"Petites confidences entre amies" [K A T H & A P]


Quand la faucheuse réclame son dû...
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 "Petites confidences entre amies" [K A T H & A P]

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The Raven Heart's Queen
The Raven Heart's Queen


| M e s s a g e s : 83
| H e r e . s i n c e : 13/01/2010

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|Groupe: Voyageur
|Âge : 17 ans ~
|Apparence dans le monde des Rêves: Alice accompagnée de son fidèle Lapin Blanc...en peluche ~

MessageSujet: "Petites confidences entre amies" [K A T H & A P]    Sam 6 Nov - 3:33

    Allongée sur le lit, ses longs cheveux blonds éparpillés comme de légers fils d'or semblaient créer une lumineuse auréole autour de sa tête tandis que ses grands yeux bleus perdus dans le vague scrutaient l'éperdue lenteur du temps qui s'écoulait. Elle ne savait pas combien d'heures exactement elle était restée là à fixer le plafond jauni de cette chambre miteuse. Elle ne voulait parler à quiconque ni même voir qui que ce soit: tout le monde avait été prévenu le matin même de son humeur plus que massacrante et bien entendu personne n'avait osé frapper à cette porte désespérément close. L'antre du loup. Mais ce lui-ci n'était ni affamé ni monstrueux mais simplement mélancolique. Oui, c'était sans doute le terme approprié pour ce genre de jour où tout semble pluvieux. Aujourd'hui tout était gris pour Mademoiselle Starling.

    La lumière déclinait dans la petite pièce de l'adolescente. L'étouffant emprisonnement de ces quatre mur aux tapisseries vieillottes semblait lui voler son entière liberté, mais déjà elle s'imaginait toute l'effervescence de l'orphelinat. Pendant un instant elle fermait les yeux et survolait cette prison pour enfant. Elle voyait distinctement le réfectoire et ses repas animés par une foule de conversations indistinctes, la salle commune avec ses fidèles bout-en-train ou encore le silence presque réconfortant qui laissait le temps aux doux rêveurs de dormir entre deux livres. Et lorsqu'elle ouvrait les yeux à nouveaux tout disparaissait, il ne lui restait plus que sa seule ombre qui se reflétait sur les murs décrépis en guise de compagnie. Mais elle ne pouvait rester ici à se morfondre sur son royaume dénué d'intérêt. Elle avait bien mieux à faire. Un rendez-vous. Vous savez ceux dont les affaires n'attendent pas avec le genre de personne à qui il est préférable ne pas poser un lapin même si l'on s'appelle Scarlett Starling. Mais qu'est-ce qui peut être pire que le diable en personne ? La personne qui entretient l'Enfer.

    Le soir avait déjà pris ses aises en recouvrant le ciel de son lourd manteau sombre. Personne ne lui avait adressé la parole, on n'avait même osé croiser son regard dans les couloirs. On l'avait regardé partir de loin sans rien dire comme s'il était normal qu'elle sorte seule alors qu'il commençait à se faire tard. Elle n'étonnait plus personne, les intrigues de Miss Scarlett n'avait de secret pour aucun habitant de l'orphelinat. On attendait seulement les retombées en sachant qu'elle arriverait tôt au tard. Il suffisait d'oublier, le scandale arriverait de lui même. Mais pourtant on murmurait déjà dans son dos. C'est ainsi que débute la rumeur, cette vérité qui se promène comme un mensonge, de bouche à oreille, qui ne fait pas réfléchir les gens, qui passe comme un soupir au-dessus du vent.

    Sa respiration était saccadée. Elle remontait le col de son fin blouson pour lutter contre le froid qui gerçait ses lèvres et l'enveloppait d'une légère buée blanche. Devant elle la silhouette de l'imposante battisse se dessinait sur un ciel noir dont aucune étoile venait éclaircir sa noirceur presque inquiétante. La jeune fille poussa la vielle porte grinçante de l'entrée. Malgré les nombreux courant d'air qui s'infiltraient dans le manoir, il faisait une température raisonnable en comparaison avec l'extérieur glacial. La demoiselle défit son manteau et le laissa tomber sur le vieux canapé éventré qui trônait au milieu de la salle principale avant de s'assoir devant le piano poussiéreux qu'elle aimait tant, seul lien qui la raccrochait à sa vie passé. Elle le savait désaccordé, à peu de choses près bien sûr, mais assez pour qu'une oreille aiguisée comme la sienne puisse percevoir la disharmonie d'un accord. Ses doigts caressaient l'ivoire des touches et déjà sa peau frissonnait à ce contact. Ses sens désormais éveillés, la mélodie s'élevait dans les airs. Tour à tour la violence se mêlait avec génie à la douceur tout en flirtant dangereusement avec la mélancolie jusqu'au déclin inattendu des dernières notes qui se mourrait magistralement comme dans toute tragédie.

    Il eut un silence dans lequel s'évapora l'écho de la sonate qui venait de résonner. Tout ce à quoi elle pensait à cet instant c'est à quel point cette interprétation avait été médiocre. Elle n'était plus qu'un quart de l'ombre de la pianiste qu'elle était avant de venir ici. Elle n'était plus rien. Sa gorge se noua rien qu'à cette pensée. Elle avait tout perdu, même son talent. Mais elle n'était pas venue pour se morfondre sur une vérité qu'elle savait déjà. Sans même prendre la peine de détourner son regard elle s'était faite entendre sur un ton monocorde mais toutefois aussi profond et tranchant que le froid qui sévissait dehors:
    « Tu as ce que je t'ai demandé j'espère. »

    Sans même prendre la peine d'attendre une réponse, elle avait sortit une enveloppe blanche de sa poche et l'avait posé sur le dessus du piano. L'âme humaine, fidèle à elle même dans sa faiblesse, n'a besoin de rien de plus pour être corrompue.

_________________

    The latest dream I ever dream'd
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MessageSujet: Re: "Petites confidences entre amies" [K A T H & A P]    Mer 10 Nov - 2:54

Dans la vie, j'ai eu le choix entre l'amour, la drogue et la mort. J'ai choisi les deux premières et c'est la troisième qui m'a choisi...
[Jim Morrison]

    Journée d'hiver. Il faisait froid, humide, bref, tout ce qu'il fallait pour que je sois d'humeur massacrante. Une seule chose me faisait légèrement sourire : j'avais une livraison. Plus précisément deux : une réception et une livraison. Toutes les deux pour la même personne. Mais il lui fallait des produits frais. Quels produits ? Hum … Au risque d'être très concise, je dirais du genre illicite et difficiles à se procurer. Mais ici, dans cet univers fictif, rien n'est réellement impossible, n'est-ce pas ? Ce qui me faisait sourire, ce n'était pas tellement les livraisons en elle-même, mais plutôt la personne que j'allais donc être menée à rencontrer. La Reine Blanche. La personne que je haïssais sans doute le plus au monde. Sans doute vous demandez-vous pourquoi donc j'étais si heureuse de la voir, en ce cas. A vrai dire, j'étais heureuse de provoquer sa déchéance à chaque fois, car mes produits, une fois consommés, la mettaient dans des états … étonnants. Bonheur doucereux pour elle, état de dépravation totale selon les autres. Certes elle restait l'un des cadres les plus puissants de l'orphelinat, mais l'on parlait d'elle en mal, on la dénigrait … Quoi de mieux que de voir la personne haïe trainée dans la boue ? Je vous le demande.

    Après mon réveil, matinal comme d'habitude, et le petit déjeuner, j'avais décidé d'aller à la piscine pour passer le temps en attendant ma première livraison A cette heure-là, il n'y avait personne, et le patron me connaissant bien, il fit gracieusement monter les températures des différents bassins de plusieurs degrés.

    Un certain nombre d'heures plus tard, de meilleure humeur et quelque peu détendue, non seulement à l'aide de l'eau chaude, mais aussi avec celle de quelques cachets, j'arrivais à l'hôpital de Glasgow, ou du moins ce qui y faisait office dans ce monde illusoire. Je le connaissais bien, le faux comme le vrai d'ailleurs, pour y avoir passé pas mal de temps. A peu près autant avant que après mon arrivée d'ailleurs. Mais aujourd'hui je n'y allais pas pour moi.
    Enfin pas seulement.

    A la porte de service, à l'arrière du bâtiment, je retrouvais deux de mes habituels gardes du corps, ou en tus cas c'était un de leurs nombreux rôles, mais qui feraient ici office de porteurs plus que de protecteurs. Mon contact, dont je tairai le nom – encore que ce ne soit pas bien grave si le directeur de l'hôpital l'apprenait … en fait, techniquement, on pouvait même dire qu'il était déjà au courant puisque toutes ces personnes n'étaient que des ombres, des mirages créés par mon « vrai » fournisseur, la responsable de tout cet endroit si faux - mon contact disais-je donc, était là également. Une fois la marchandise vérifiée et le règlement effectué, l'échange fut fait. Je repartis avec mes quelques caisses au contenu si précieux pour ma chère Scarlett (je ne vous avais pas précisé son nom ? Ah bon. Vraiment désolée …) plus une pour moi avec mes fioles bien aimées. Cette dernière fut envoyée directement « chez moi », dans mon local personnel, tandis que les autres me suivirent, direction la maison hantée où devait avoir lieu le second trafic.

    Cette maison, selon moi, n'avait rien de hanté. Elle était en ruine, certes, mais pas plus que le reste du quartier. Silencieuse également, mais je ne lui trouvais rien de suffisamment dérangeant pour fuir à toutes jambes comme la plupart des gens qui y entraient. Passons.

    Alors que je posais le pied sur le seuil de la porte d'entrée, une mélodie me parvint à l'oreille. Pas spécialement sublime, je reconnus quelques accords d'un grand air, qui aurait pu être bien mieux si le piano qui le jouait avait été accordé au préalable. Ma cliente était déjà là, alors … Elle devait sans doute être en manque. Je souris, d'un sourire digne des plus grands méchants de l'histoire cinématographique, puis me repris et fis signe à mon partenaire d'aller déposer les caisses sur la table de la salle à manger en ne faisant aucun bruit. Pour ma part, j'allais me placer dans le salon, dans le dos de la grande artiste qui pianotait toujours sur son instrument. Silencieuse, telle l'ombre de la demoiselle, adossée au mur, j'attendis patiemment, ou du moins relativement patiemment, qu'elle finisse sa musique.

    « Tu as ce que je t'ai demandé j'espère. »

    Elle plaça aussitôt une enveloppe sur le piano. Je savais déjà ce qu'elle contenait, et m'avançais pour la prendre. L'ombre mouvante. Un jour sans doute comprendrez-vous le talent dont il faut faire preuve pour avancer avec des chaussures à talons sur du parquet vermoulu sans faire de bruit, mais ce ne sera sans doute pas grâce à moi. En attendant, ma main gantée de noir saisit sans un bruit l'enveloppe et l'ouvrit délicatement, tandis que je vérifiais du regard si tout était en ordre. Une fois ceci fait, je me retournais vers la déchéance incarnée et m'appuyais sur ma canne pour dire d'une voix douce et faussement vexée.

    « Je ne serais pas moi si je ne respectais pas toujours scrupuleusement les demandes de mes clients … Tout t'attend dans la salle à manger. Je le ferai porter chez toi quand tu auras vérifié que je tiens toujours mes engagements. »

    Puis sans un mot de plus je tournais les talons en direction de la salle évoquée où attendais trois caisses hermétiquement closes (bien refermées avec soin après ma propre vérification plus tôt) et mon cher porteur qui, je devais bien l'avouer avec un sourire, faisait très légèrement potiche sur ce coup là … Qu'importe, il recevait une très large contribution pour faire ce boulot … Qu'il ne se plaigne pas.

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Les caresses n'ont jamais transformé un tigre en chaton.
[Franklin Delano Roosevelt]

Une question Invité ? Si elle n'est pas résolue ici alors MP-moi, je te répondrai !
~ N'hésite pas, je ne mords presque pas ! ~

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Fouineuse en Chef / Rumours
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MessageSujet: Re: "Petites confidences entre amies" [K A T H & A P]    Ven 12 Nov - 2:06

Souriez, vous êtes filmés…
parce qu’il n’y a pas que TF1 qui veut faire son audience…

    Les planches craquent ça et là, laissant filtrer de la poussière aux étages inférieurs. La jeune fille marchant dessus à pas mesurés n’est pourtant pas bien lourde mais le bois est vieux, et surtout aussi délabré que la bâtisse qui l’abrite. Mais qu’avait-il bien pu prendre à cette adolescente pour qu’il lui vienne l’envie de venir visiter ce manoir abandonné ? Personne ne s’y aventurait jamais habituellement. Et pour cause, outre le fait qu’on murmurait à son propos les pires légendes oubliées, les anciens savaient que ce qui le rendait dangereux ne se trouvait pas derrière les histoires de fantômes.

    En effet, une fois que vous aviez passé les beaux quartiers, symbole presque de joie au milieu duquel s’élevait l’orphelinat, vous débouchiez rapidement sur des allées plus étroites regorgeant de maisons délabrés qui ne semblaient vous inciter qu’à une chose : reculer. Et parmi elle, se dressait encore fièrement celle que certain avaient surnommé ‘le repère de la reine blanche’. Hors il ne fallait guère longtemps avant que même les derniers arrivant ne comprennent qu’il ne fallait pas déranger celle-ci lorsqu’elle s’isolait. Les plus sages l’évitaient même comme la peste dès l’instant où ils l’avaient compris.

    Mais pas elle.
    Bien au contraire.
    Elle, elle avait guetté plus ou moins le moment où la chef des Raven Heart sortirait de son antre pour disparaître ailleurs, elle ne savait que trop bien où. Le temps qu’elle passe les couloirs et que les murmures se tarissent, Appril avait déjà disparu afin de rejoindre le dit lieu en première.

    Ce n’était pas la première fois qu’elle pénétrait dans les étages supérieures du manoir. La visite ne valait guère le coup d’œil et heureusement qu’elle n’avait pas eu besoin de payer un quelconque guide car elle ne voyait pas bien ce que ce dernier lui aurait raconté à propos de la famille Von Den truc muche et de sa collection de chandeliers poussiéreux. Les lits en étaient presque devenus noirs sous la saleté. C’était d’un mauvais goût…

    Grâce à Dieu, la rôdeuse n’avait que faire des gens ayant déjà trépassés car elle aurait probablement pu pondre un article entier sur cette famille qui aurait sans doute eu des choses à cacher. D’ailleurs, afin de passer le temps, Appril s’était mise à ouvrir un des tiroirs de la commode près du lit double et révélait ainsi sans gêne ses secrets en extirpant les objets qu’elle contenait un par un. Une boîte à couture, un dé allant avec, des mouchoirs brodés, rien de bien intéressants, une photo jaunie, de la poussière et une porte qui s’ouvre.

    Un sourire étira les lèvres roses tandis que ses oreilles se faisaient plus réceptives au moindre son. Elle l’entendait presque se mouvoir à quelques mètres en dessous d’elle. Il fallait être patiente, surtout avec ces gens là. Trop…capricieux. L’adolescente fit glisser la lanière de son appareil photo, toujours pendu à son cou. Elle repassa vers le centre de la pièce, déclenchant une nouvelle craquelure. Encore quelques pas et une latte se découvrit à elle, craquant un peu plus mais honnêtement, dans une maison abandonnée, les bruits passeraient inaperçus parmi tant d’autres.

    Les ongles glissèrent jusqu’à ôter en partie le morceau de bois choisi avec soin et la demoiselle s’allongea ventre sur le sol sans se préoccuper ni de la poussière qui salissait maintenant ses vêtements ni des échardes s’infiltrant sous sa peau blanche. Elle en avait l’habitude. Cette latte ‘cachette’, c’était son œuvre après tout.

    Elle était partout dame Appril… Elle les observait tous. Et pourtant, seul son appareil photo comptait. Elle le positionna parfaitement face au piano car elle se trouvait là, la reine des neiges dans toute sa superbe, assise devant l’instrument afin de lui imposer sa présence et pourtant clairement ailleurs, loin du commun des mortels….

    Ils n’en étaient plus pour la plupart d’entre eux d’un certain point de vue de toutes façons.

    Un click discret retentit au milieu de la ‘ douce musique’ jouée. Puis le silence de nouveau gagna les lieux jusqu’aux étages supérieurs tandis qu’une autre ombre s’insinuait dans la maison, trop silencieuse pour être de bonne augure. L’ombre parla tellement doucement qu’Appril ne comprit rien. Cependant, elle n’avait pas besoin de comprendre pour sentir qu’il allait y avoir déplacement de masses ce qui ne l’arrangeait pas du tout.

    Non mais on n’avait pas idée de lui rendre le travail encore plus difficile qu’il ne l’était déjà…

    La violette sortit donc de la chambre, se dirigeant vers les escaliers où elle braqua de nouveau l’objectif sur son environnement qui cette fois-ci correspondait à un amoncellement de produits dont elle ferait la légende plus tard.

    D’ici, Appril ne voyait pas bien Scarlett mais au moins était-elle certaine de ce dont elle se doutait : Kathleen, cette chère arrogante et boitante Kathleen, l’accompagnait. Il ne faisait aucun doute que celle-ci la repérerait sous peu, la connaissant alors pas vraiment besoin de se cacher. Appril pouvait rester là.
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MessageSujet: Re: "Petites confidences entre amies" [K A T H & A P]    Aujourd'hui à 4:52

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