Un jour ordinaire ... ? {test James}


Quand la faucheuse réclame son dû...
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 Un jour ordinaire ... ? {test James}

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Ombre noire sur votre route
Ombre noire sur votre route


| M e s s a g e s : 3
| H e r e . s i n c e : 14/03/2010

MessageSujet: Un jour ordinaire ... ? {test James}   Sam 13 Nov - 14:12

    Un jour d’automne comme les autres, ou du moins cela y ressemble. Glacial, humide, venteux. Un de ces jours où les plus flemmards d’entre nous aimeraient bien rester tranquillement à dormir sous leur couette. Mais enfin, ici, c’est un orphelinat, pas un hôtel, on n’a pas le choix : il faut se lever. Mais pas tous pour les mêmes raisons.

    Il y a ceux qui iront chercher les derniers potins, et prendre les photos non désirées qui vont avec. Ceux qui feront leur marché sombre, de produits plus ou moins légaux. Ceux qui tenteront, une fois encore, de mettre sur pieds des plans de domination, à défaut du monde, au moins de l’orphelinat. Et ceux qui vivront leur vie tranquillement, sans rien demander à personne.

    Et puis il y aura ceux entre deux. Qui au départ voulaient l’un mais auront l’autre.

    Kathleen avait fort à faire ce jour-là, mais elle savait que sa matinée serait bloquée entièrement par sa livraison à Scarlett, même si pour une fois elle aurait bien aimé pouvoir raccourcir un peu la durée de l’entrevue. Mais elle savait qu’elle ne pourrait s’y dérober et tâcha d’afficher sur son visage le sourire de circonstances.

    Le local des Raven Heart, elle le connaissait bien, surtout la petite (grande ?) partie réservée à leur leader, la Reine Blanche. Comme souvent, c’st ici qu’elle vint déposer les caisses qu’on lui avait commandé. Mais lorsque la commanditaire entra dans la salle, le sourire se figea. Non seulement elle n’était pas seule, mais elle était accompagnée de la seule personne que Kathleen aurait souhaité ne pas voir ici en cet instant. Son frère. Ou celui qui le fut. Elle ne savait plus vraiment très bien qui il représentait maintenant …

    Elle décida de l’ignorer, faisant comme si il n’était pas là et se concentrant uniquement sur Scarlett, malgré la difficulté que cela représentait. Elle se doutait qu’il était là pour une raison particulière, sans doute était-ce Scarlett elle-même qui lui avait demandé de venir. Ce ne serait pas la première fois d’ailleurs, la maîtresse était souvent accompagnée de son petit chien. Mais elle ne savait pas pourquoi, chaque fois cela lui était de plus en plus difficile à supporter … Enfin passons, Kathleen désigna les quatre caisses posées par terre.

    « Voilà la commande, Scarlett. Tout y est.
    - Merci bien. James, très cher, pourrais-tu me les amener ? J’espère que cela ne te dérange pas … »
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Raven Heart
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Féminin | M e s s a g e s : 17
| H e r e . s i n c e : 08/11/2010
| Â g e : 24

Fiche de renseignement
|Groupe: Hybris
|Âge : 18 ans.
|Apparence dans le monde des Rêves: Lofn, Ange déchu ~

MessageSujet: Re: Un jour ordinaire ... ? {test James}   Lun 15 Nov - 23:47

Life's but a walking shadow, a poor player,
That struts and frets his hour upon the stage,
And then is heard no more. (...)

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    Je peine à ouvrir les yeux ce matin. La lumière d’automne, froide et lisse, qui filtre à travers les fenêtres, je l’aperçois, encore floue. Lueur glacée qui me rappelle que j’ai mal dormi cette nuit. C’était une nuit parmi tant d’autres, noire, épaisse, indéchiffrable, après une journée bien trop ordinaire. Le silence était lourd comme du coton dans la noirceur du soir, et il ankylose les oreilles et l’esprit, ce coton là. Et ce silence, ah, il se rit de nous ce silence, sans bruit mais avec tant d’évidence !.. J’avais tourné et tourné encore dans mon petit lit étroit, et lorsque que le sommeil commençait à poindre, le crépuscule ne tarderait pas.
    Au réveil j’ai l’impression d’être plus épuisé encore que la veille au soir. Ronchon, je me lève quand même. Encore à moitié endormi, mes pieds connaissent le chemin des sanitaires, et c’est une chance. Toiletté, habillé, coiffé, je m’examine dans la glace. Ce reflet chimérique dans le miroir ovale embué m’irrite. Je suis incapable d’y voir autre chose qu’un espèce de débris confus, mélange de mensonges et de culpabilité. Mais trêve de bavardages pessimistes, l’heure n’est plus à l’apitoiement.

    Je me déplace sans bruit dans le dédale de couloirs. Mes cheveux, faussement en bataille, sont encore un peu humides de la douche. J’abhorre un t-shirt blanc uni et ample, ainsi qu’une veste noir. Son cuir est vieux, usé par endroit. Il a l'odeur de l'expérience et du passé : Vous savez, cette odeur assez distincte, qui mélange matière et nostalgie. Un jean assorti, sombre, vient finir mon accoutrement. L’air décontracté, absent ?, je poursuis ma route. La moquette au sol accroit ce silence que je hais tant : On se retrouve trop vite seul face à l’amas de nos sinistres pensées. Alors, je m’occupe l’esprit. Ou vais-je déjà ? Dans le local des Raven Heart, retrouver Scarlett. Elle m’a demandé de la rejoindre là ce matin, elle aurait besoin de moi. Et vous savez, quand on est pion, on ne proteste pas ; Le pion sourit et accepte avec naturel. Encore ce silence, trop bruyant. J’ai revêtis mon masque d’imposture. Je suis votre plus fidèle adorateur, douce Impératrice des Glaces !.. Pas un son, sauf celui sourd de mes pas. Je suis arrivé. Un regard en arrière, et ma main fait tourner la poignée. Sans perdre de temps, je me dirige vers son, antre.. ?

    Le silence semblable à la rosée, s’évapore imperceptiblement ; Je glisse comme une ombre entre les notes de piano qui s’élève là-bas derrière. La mélodie contraste avec ton attitude, Vénus du chaos. C’est comme un couteau qui me caresse les oreilles : Dangereux, froid, mais harmonieux. Triste tableau. Tu t’interromps, tu m’as remarqué.
    Civilités échangées, et sans me donner trop d’explications, on attend. Enfin j’attends moi, pendant que toi tu t’emploies à recoiffer ces longues mèches plus blanches que blondes qui ornent ton crâne. Je sais que cette apparence t’importe beaucoup. Une livraison disais-tu ? Pas la première. Toujours la même, en somme. Toujours le même fournisseur, de plus. Oui je sais ce que cela impliquera. Je l'ai saisi tout de suite, ton stratagème. Vous amuserez-vous encore longtemps de cette situation, ma reine ? Quel appétit insatiable. Tu ne te désintéresseras de nous que lorsque tu nous auras détruits pour de bon. Délicieuse enfant, serais-je dans le faux ?

    Claquement de porte. Toi aussi tu l’as entendue, et tu l’attends comme le chat guette la souris avec laquelle il va s’amuser. Et, oh non, je ne pourrai pas protester. Et tu le sais, c'est le plus révoltant. Je dégaine donc le masque de l’indifférence, mon meilleur ami depuis quelques années. Les mains l'une dans l'autre dans mon dos, droit et fier, j’attends gentiment derrière cette glaciale souveraine, l'heure de son entrée. Je fixe le vague, craignant de croiser par erreur son regard. Je suis parti il y a bien longtemps. Je sais que ses yeux s’attardent une seconde, que son sourire grince un moment. Tu ne t’attendais pas à me voir ici, aujourd’hui et maintenant hein ? Moi non plus. Fébrile vérité. Les yeux plein à ras bord de vide, je suis monstrueux, n'est-ce pas ?

    « Voilà la commande Scarlett. Tout y est.
    - Merci bien. James, très cher, pourrais-tu me les amener ? J’espère que cela ne te dérange pas.. »

    Ambitieuse Scarlett. L’étau de mes mains se resserre au son de ta voix surette. Je baisse la tête, ferme les yeux un instant, et laisse échapper un sourire contraint et quelque peu dolent. J’espère que tu jubiles de nous voir ainsi désarmés !.. Il y a d’un côté cette douleur intangible, ce fossé impalpable qui se grandit toujours plus entre Kathleen et moi. On va se perdre définitivement, je l’ai peut-être déjà perdue pour de bon. Ça me pétera à la gueule sans crier gare cette histoire là. Et de l'autre côté, il y a cette haine opiniâtre qui s’entretient, se nourrit de mes maux, à l’égard de la Reine Blanche. Piètre pantin de cette absurde pièce de théâtre !..

    « Pas le moins du monde, bien sur. » déclarais-je après un faible soupir, tête redressée.

    Mon air détaché jure avec tout ce que je peux être en train d’endurer. J’avance, en apparente confiance, vers les caisses. Je dépasse le grand méchant loup, et je me concentre sur le son du vent qui vibre au dehors. Mes yeux fuient la réalité par le néant. C’est comme un râle de condamné à mort, comme les souffrances d’un mourant. Je vois la pièce nettement, j’essaye de ne pas voir sa silhouette. Les rafales de vent se fracassent contre la fenêtre avec violence et cette force frappe dans ma tête aussi. Je ne croiserai pas ces yeux qui m’assassineraient !.. Je me baisse et ramasse le paquetage, ne laissant rien paraître de mon malaise. Mes gestes sont mesurés comme à mon habitude, mon attitude tirée à quatre épingles. Je l'ai répétée de nombreuses fois cette scène. Elle est semblable à beaucoup d'autre. On est tout proches, nos odeurs se mélangent, nos souffles chauds aussi. Le sens-tu ? Mais je sais bien que chacun de nous reprendra sa route comme si de rien n’était. Alors je me relève doucement, les yeux perdus dans du rien, et je fais demi-tour sans une attention pour toi. Quelque chose se brise là-dedans, ça se fissure de plus en plus et les souvenir-ciments qui me réparent ne tiendront pas éternellement. Le vent est mort dehors, ou bien je suis incapable d’en percevoir encore le son.

    Mièvre héros de récit romantique stéréotypé, tourmenté, ridicule, vain et perdu, je me laisse guider par de nobles sentiments dans les chemins tortueux de la honte et de l’opprobre.
    Je m'arrête à côté de Scarlett, vaillant et droit. Robot statique sans ressentis ni émotions, à l’image de ma dirigeante. Les deux trous de néant, sur mon visage calme, sont fermés. J’attends qu’elle examine les paquets, les tiens à sa hauteur, un sourire au coin des lèvres, toujours bien trop pensif. Monstrueuse apparition de hantise, j’ai commencé cette vie sans toi, faudra-t-il donc que je la finisse sans toi ?

[Bon finalement j'ai pas franchement décrit le local ~.~ J'espère que ça conviendra .___. *STRESS*]
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