté. Elle releva subrepticement le regard pour analyser son client. Plutôt bien portant, outre cette odeur insupportable et indéfinissable, le blanc de ses yeux était jauni, sans doute du à l’excès d’alcool. D’ailleurs, l’on pouvait discerner dans la poche de son costume, les contours d’un flacon de scotch. Cet homme était alcoolique. Son attaché-case présentait un sigle assez connu d’une banque irlandaise. Il devait surement travailler comme agent. Mélangé à ces deux effluves, s’ajoutait une troisième : Fugitive, celle-ci était sucrée et volatile, celle d’une femme, très certainement son amante. Il avait du aller la voir avant de reprendre la route pour rentrer dans son foyer où une femme et peut-être deux enfants l’attendait. Triste personnage... Il offrait 50 euros de son salaire à la voyance, par amusement sûrement ou bien par superstition. Sans doute avait-il quelques remords vis-à-vis de sa famille. Sa voix rauque la rappela à l’ordre :

-Alors, gamine ? Qu’est-ce que tu vois ?
-Vous allez bientôt avoir une très grande arrivée d’argent. La ligne de chance et de réussite se croisent. Votre situation professionnelle va s’arranger. Côté amour, votre partenaire est plus que jamais contentée. Votre ligne d’amour est dégagée. Je ne vois que du positif. On peut dire que vous êtes un sacré veinard...
- ça tombe bien ! Je pensais faire un beau cadeau à ma femme et à mes deux filles. Ah, vous ne savez pas à quel point vous me simplifiez la vie. J’ai repéré une animalerie près de ma banque et…il y a ces deux petits chatons que…

Mais elle n’écoutait déjà plus. Cassandre fulminait intérieurement. Ils étaient tous pareils : aurais-je un mari, une femme ? Des enfants doux et honnêtes ? Un emploi stable et bien rémunéré ? Ils étaient tous plus ou moins à la recherche d’une réponse idéale face à l’avenir, une garantie de bonheur. Ce qui les importait n’était pas de savoir la vérité sur leur avenir. Non. Ce qu’ils cherchaient, c’était qu’on les rassure sur leur avenir, leur faire connaître ce qu’ils voulaient entendre. Et ceci, Cassandre l’avait très bien compris, et ce dès ses débuts dans le métier. Pourtant, de temps à autres, des êtres se manifestaient à elle, et elle ne pouvait alors nier les faits : c'était parler ou se taire et elle ne supportait pas la passivité. Pourtant, c’est comme si une muette s’amusait à crier dans l’oreille d’un sourd, dans tous les cas, elle seule savait de quoi elle parlait. Qui était-elle ? Avait-elle des parents, une famille ? Pourquoi travaillait-elle ici ? Autant de questions qui méritent plus amples explications. Mais pour comprendre, il faut retourner au commencement de chaque chose, la Naissance….

On reproche souvent à l’enfant que le seul effort qu’il ait dû réaliser dans sa vie fut justement de naitre. On ne réalise pourtant pas bien à quel point cette épreuve peut être difficile pour certains d'entre eux.
17 novembre 1993
-Dr. Abigail ? Il va falloir y retourner. Votre patiente s’épuise et à ce rythme là, l’enfant mourra aussi.
-C’est impossible de faire accoucher une femme dans un hôpital aussi crasseux, c’est une honte, vous savez ?!
-Ce n’est pas comme si nous avions le choix. Le gouvernement ne dispose pas des fonds néce…
-Je m’en contrefiche. Savez-vous combien d'enfants j'ai vu mourir aujourd'hui ?Cet hôpital sent la mort à plein nez. Cet endroit est une malédiction, le festin de cette odieuse faucheuse.
-Docteur….Laissez vos états d’âme et superstitions là où ils sont. Une femme et son enfant ont besoin de vous !
-Je donnerais n’importe quoi pour que cet enfant ne meure pas aujourd’hui...

La porte poussée, ce sont gémissements de douleurs, respiration haletante et draps ensanglantés qui font place à la hantise du chirurgien. Et pourtant si personne ne la voit, ELLE, est bien présente. A la tête du lit d’hôpital délabré, se tient la grande dame Noire. Son sourire émacié, figé, scrute la scène, inlassablement. Elle semble se délecter de ce duo d’âmes qui lui appartiendront d’ici un court moment. Saisissant dans un repli de son manteau noir rapiécé un sablier pendu à une chaîne, sa main squelettique tapote la partie supérieure de l’objet pour faire s’écouler plus rapidement les grains de sable du temps.

Tic…Tac…Tic…Tac…les secondes défilent, et bientôt les minutes. La jeune mère qui peine depuis déjà des heures, se fait de moins en moins réceptive aux encouragements de l’équipe chirurgicale. Elle ne gémit plus mais hurle littéralement sa souffrance, déversant larmes et gouttes de sang, abandonnant peu à peu ses dernières forces. Soudain, le Dr.Abigael s’exclame :

-Il suffit, procédons à une césarienne, une bonne fois pour toutes.
-Vous n’y pensez pas ?! Vous mettez la vie du petit en danger ! C’est du suicide, les lieux ne sont pas aseptisés je ne suis pas prêt à cauti…
-Injectez une dose à madame je vous prie, cela la libérera momentanément de sa douleur.

L’équipe s’exécute, hésitante, ne sachant vraiment à qui obéir. Une chose était sûre, le docteur n’était pas décidé à remettre la vie de l’enfant à la mort. Il comptait bien faire tout ce qui était en son pouvoir pour la sauver. La faucheuse, elle, se montrait contrariée. Non que les humeurs des Humains ne lui apportent aucun divertissement, mais ce contre-temps la mettait en retard. L’opération avait très peu de chances de réussir pourtant, la détermination du docteur était palpable et semblait fondée. Un pari venait d'être mit en jeu. A présent, c'était entre lui et elle que ça se jouait. Après tout, la vie de cet enfant ou celle de l’enfant du médecin que sa femme attendait, cela lui importait peu. Au final, elle aurait son quota d’âmes; à moins bien entendu de perdre son défi. Le verdict ne tarda pas à tomber : après maints efforts et manipulations délicates, l’on extirpa l’enfant du ventre de sa mère. Il était sauf, extrêmement faible mais en vie ! On prie également le pouls de la mère . Sans surprise, l'on diagnostiqua qu'elle était décédée. La morphine dans sa descente aux Enfers, ayant été l'esquif édulcoré, le court répit exempt de souffrances. Quoi qu’il en soit, le chirurgien avait gagné son pari et la mort s’en retournait aujourd'hui seulement avec l’âme de cette pauvre fille mère dont ni le nom ni l’histoire n’évoquerait de passé à sa fille.
Quel triste commencement ! En une nuit une enfant venait de perdre avant même de les connaître, les deux êtres à l’origine de sa conception. Mais c’était un soulagement de la savoir sauve, n’était-ce pas ce qui importait ? On savait d’ailleurs très peu de choses d’elle hormis sa date de naissance et les renseignements médicaux obtenus d’après les examens effectués : Groupe sanguin A positif, 2.3 kg, 40 cm, yeux bleus, chevelure brune. Bébé plutôt frêle et pas très réceptif on ne connaissait de sa mère que le nom de famille : Hopkins. C’était au moins ça, cette fille-mère n’avait pas décidé d’accoucher sous x, peut-être souhaitait-elle garder sa fille, peut-être qu’il résidait un espoir en fin de compte pour cette enfant. L’assistante sociale commis d’office entreprit des recherches. Pendant ce temps, le poupon fut placé chez la famille du chirurgien. Il avait insisté pour la garde temporaire, sans doute se sentait-il coupable et impuissant de la mort de la mère et puis, sa jeune femme attendait également un enfant alors tout était prêt pour l’accueillir. Au bout de quelques semaines on trouva enfin matière à prendre contact avec la famille de la défunte. Ce fut cette même assistance qui du se rendre chez eux pour leur expliquer les faits.
Maison des Hopkins, 5 décembre 1993

-Bonsoir Madame, je suis Agathe Barrymore du siège social de Limerick.
-Bonsoir, puis-je vous être utile ? Mais veuillez entrer, il fait un froid de canard !

La porte en bois mal peinte se referma derrière Agathe. Nous sommes dans le quartier populaire de Limerick. Les Hopkins ne sont en rien une famille étonnamment riche et puissante, d’ailleurs qui peut l’être en Irlande hormis ces fichus anglais ? L’effort de décoration est pourtant palpable, les membres de la famille s’évertuent à rendre l’intérieur à défaut d’être coquet, tout au moins confortable. Ça et là sur les murs sont accrochés des portraits des membres de la famille. Au sol est étalé un vulgaire tapis si rapiécé qu’on ne s’interroge même plus sur son utilité : il ne sert visiblement à rien mais il est pourtant bien présent. Chichement meublée, la maisonnée était éclairée par un feu de cheminée craquant et ronflant agréablement. Vous vous demandez certainement pourquoi Agathe s’arrêtait sur ce genre de détails. Eh bien il n’y a aucune raison particulière, elle était seulement dotée d’un remarquable sens de l’observation qui pouvait lui être utile dans son travail quand il s’agissait de juger sur la capacité ou non d’une famille à accueillir un enfant. Mais laissons-là ces palabres. La petite dame qui lui avait ouvert la porte l’invita à s’asseoir et lui servit un thé chaud. Après avoir réajusté son tablier, elle s’éclairçit la voix et demanda :

-Et donc, qu’est-ce qui vous amène dans ces quartiers Ms ?
-Je viens pour affaire professionnelle. Combien avez-vous d’enfant madame ?
-Eh bien j’ai 7 filles. Les plus jeunes sont à l’école gratuite du quartier. Les cadettes travaillent ici et quand à l’aînée…cela fait plusieurs semaines que nous ne l’avons pas vue.
-Vous ne vous en êtes pas inquiétée ?
-A vrai dire non. Elle a laissé une lettre avant de partir où elle nous avouait être enceinte…mais pourquoi vous intéressez-vous à cela ? A-t-elle fait une bêtise ?
-Je crains que ça ne soit plus funeste que cela, madame.

Elle marqua un temps de pause comme pour chercher ses mots. Ses yeux émeraude étaient rivés sur la substance trouble contenue dans sa tasse. La lumière qui provenait de l’âtre faisant flamboyer sa chevelure rousse.

Votre fille est décédée il y a maintenant quelques semaines à l’hôpital.
-Quoi ?! Comment?! Quand ?!
-Exactement le 17 novembre, madame, alors qu’elle mettait au monde sa fille. Fort heureusement, l’enfant est sauve. Silence et consternation. Peut-être n’était-ce finalement pas une chance qu’elle ait survécue à l’accouchement. Peut-être que la faucheuse aurait mieux fait de l’emporter avec sa mère.

-Je suppose que vous êtes ici pour que je reconnaisse ma petite fille…
-Que si vous acceptez de la reconnaître, madame.

Le chemin de réflexion de Madame Hopkins ne fut pas difficile à retracer. Elle avait 6 bouches à nourrir. Elle-même ne travaillait pas, cet enfant représentait donc plus un fardeau qu’autre chose pour la famille. Pourtant…Elle n’était pas insensible au fait d’être grand-mère et malgré tout, elle aimait Alina, sa fille aînée. Après tout si sa première fille avait souhaité cet enfant , elle devait, par respect de sa mémoire, prendre l’enfant en charge.

-J’accepte la charge de cette enfant. Où sont les papiers à signer ?
-Les voici, je vous remercie Madame, je vous remercie pour elle.

Madame Hopkins parcouru les documents du regard puis en s’apprêtant à remplir la première case demanda :

-Alina lui a-t-elle donné un nom avant de s’éteindre ?
-Non madame, il revient à vous d’en décider.

Sa main hésita un moment avant de griffonner les quatre lettres du futur prénom de sa petite fille. Enfant ardemment désirée ou non, son identité était à présent fixée. Elle ne serait plus la fille sans nom, désormais, c’est Sile qu’elle se prénommerait.

Sile devint vite une enfant un peu sauvage au sein du foyer familial. Être la dernière d'une famille de 6 filles, autant vous dire que la concurrence était rude. D'autant que ses sœurs adoptives ne la considéraient pas comme telle. Sile était à leur égard rien que la filleul responsable de la mort de leur sœur aînée, très aimée. La seule affection qu'elle reçut provint donc de sa mère adoptive ou plutôt de sa grand-mère, même si celle-ci avait assez à faire avec la gestion du foyer. Quand à son mari, celui-ci était très souvent absent de la maisonnée à cause de son travail. Il travaillait de longues journées durant et sacrifiait parfois même ses nuits. Sile entretenait un véritable mythe autour de ce personnage, guettant parfois sa venue le soir très tard à l'observer du haut de l'escalier, lorsqu'il posait son chapeau grisâtre sur un crochet et qu'il entrait dans le salon pour manger les restes du repas. Elle ne lui parlait jamais, sans doute par intimidation. Pourtant M. Hopkins était loin d'être un être froid et sans cœur. Il se préoccupait plus qu'on ne le pensait de sa petite famille, sans ça, pourquoi travaillerait-il autant ? Il demandait souvent des nouvelles de la petite dernière à sa femme car elle représentait tout ce qu'il restait de sa première fille.

Dès qu'elle fut en âge de s'y intéresser, on envoya la petite Sile à l'école primaire du quartier. Là bas, elle apprit médiocrement à lire dans une classe en sur-effectif car tous les pauvres de Limerick y envoyaient leurs enfants : Les écoles privées étant réservées à la minorité de personnes disposant d'un revenu fixe et élevé. Autant dire que Sile se détourna rapidement de l'enseignement. Elle ne trouva aucun goût à l'apprentissage dans les conditions insuffisantes qu'on lui proposaient. Qui l'aurait pu ? Pourtant, elle y fit la connaissance d'une seconde famille. Car dans la pauvreté, toute concurrence était effacée. Elle trouva en les autres enfants, les frères et les sœurs qui la dédaignaient au foyer. Elle passait des heures et des heures à jouer avec eux, dans les rues sombres, le soir, après l'école, à jeter des pierres avec ses camarades sur des chats sauvages qui dévalisaient les poubelles. C'est donc dans ce contexte qu'elle s'épanouit, s'éloignant progressivement de la protection de ses parents qu'elle savait au fond, adoptifs. Sile ne tarda pas à faire la connaissance de d'autres amis, plus discrets, plus mystérieux. Ils apparaissaient parfois devant elle, sans aucune raison valable et lui demandaient son aide. Bientôt des mots comme "rédemption et vengeance" firent partie de son vocabulaire car les dialoguent de ses nouveaux amis s'y limitaient. Elle était la seule à pouvoir les voir et communiquait physiquement avec eux par l'intermédiaire d'objets communs. Au début, elle accepta cette nouvelle compagnie tout à fait normalement. Mais quand elle en parla à ses frères et sœurs de cœur, elle eût tôt fait de déchanter. On prit tout d'abord ses paroles à la légère puis lorsqu'elle montra des preuves à ce qu'elle avançait on la traita de folle. Il n'y avait que ce mot : la folie pour caractériser ses visions. Enfin quoi, les fantômes n'existaient pas ?! Ce fut à l'aube de ses 11 ans que sa vie prit un tout autre tournant.




[En cours]



L e . m o n d e . d e s . r ê v e s ;
.


You have no choice...
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Accès au monde des rêves du côté; Ragnarok

Pseudonyme choisi dans le rêve; Crow

Apparence dans le monde;
Crow est comme son nom l’indique un de ces oiseaux de malheur, messager des lendemains, annonciateur de mort. Volatile incompris, tout en lui n’est que répulsion : de la couleur sombre de son plumage au cri rauque de sa voix jusqu’à la chair putride dont il se nourrit, tout en lui rappelle la tâche qui lui incombe. Et pourtant la mauvaise image qu’il reflète couvre bien les embruns de ruse et d’intelligence dont il fait preuve face à ses agresseurs.

Crow est donc un amas de plumes noires et luisantes, plutôt rachitique, aux pattes griffues et à l’œil vif. Il se déplace avec silence et dextérité et chante de sa voix éraillée à qui veut l’entendre, ses prémonitions morbides. Il ne possède pas d’odeur mais exhale une chaleur sans conteste : un soupçon de vie se dissimulerait-il sous cet obscur aspect?

Son miroitement pourtant ne laisse aucune ambiguïté. Penché sur la surface limpide du Styx c’est humaine aux yeux vides, ver diligent mais tourmenté, qu’elle se découvre. Amante de l’avenir, son cou y est enchaîné. Ses lèvres inexistantes ne pouvant jamais l’embrasser, c’est en spectatrice troublée qu’elle assiste, impuissante, aux méfaits de ce monde.







W h e n . d a r k n e s s . t u r n s . to . l i g h t ;
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Stop dreaming !
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Comment avez-vous connu le forum ? ; Via un annuaire dont je ne me souviens plus du nom ^^’
Avez-vous des suggestions à faire ?;
Combien de temps pourrez vous accorder au forum ? ; Hélas pas tout mon temps, je suis ici pour m’amuser comme bien d’autres et j’estimerais être présente environ 3 jours sur 7. Je passerai quotidiennement sur le forum.
C o d e ; pomme de renette et pomme d'Api'





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Fouineuse en Chef / Rumours
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MessageSujet: Re: Cassandre Hopkins ~Le Destin est seulement la forme accélérée du Temps~   Lun 29 Nov - 13:33

Bonjour,

nous attendons toujours le physique et la fin de l'histoire si bien partie pour te donner les avantages inconvénients. ^Bonne continuation. =)
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Cassandre Hopkins ~Le Destin est seulement la forme accélérée du Temps~

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