James P. Farely.


Quand la faucheuse réclame son dû...
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 James P. Farely.

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AuteurMessage
Raven Heart
Raven Heart


Féminin | M e s s a g e s : 17
| H e r e . s i n c e : 08/11/2010
| Â g e : 24

Fiche de renseignement
|Groupe: Hybris
|Âge : 18 ans.
|Apparence dans le monde des Rêves: Lofn, Ange déchu ~

MessageSujet: James P. Farely.   Ven 12 Nov - 0:15

James Farely ~
Here, even darkness can't hide you...

I d e n t i t é ;
.




Feat Unknown



    Me, myself and I.
    .

    Nom : Farely
    Prénoms : James, Peter (Appelez moi James, et Jim si affinités.)
    Date de Naissance : 07 / 06 / 1992
    Nationalité : Ecossais
    Date d'Arrivée à l'Orphelinat : 17 / 12 / 2003
    Qualités : Attentionné, Aimable, Digne de Confiance, Posé, Exigeant.
    Défauts : Perfectionniste, N'aime pas le changement, Possessif.

    Pour l'ambiance www.


C a r a c t è r e ;
.


What do you think ?
.


Tyger Tyger, burning bright,
In the forests of the night;
What immortal hand or eye,
Could frame thy fearful symmetry?


    C’est un être prévenant et affable qui se dresse devant vous : Une silhouette avenante, séduisante, aux contours un peu incertains. C’est une facette que je me suis toujours connu. C’est dans ma nature, depuis le début, d’être courtois et accommodant. L’exigence appelle la perfection. Et j’y travaille, à la perfection. Je m’efforce d’être droit, d’être.. comme il faut ? Tout faire pour atteindre l’excellence, le mieux, et en quelque sorte, atteindre et connaitre mes limites. Oui ce doit être cela.. La perfection réside dans nos limites, là où un rien pourrait tout renverser, le bête soupir qui ferait s’écrouler le majestueux château de cartes. C’est un équilibre instable mais sublimé par son unique existence. C’est un fait, je suis perfectionniste. Que voulez-vous, est-ce vraiment une tare d’aimer les choses qui s’ordonnent avec brio dans leurs moindres détails ? Moi et le changement.. Foutaises ! « Pourquoi changer quelque chose qui fonctionne » ? Pourquoi remettre en cause un cycle qui a fait ses preuves ? C’est un acte que je supporte mal, le changement. Quelque que chose que je peine beaucoup à concevoir, et dont je me passe volontiers la plupart du temps.
    Quel vice innocent !.. Quand une chose est à moi, je n’aime pas devoir la partager. Quand j’ai travaillé à la construction d’une eurythmie sans défauts, je n’aime pas la voir ébranlée par de futiles difficultés. Je suis un possessif pleinement consentant. C’est comme ça. J’aime avoir la main mise sur ce qui m’est, cher. Et toutes ces choses, toutes ces personnes qui me sont précieuses, méritent mon entière attention et mon attentif dévouement. J’aime à les voir se laisser aller, délier leur langue et faire pleuvoir les mots, sous l’effet extatique de la confiance. Je pense verser dans l’altruisme plutôt que dans l’égoïsme. L’autre passe souvent bien avant moi. Est-il bon de préciser que ce n’est pas dans mes habitudes de heurter les cœurs involontairement ? Je réfléchis à chaque mot qui sort de ma bouche : Tout doit être ordonné. Une sobre symphonie. Je suis concis, efficace, la plupart du temps. Maître de moi et de mes paroles, je me fais comprendre en ne disant que le nécessaire et en savourant le silence. Je n’aime pas m’étaler en baratin harassant vis-à-vis de sujets oiseux de toute manière.
    S’il n’est pas dans mes habitudes de commettre des bourdes à mon insu, je sais pourtant m’affirmer avec volition et exprimer mes états d’âme sans prendre de pincettes. Je sais prendre les devants quand il le faut, et même si mon cœur peut me dicter d’autres conduites, mon bon sens a souvent le dessus lorsqu’il faut jouer avec tactique. Je ne veux pas servir mon propre intérêt, mais en premier lieu celui des personnes qui m’ont accordé leur confiance. C’est nécessaire et invétéré.

« Mais l’homme indifférent au rêve des aïeux,
Ecoute sans frémir, au fond des nuits sereines,
La mer qui se lamente, en pleurant ses sirènes. »


    Ces reines des flots et des abimes ont tant hanté mes nuits ! C’était de mauvais augure. Mais au moins, tu seras sauve.
    Tous les bons penchants qui peuvent m’habiter doivent passer leur tour à présent. Même bienveillant, je sais quand il est nécessaire d’agir, et de changer dans notre intérêt. Ou le tien. Surtout le tien. Malgré nous, je le sers avec dévouement, ce leader effrayant, un dévouement factice et malsain. Un leurre, un vil mais nécessaire calcul. J’aimerai pouvoir te raconter l’inaccessible. Jouer la comédie pour obtenir des faveurs, voilà la jolie combine. Et toute cette joyeuse comédie qui dure, s’allonge, s’étire, n’en finit pas.. Je reste le même, au de-là de tous ces mensonges populaires. Je te le montrerai, un jour.



P h y s i q u e ;
.


What do you see in the miror ?
.

In what distant deeps or skies,
Burnt the fire of thine eyes!
On what wings dare he aspire?
What the hand, dare seize the fire?

    Voyons voir.. Je suis de ceux qu’on remarque quand on s’y attarde, mais des plus discrets si l’on se presse. Ma grande taille et mes cheveux flamboyants ne sont pourtant pas ce qu’on fait de plus discret. Ce roux qui habille ma tignasse depuis ma naissance, est bien caractéristique du stéréotype écossais. Qu’importe, les blagues de mauvais goût à ce sujet me font bien rire. Mes yeux n’ont rien de bien extraordinaire : un brun clair tirant sur le vert, noisette si vous voulez. On m’a pourtant souvent répété que mon regard avait quelque chose d’un peu dérangeant : C'est que le vide arrive sans crier gare, et beaucoup de choses se brisent après son passage. Et puis.. Qui pourrait avoir un regard lumineux et réellement heureux dans ce royaume de mensonges où tout n’est qu’ombres et parjures ? Je me demande bien. Quoiqu’après tout, on ne sera jamais au bout de nos surprises.
    Quant à parler de ma personne, je sais que je ne surprendrai pas grand monde à ce niveau là. J’évite de me regarder dans le miroir ; Il est difficile de croiser le regard de ce simulacre plus mort que vivant. Cet aveugle reflet de moi a l’allure d’un corps dépossédé et animé par l’unique désir de ce leader cruel que je suis comme un petit chien suivrait son maitre. Profitons de l’occasion pour nourrir ces basses rumeurs. Je me tiens droit, à l’image de l’exigence qui me parcourt sans cesse. J’ai cet air distingué de poète oublié d’un temps passé et révolu. Je calcule et pèse chacun de mes gestes. Je tente d’incarner cette amabilité que me tient tant à cœur. Un sourire, un regard, tout y est propice. Même si tout sonne très faux de mon point de vue. Je suis poli, élégant parfois. Je ne verse pas dans l’excentricité non plus et laisse leurs cannes, chapeaux et costumes serrés aux vrais dandys. Un jean, un-t-shirt ou une chemise, on n’a pas besoin de beaucoup plus. J’opte pour beaucoup de simplicité sans m’interdire un peu de distinction ; J’aime rester libre de mes mouvements. Mon visage arrive à se montrer expressif malgré mes traits tirés. J’ai aussi une bonne forme physique que j’entretiens depuis mon arrivée ici ; Souplesse et agilité sont maîtres des lieux.

    Qu’ajouter d’autre ? Ah, oui. Qu’est-ce qui fait alors qu’on ne me remarque pas souvent ? J’ai pris l’habitude de vivre dans l’ombre des autres. Et depuis que j’ai accepté cette abjecte servitude, dans l’ombre de la Reine Blanche. Mais c’est un choix personnel après tout, je m’en arrange bien.



H i s t o i r e ;
.

Do you remember ?
.

And what shoulder, & what art,
Could twist the sinews of thy heart,
And when thy heart began to beat,
What dread hand? & what dread feet?

www.

    Où est-ce que tout ça a commencé dites-vous ? D’accord, je vais tenter de vous dressez fidèlement le tableau.
    C’était cette grande ville, Glasgow, ici même en Ecosse. Les lumières des lampadaires !.. Je me rappelle, cette ville un peu triste. En noir et blanc comme dans les vieux films que j’ai vu à l’école. Quelques nuances de gris. Je me souviens, l’odeur du pain chaud le matin, une boulangerie nous étant voisine. Je me rappelle aussi le son de la vieille cloche de l’école. Le sourire de maman en rentrant. Les couleurs chaudes de la maison. Le feu qui crépite en silence lors de nos veillés à trois.
    J’ai eu, somme toute, une enfance banale. Heureuse, mais ordinaire. J’allais à l’école, je rigolais avec mes amis d’infortune. J’aimais bien le sport, me dépenser. Ca libère l’esprit et, toutes ces choses qui remplissent notre tête sont libres d’aller et venir. Un échappatoire en quelque sorte. Pourtant, j’en parle avec ce goût suret dans la bouche, celui-ci qui fait frissonner. Je m’ennuyais un peu à l’époque. Je ne trouvais pas tout à fait mon compte dans ce monde là. J’avais des rêves et des idéaux, mais ils me semblaient si loin de ceux des enfants de mon âge !.. Ce sentiment de décalage m’a poursuivi un temps. Je m’amusais de ces puériles récréations, mais mon aspiration était ailleurs. Turpide solitude. J’attendais patiemment que la balance se rééquilibre.

    What the hammer ? What the chain,
    In what furnace was thy brain?
    What the anvil? What dread grasp,
    Dare its deadlyterrors clasp?

    Je crois que le printemps prenait le dessus sur l’hiver lorsqu’elle est arrivée. Les rayons du soleil réchauffaient la terre transie, à l’aube de mes huit ans.

    « Mum, Mum, elle arrive bientôt dis ? » Ne cessais-je de répéter. Ma curiosité était plus enflammée que je ne l’ai laissée paraître, ce jour-là. Je me souviens l’appréhension mêlée à l’impatience : Un froid corrosif dans mon estomac qui remonterait lentement dans chaque cellule de mon pauvre corps palpitant jusqu’au dit-moment. Nous allions servir de famille d’accueil à cette petite fille que je ne connaissais pas du tout. Elle serait comme ma sœur, même si en huit ans c’était la première fois que je la rencontrais. Mes parents m’avaient juste dit qu’elle s’appelait Kathleen et qu’elle avait vécu à Glasgow, comme moi. Cette naissante proximité, bien qu’ignorée, me rassurait un temps. J’avais tout de même un peu de mal à me faire à l’idée. J’avais mes complaisantes craintes d’enfant voyez-vous.. Et si jamais elle me volait mes parents ? Et si, eux ils m’abandonnaient pour elle ? Et si jamais, même, elle n’arrivait pas à me voir comme le grand frère que je devrai être ? Je crois me souvenir que je prenais très au sérieux cette responsabilité qu’on m’incombait, indirectement. Je n’avais jamais été le grand frère de personne, il fallait que je joue ce rôle à la perfection ! Je m’investirai malgré ces ineptes frayeurs.

    Sa première entrée, notre première rencontre, fut assez mémorable pour l’enfant que j’étais. Je me souviens des regards timides, à moitié fuyants ; les sourires coincés au bout des lèvres ; les discussions des adultes que je peinais à suivre. Maman qui se penche vers toi, te sourie et t’étreint, Papa qui s’agenouille aussi, te prend les mains pour te rassurer. Tu souris maladroitement, perdue sur ce pallié que tu ne connais pas. Vint alors mon tour. J’avais autant l’impression de débarquer que toi, dans ce brouhaha réfléchi de grandes personnes. On s’est longuement fixé ce jour là, hein ?.. Finalement, on s’est retrouvé tous les quatre, au calme, pour le repas du soir. Tu ne parles pas beaucoup ce soir là, tes yeux fuient toujours. Je me demande à quoi tu peux bien penser.

    Mes peurs infondées s’envolèrent discrètement au fur et à mesure, sans faire de bruit. Je m’étais vite attaché à cette bouille hésitante, bien que nos débuts fussent difficiles. Il fallait s’accepter mutuellement et tout cela prend un peu de temps.
    Ce cap passé, tout l’espoir que j’avais placé dans cette nouvelle relation refit surface. On se découvre petit à petit. Peut-on dire que c’était fusionnel ? C’était la première fois que je partageais autant de choses avec quelqu’un. Et dans ma fierté de garçon, je peux même ajouter, autant de choses avec une fille. Je ne crains plus rien, me disais-je, je peux être ce grand frère alors !.. Tu restes à la maison pour travailler, à cause des journalistes indiscrets, et de ton dos. C’est Maman qui m’en a parlé pour la première fois. Ca résonne dans ma tête, je suis triste pour toi car une tragédie pareille m’accable. Tout cela renforce ma volonté de protection, et d’attention. Je serai le meilleur, pour que toi aussi, tu goûtes à ces petits moments heureux de la vie. A cette chose qu'on appelle bonheur. On t’adopte. Officiellement je veux dire. Et maintenant qu’on est ta vraie famille, les responsabilités, que je me suis créées tout seul, sont encore plus « vraies » elles aussi.

    Je me souviens de beaucoup de choses. De ces soirées interminables, tout les deux cachés sous la couette de mon lit, avec la lampe de poche. On se racontait des histoires, des qui-font-peur, des qui-font-rire, ou qui-font-pleurer. On se racontait parfois les nôtres. La tienne me touche, m’affecte. Compassion d’enfant. Je veux te faire oublier l’avant, pour que tu profites du maintenant. Je me souviens, quand tu pleurs la nuit après un cauchemar. Une partie de moi le sait avant même de t’entendre et j’accours toujours, aimant et prévenant.

    « Twinkle, twinkle, little star.
    How I wonder what you are !
    Up above the world so high,
    Like a diamond in the sky,
    Twinkle, twinkle, little star.
    How I wonder what you are.. »


    Trop fier de te calmer avec cette comptine mutine, je m’endormais à mon tour, une main dans la tienne, l’autre sur ta joue pour t’accompagner dans tes rêves. Et on finissait la nuit comme ça. Je me souviens, des quelques virés en ville aussi. Tu me lâchais rarement la main. C’était appréciable d’exister autant par et pour quelqu’un. On allait au parc, faire des pique-niques quand le temps le permettait. On mangeait une glace. On allait retrouver Papa et Maman au magasin et on se moquait de la tête des clients depuis l’arrière boutique, en avalant des sucreries. Tu te souviens de cette grosse dame avec son chien miniature ? Elle a faillit ne pas passer la porte d’entrée !..

    Soulagement involontaire. Alors c’était ça d’être un grand frère, hein ? Pourquoi personne ne m’a dit que c’était si merveilleux ?

    On avait nos habitudes, nos rendez-vous quotidiens après les cours, nos secrets. On se complétait, on avait trouvé notre équilibre. Une sorte de perfection, qui me semblait – Me semble toujours ? – Indestructible.

    When stars threw down their spears
    And water’d heaven with their tears:
    Did he smile his work to see?
    Did he who made Lamb make thee?


    Tu vas avoir 10 ans. Maman a sorti sa belle robe bleue et nous prépare un énorme gâteau. Tu es toute impatiente de souffler tes bougies. Moi je veux t’offrir le dessin que j’ai fait pour toi, il y a quelques jours. On met de beaux habits, on trépigne d’impatience. Quand finalement les bougies sont soufflées et le gâteau coupé, on sonne à la porte.
    Tout va trop vite. On écoute, impuissants, cette visiteuse de la mort. Mes parents protestent mais ils n’osent pas. Je n’ai pas réfléchi longtemps, et j'ai osé. C’était déjà tout décidé. Non tu ne partiras pas, du moins, pas seule. C’était impensable. La Faucheuse, elle voulait réduire à néant cet équilibre parfait, le réduire en cendre. Acte immonde et putride. Ce lien si admirable et sublime qui nous lie, je ne pouvais me résoudre à le regarder se dissoudre sans rien tenter. Tu comprends n’est-ce pas ?

    Alors j’ai proposé un pari. Quitte ou double. Ou bien personne, ou bien nous deux ensemble, mais pas l’un sans l’autre. Je me souviens parfaitement de ces mots.

      « Alors pourquoi ne pas parier pour récupérer l'âme de Kate ?
      - C'est une possibilité jeune homme... Son âme si vous gagnez, la tienne si vous perdez...
      - James, on ne peut pas faire ça...
      - Bien sûr que si. Je refuse de laisser Kate seule là-bas. Au mieux vous avez vos deux enfants, au pire...
      - Vous oublierez leur existence, ce sera comme s'ils n'avaient jamais existés... »

    Sa voix est froide et tranchante, comme de la glace. C’est la Faucheuse qui gagne. Ta main m’a serré très fort, lorsqu’on est parti avec elle. Tu fermais les yeux comme après un mauvais rêve.
    « Je serai toujours avec toi, jte promets. » murmurais-je à ses petites oreilles, en grand frère honnête et consciencieux. J’ai abandonné une partie de moi là-bas en même temps que j’ai oublié ce dessin caché sous ton oreiller. J’ai grandi d’un coup, sans faire attention.

    Comment pouvais-je me douter que je ne pourrais pas tenir cette promesse que je t’ai faite ?

    Ma première impression sur les lieux qui font aujourd’hui mon quotidien était tout à fait juste. Je n’apprécie toujours pas l’endroit, même après 6 ans de « captivité » entre ces murs. C’est froid. Tout en angles et en lignes. Dureté indécise. Les pas résonnent, les murmures aussi. Les plafonds sont trop hauts, ils s’imposent plus que notre présence.
    Ils ne nous autorisaient pas à dormir proches l’un de l’autre. Chacun dans une aile différente. On ne comprend pas, on questionne, mais les réponses se font désirer. Malgré tout.. A-t-on déjà été si proches auparavant ? Je peine à t’aider, je me déçois. Je vois que ces cauchemars te tourmentent. Ils te dévorent, attendant la nuit, affamés, sous ton lit. Et je ne peux pas être ce preux chevalier qui ira combattre ces chimères, car les miens me martyrisent aussi. Je me réveille plusieurs fois en sueur avec cette désagréable impression que rien n’est fini, et que tout recommencera, tôt ou tard. Mais on tient le coup, parce que malgré tout, on est tout les deux, hein ?.. On avance à contre-courant, on respire à l’unisson, maintenu debout par ce même souffle.

      « Dis-moi bonne nuit, Kate.
      - Bonne nuit Kate ! ♥ »

    Ça me fait sourire à chaque fois. Je t’embrasse sur le front avant qu’on se sépare pour la nuit. Tu pars avec ça, et en échange, moi, j’emporte l’odeur de tes cheveux dans mes draps. Serait-ce se mentir de se dire qu’on est frère et sœur ? Ce n’est pas bien de vouloir plus.

    Encore ce rêve. Je ne sais plus comment, mais je me retrouve près d’un lac. L’air est suave, l’atmosphère douce. Je me sens bien l’espace d’un instant. Une mélopée vicieuse mais harmonieuse s’élève alors, avant même que je puisse le prévoir, m'arrachant à ce bref bien-être. Un aimable requiem qui me mangera tout cru si je m’y laisse aller. Je le sais, je le sens. L’euphonie est enivrante, mais elle fait frissonner de peur. Je lutte, encore, toujours, avec la rage des gladiateurs d’antan. L'eau est noir, profonde. Ces abîmes n'attendent que moi. Je ferme les yeux, bouche mes oreilles. Je lutte un peu plus fort et.. si je cédais ? Peut-être pourrait-il enfin se finir et me laisser enfin en paix ? J’ouvre les yeux. Laisse entrer la musique. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, je suis au milieu du lac entouré de ces créatures si doubles. Les sirènes, nymphes de la mer. Totalement ébloui, l'esprit anesthésié, mon corps ne répond plus de rien. L’eau empli mes poumons. C’est fort désagréable. Impossible de lutter. Ma vue s'éteint et je me meurs là, dans ce rêve, sans savoir ce qui m’attend ensuite.

    Après cet épisode, tout m’est enfin révélé. C’est difficile d’encaisser tout ça. Rien ne s’arrêtera, tout est amené à continuer. Un vrai cercle vicieux. Une âme blanche, moi ? L’aider, elle ? En quel honneur.. En souvenir de la bonne vieille époque, nous faisons finalement un marché. Je rejoindrai les Raven Heart et l’aiderai dans sa quête durant mes rêves, à la seule condition que rien de grave ne puisse t’arriver, à toi, Kate. Et il en est ainsi. Tu seras sauve, et j’aurai fait un bon grand frère. Car après ça, oui, notre vie a changée. J’ai changé. Non, j’ai été obligé de changer, quand cette reine Blanche a fait son apparition. Il faut être idiot pour ne pas comprendre qu’une place privilégiée à ses côtés me permettrait de garder un œil sur toi. Je la sers pour toi. A défaut de pouvoir exister par toi à présent, j’existe encore pour toi. Muse de mes nuits. Tout à voler en éclat et ce jeu entre nous s’éternise. Cela ne me ravit pas, mais le choix ne m’appartient plus vraiment. Je préférais mille fois ce vieux cauchemar infini à cette situation corrompue et pervertie. C’est contre-nature. Une comédie tortueuse dont le dénouement se rapproche toujours un peu.

    Aujourd’hui, je sers et j’exécute le moindre mot de sa Majesté des Glaces. Les rumeurs supposent que j’en suis fou. Je me demande ce que toi tu en penses. Je t’observe de loin, sinon. Je jalouse tes nouveaux amis, et tes nouvelles conquêtes. Je dois me contenter du souvenir du temps passé afin d’aller de l’avant. J’essaye de l’économiser ce souvenir, pour éviter qu’il disparaisse complètement. J’aurai grand mal à tenir le coup sans lui.

    Tyger Tyger, burning bright,
    In the forests of the night;
    What immortal hand or eye,
    Could frame thy fearful symmetry?



L e . m o n d e . d e s . r ê v e s ;
.



You have no choice...
.


Accès au monde des rêves du côté; Ragnarok

Pseudonyme choisi dans le rêve; Lofn. Dans la mythologie nordique, il s'agit de la déesse des amours perdus et illégitimes. (D'accord, un peu cliché. Mais tant pis !)

    « Átta Lofn, hon er svá mild ok góð til áheita at hon fær leyfi af Alföðr eða Frigg til manna samgangs, kvenna ok karla, þótt áðr sé bannat eða þvertekit. Fyrir því er af hennar nafni lof kallat. »
    « La huitième est Lofn ; elle est si douce et bonne qu'elle obtient la permission d'Odin et de Frigg de mettre ensemble homme et femme à qui le mariage était interdit. Elle donna naissance au mot permission. »

Apparence dans le monde;

    Quote : « James revêt dans le Monde des Rêves la charmante apparence d'un Ange ... aux ailes brisées et déchiquetées, il ne lui reste que quelques plumes sur les os. Les ailes en elle-même sont solides et très résistantes mais difficiles à manier, et si elles ne permettent pas de voler, elle permettent de rester bien collé au sol de par leur poids. Difficiles à bouger, elles ralentissent énormément leur porteur, le contraignant à rester plus dans la défense que dans l'attaque ... »


W h e n . d a r k n e s s . t u r n s . to . l i g h t ;
.

Stop dreaming !
.

Comment avez-vous connu le forum ? ; Je voguais de forums en forums il y a de cela 4 jours, à la recherche du forum rpg qui en vaudrait le coup. Et me voilà. (Oui oui, j'viens de vous faire un compliment.)
Avez-vous des suggestions à faire ?; Aucune pour le moment °°
Combien de temps pourrez vous accorder au forum ? ; Tout cela dépend du travail que j'ai à la fac et des commandes graphiques que j'ai à charge, mais théoriquement, pas mal de temps.
C o d e ; {K was here}. Owi je m'aime. ♥

J'espère que tout est en ordre, que j'ai pas oublié trop de fautes d'orthographe/de frappe, et que j'ai cerné le personnage, au moins dans les grandes lignes. °.° (Bon d'accord j'ai pas mal harcelé Kate pour rester dans le juste, mais voilà.)

Thanks for reading, & see ya guys ~




Dernière édition par James Peter Farely le Mar 16 Nov - 11:07, édité 1 fois
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James P. Farely.

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