Dancing with the dark ~


Quand la faucheuse réclame son dû...
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 Dancing with the dark ~

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The Raven Heart's Queen
The Raven Heart's Queen


| M e s s a g e s: 83
| H e r e . s i n c e: 13/01/2010

Fiche de renseignement
|Groupe: Voyageur
|Âge : 17 ans ~
|Apparence dans le monde des Rêves: Alice accompagnée de son fidèle Lapin Blanc...en peluche ~

MessageSujet: Dancing with the dark ~   Ven 30 Avr - 14:06

I'm willing to be Q u e e n
Not the S h a d o w's King ...


L o s t . I d e n t i t y ;
.





Feat Ushiromiya Battler from Umineko no Naku Kori ni by 小野々あこ


    Mademoiselle, She & Herself;
    .


    Nom : Starling. Comme un goût acre de poussière d'étoile dans le vent.
    Prénom : Quelques lettres gravées sur une fine gourmette en or. Six consommes et deux voyelles. Scarlett.
    Date de Naissance: Le 22 septembre 1992. Voici venir l'automne. Le jour où l'été se fanne. Le temps où les feuilles mortes se rammassent à la pelle, les souvenirs et les regrets aussi...
    Nationalité: Britannique. Au service de sa majesté ~
    Date d'arrivée à l'Orphelinat : Un bien beau jour d'été ensoleillé. Le 16 juillet 2007. Oui, un bien beau jour ensoleillé, un bien beau jour pour être enfermée.
    Qualités: Intelligente Diplomate Polie Elégante Comédienne Charismatique Vive Ambitieuse Impudente.
    Défauts : Capricieuse Egoïste Manipulatrice Hypocrite Jalouse Colérique Arrogante Insensible Odieuse Sarcastique Menteuse Impaciente Condescendante Concupiscente Egocentrique.


M i n d ' s . K i n g d o m ;
.


What's in your mind, Mademoiselle ?
.


She is living for the F a m e ;
Isn't it a S h a m e, baby ?

    J'ai vécu sous tant d'orages si bien que de mon ouvrage, il ne reste que des mirages sans visage. Gloire et renommée se sont envolées. Faisant place à des temps lasses et mourants . C'est ainsi qu'elle pense chaque jour, chaque heure, chaque minute et seconde, à chacun des pas qu'elle fait. Sous son regard vide d'émotion tout semble tomber en décrépitude totale. Reine de pacotille. Princesse démunie qui n'est riche de rien ni de personne. Son empire s'écroule emporté par la décadence de ses mœurs. Pas d'échappatoire. Cette vie est sans remède. Triste et aussi pesante qu'une chaine de prisonnier. Mais pourquoi serait-elle la seule à sombrer dans les abysses noires et dévorantes de la misérable conditions humaine ? Qu'à cela tienne: si sa vie ressemble à un champs de bataille, celles des autres doivent être exterminées, réduites à néant jusqu'au dernier petit morceau d'espoir qui réside au plus profond de leur être. La destruction est le meilleur ami de l'homme. Après tout c'est dans sa nature de vouloir imposer sa supériorité. Cruelle ? Si peu. Souffrir en solitaire est beaucoup moins divertissant que de regardez les autres se débattre. Il est certain que le sujet une fois noyé devient complètement inintéressant. Tant pis, il y en a tant d'autres. De pauvres et frêles petites créatures qui ne connaissent rien de la perfidie humaine. Après tout elle leur rend service, elle les instruit sur la dure réalité de ce monde. Ces ingrats devraient même la remercier car grâce à elle ils sont devenus plus fort. N'est-ce pas qu'il sont grossiers ? Néanmoins une fois le petit spectacle terminé on se sent beaucoup mieux. Le cœur léger et l'âme paisible. Et vous savez pour quelle raison ? Car l'homme est ce qu'il est, il se réjouit du malheur des autres. Seuls les hypocrites nierons. A ce moment là, on se dit que finalement notre vie n'est pas si terrible, que les places de certaines personnes ne sont pas enviables par rapport à la nôtre. Oui, en définitive il y a des choses drôles sur terre..enfin par pour tout le monde,bien entendu.

    Il faut savoir que lorsqu'on s'appelle Scarlett Starling, on finit par s'ennuyer de tout et très vite. Si certaines personnes voient les heures s'échapper d'entre leurs doigts aussi vite qu'un courant d'eau, ce n'est pas vraiment son cas. Au contraire ce temps semble l'enchainer. Tout est si vide, si insipide, si lent, si ennuyant. Mon royaume pour un divertissement digne de ce nom ! J'exige et j'ai toujours. Mais bien sûr comme toute petite fille pourrie et gâtée jusqu'à la moelle, même le petit jeu du « je veux, j'ai et je jette », s'épuise jusqu'à devenir harassant et monotone. Elle avance ses pièces sur son échiquier et s'amuse à leur faire jouer de petit saynètes pour son bon plaisir. Échec et mat. La Reine bat le Roi et impose sa tyrannie. Mais mademoiselle souffre d'un terrible fléau: l'ennui. Alors il en faut d'avantage. Des jeux toujours plus cruels, toujours plus tortueux, toujours plus perfides. L'intelligence au profit du mal. Elle n'a jamais su utiliser l'étendu de ses capacités autrement que pour gangréner la vie d'autrui. Et comme tout sage dirait : « à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire », alors il lui faut des buts toujours plus hauts et imposants à atteindre, des ennemis de première classe, sans cela il n'y aurait aucun plaisir, aucune raison d'agir de la sorte. Car ce qu'elle déteste le plus au monde c'est bien d'être sous-estimé. C'est sans doute une des réactions secondaire d'un égo surdimensionné. Moi. Moi. Moi. Une sorte de système héliocentrique semble s'être formé autour de ce joli minois. Et le pire, c'est qu'il y a bien des gens qui gravitent autour d'elle, que cela soit volontaire, inconscient ou juste fatalité. Vous ne le savez sans doute pas mais derrière chaque complot, chaque petit secret inavouable et chaque manigance son ombre plane inéluctablement au-dessus de vos tête. De toute façon elle fini toujours par avoir le dernier mot. Vous voyez, on ne sort jamais indemne d'une rencontre avec Mademoiselle Starling.

    Mais malgré tout ça, me direz vous, comment se fait il qu'elle ne soit pas délaissée par tous ? Et je ne vous répondrait qu'un seul mot : talent. Oui l'art et la manière de tromper le monde. Un peu de poudre aux yeux et vous voilà devenue la fille la plus délicieuse et la mieux élevée de tous les environs. N'est-ce pas fantastique ? Une dose de bonne manière, d'élégance, de diplomatie et de savoir vivre et vous obtiendrez la parfaite fille mondaine. Ne lui en voulez pas elle a été élevée ainsi. Dans les plus prestigieuses académies privées londonienne. Ne blâmer pas cette éducation. De toute façons,ce n'est pas vous qui déjà toute petite avait été lâchée au beau milieux de ce cirque, entourée par une meute de lions féroces et avides de vos moindres faux pas. Il faut savoir se faire respecter dans son monde sans quoi on risque bien de se faire déchiqueter. Ses seules modèles furent les grandes dames de la société qui dorment sur des matelas d'argent, riches à ne plus savoir que faire, et tellement étriquées dans leurs petites vies d'aristocrates qu'elles s'accordent le privilège d'accéder à toutes les plus grandes folies et à toutes les plus horribles dépravations possibles. Oui, ce sont ses modèles là qu'elle a suivit. Et en tant que jeune fille de bonne famille elle a apprit chacun des principes qu'on lui inculquait et ce, très jeune. Elle a compris que les gens qui ne mentaient pas, qui ne trompaient pas, qui ne feignaient pas l'amitié ni même l'amour, étaient ceux qu'on rejetait de la société. Des parvenus. Des marginaux qu'on fuit comme la peste et qui finissent pas errer dans la solitude la plus profonde et la plus totale. Mais ce gouffre de l'abandon est bien trop dur à supporter et à appréhender. Que serait une reine sans sa cours ? Là où il y a des gens nés pour mener il en faut d'autre pour suivre. Bien entendu le terme de mouton ne lui convenait guère, alors elle n'avait d'autre solution que de devenir la bergère de tout ces pauvres petits agneaux candides. C'est ainsi qu'il lui a fallut revêtir son masque en silence. Méfiez-vous sous ses airs de parfaite lady se dissimule un monstre. S'il advenait un jour qu'elle vous aide ne croyez pas qu'elle fait cela par pure gentillesse. Vous lui serez redevable un jour ou l'autre, croyez-moi. Sous les loups de satins roses même les rictus de mépris sont dissimulés. Dansons ce soir dès maintenant car demain je vous aurais déjà poignardé dans le dos. Elle est en tout point charmante, vous ne trouvez pas ?


This is the W a r as she wants it;
& as she L i k e s it...

    O r g u e i l. Ne jouez pas à ce petit jeu là avec elle. La blesser dans son amour propre pourrait vous coûter très cher. N'entendez-vous pas au loin le bruit du tonnerre qui gronde ? C'est sans doute déjà trop tard. Sa vengeance sera terrible, c'est une promesse qu'elle tient toujours. Mais que voulez il y a des choses auxquelles on ne s'attaque pas. Scarlett veille avec un soin minutieux sur son petit royaume et elle espère être maîtresse de celui-ci encore un bout de temps, du moins jusqu'à ce qu'elle s'en lasse. Comme tout. Mais en attendant ce jour, elle garde sa couronne précieusement et jalousement. Oui mais le plus fort n'est jamais assez fort pour être toujours le maître s'il ne transforme pas sa force en droit et le respect qu'on lui doit en devoir. C'est donc ce qu'elle fait, elle légitime son pouvoir en rabaissant quiconque se montrerait plus fort qu'elle. Ainsi chacun d'entre eux servant ensuite d'exemple à ceux qui pendant un instant ont cru qu'ils pourraient la détrôner. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. N'est-ce pas comme cela que l'on dit ? Orgueil quand tu nous tiens.

    E n v i e. Je veux et j'obtiens toujours. C'est ainsi qu'elle a vécu. A défaut d'avoir l'amour paternel elle a eut de somptueux cadeaux. Toujours plus beaux et plus couteux pour palier le manque affectif. C'est ainsi qu'on élève un monstre d'égoïsme et matérialiste à souhait. Mais comme tout le monde sait ce qu'on a ne suffit jamais et l'herbe semble toujours plus vert dans le champs d'à côté. Alors on désire ardemment ce qu'on ne peut détenir jusqu'à l'obtenir par tout les moyens. Rien n'est trop beau pour mademoiselle Starling. Non vraiment rien. La démesure est son crédo. La jalousie son atout majeur. Mais on ne gagne pas tout le temps, n'est-ce pas ? Que ce passe t-il si on ne peut pas avoir ce qu'on désir malgré tous nos effort ? Dans ce cas là il faut détruire. Si elle ne peut pas l'avoir personne ne l'aura. Retenez bien ceci : pliez-vous ou vous risquerez de le regretter amèrement. Tous ceux qui forment sa cours, sont au petit soin pour elle et répondent à tout ses caprices. Oui car cette demoiselle est bien capricieuse. Pour les autres qui ne subissent pas ses quatre volontés, il faudrait mieux pour vous de vous terrer dans un coin en attendant que la tempête Scarlett soit passée. Car peu importe qui elle doit amadouer ou qui elle doit ébranler: quand elle veut, sa volonté est de fer. Et sachez qu'elle a la défaite amère.

    L u x u r e. Sexe. Argent. Pouvoir. Sainte trinité. Elle a fondé sa propre religion en se basant sur ces trois principes essentiels pour atteindre les sommets. Que dire de plus ? Elle a son charme elle le sait et en joue aisément. La nature humaine est stupide. Un sourire. Quelques battements cils. Un léger pincement de lèvres. Un regard insistant sur sa proie. Et voilà que l'instant d'après il succombe. Qui ne rêverait pas de posséder cette langoureuse poupée de glace, rien qu'une nuit ?Finalement, les hommes sont affreusement répugnants. Au fond ils ne pensent qu'à cela. Alors pourquoi ne pas être leur égal ? Pourquoi donc la femme devrait-elle rester soumise à l'amour sentimental alors que les plaisirs charnels sont intensément plus excitants ? Nul besoin de sentiment quand le désir se fait sentir. A vrai dire, sait-elle vraiment ce qu'aimer signifie ? Vu la longueur de liste de ses conquêtes, la réponse est sûrement: non. Dépravée ? Bien sûr que non, le terme exact serait sans doute : affranchie. Car tout le monde sait que là où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir. Ne dit-on pas qu'on est esclave par ses vices et libre par ses remords. Des remords: qu'est-ce ? Ni esclavagisme, ni repentir dans son petit univers. Seulement la chaleur de la peau d'un autre contre la sienne. Mais c'est aussi un moyen d'obtenir tout toujours plus facilement. Loin d'elle l'idée de se prostituer...quoi que si c'est nécessaire, sait-on jamais. Entre l'orgueil et la luxure qui sortira grand vainqueur ?

    P a r e s s e. Connaissez vous le terme : déléguer. C'est une invention fabuleuse, croyez moi. Oui, il ne faudrait tout de même pas que notre lady salissent ses douces mains blanches dans des tâches obscures et malsaines. Pas de sang sur les mains. C'est sans doute le seul principe qu'elle ait retenu de ce requin de père. Elle aime à commander et à regarder les autres faire. En haut de son piédestal elle regarde fièrement l'arène, comme l'impératrice ayant droit de vie ou de mort sur les participants du spectacle. Un seul geste pour qu'ils soient tous dévorés par une meute aux abois. Oui car les gens les plus proches d'elles sont ceux qu'ils lui ressemblent. Ce sont les gens qui se nourrissent de la faiblesse humaine. Au même niveau que les hyène et les vautours. C'est ainsi qu'elle les perçoit. Ce n'est pas parce qu'ils acceptent sa vraie nature qu'elle les considère au même niveau qu'elle. Pour être honnête, elle a montré d'admiration que pour très peu de monde. Bien sûr leurs identités resterons à jamais secrète. Question d'honneur. En attendant tous les rapaces qui l'entourent lui servent en général plus de laquais que de confident. Pourquoi faire soi-même ce qui nous déplait quand on peut le faire faire par quelqu'un d'autre ?

    G o u r m a n d i s e. Aveuglement et démesure. Les maîtres mots d'une vie d'excès. Elle en veut toujours plus. Donnez lui le quart elle en voudra la moitié. Acceptez qu'elle prenne la moitié et elle voudra la totalité. C'est sans doute qu'elle est poussé par une force irrémédiable, une sorte d'attraction fabuleuse vers tout les sommets. Et étant donné son ambition sans borne, très peu de monde sont dans la capacité de l'arrêter. Non pas qu'elle n'a jamais été mise en échec, mais il faut savoir que si échec il y a, revanche il y aura. Et elle ne s'arrêta pas tant qu'elle n'aura pas gagné. La persistance est une qualité, mais à ce point s'en devient presque maladif. Tout comme son désir de possession. En ce qui concerne les plaisirs gustatifs, elle ne raterait pour rien au monde l'heure du thé. So British. Si par malheur vous aviez l'outrecuidance d'interférer au tea time, elle serait fortement désappointée. Vous ne voudriez pas risquer une troisième guerre mondiale n'est-ce pas ? Quand elle aime c'est passionnément. Tout comme lorsqu'elle hait.

    C o l è r e. Ses colères sont à l'image de ses désirs: brûlants. Elle a beau paraître être une jeune fille calme, posée et réfléchie en public, en réalité il n'en n'est rien. Ses colères sont aussi terrifiantes qu'un tremblement de terre. Priez pour ne pas être présent à ces moments là. La plupart du temps elle attend d'être seule pour exposer toute sa rancœur, mais il arrive que parfois la haine envahisse son être et explose sans crier gare. Les objets fusent accompagné par une tempête de cris et un raz de marée de larmes. Des colères aussi violentes qu'explosives. Terriblement dévastatrices. Proches de l'hystérie. Mademoiselle ne supporte pas de perdre, vous l'aurez compris. La violence est alors le seul moyen de calmer toute cette animosité. Même si la colère n'a rien de noble ou de grand, elle fait vivre. Les sentiments les plus agressifs sont ceux qui vous donne l'impression d'exister. Cependant ces moments âpre laisse souvent place un sentiment de faiblesse extrême. Oui c'est être faible que de montrer ses failles.

    A v a r i c e. Qui est l'imbécile qui a osé dire en premier que l'argent ne faisait pas le bonheur ? Celui devait vraiment simple d'esprit ou vraiment trop crédule. Qui vous permet d'aller partout ? L'argent. Qui vous promet de ne jamais vous laisser seule ? L'argent. Qui est le seul ami fidèle de votre vie ? L'argent. Qu'est-ce qui fait tourner le monde ? L'argent. Serait-elle vénale ? Sans doute, oui. Savez vous à quoi ressemble son De toute façon tout le monde sait que sans argent point de bonheur. Savez vous pourquoi les pauvres sont malheureux en général ? Parce qu'ils sont sans un sous, voyons. Et personne ne peut dire le contraire: il vaut mieux pleurer sur une montagne de billet de banque que de rire dans une décharge, n'est-ce pas ? Il faut dire que Mademoiselle Starling a été élevé dans le luxe et le faste, une vie faites de déconvenue ne lui aurait jamais été convenable. Être enfermé dans ce miteux orphelinat est déjà insupportable alors sans un minimum de luxe, cela aurait été un véritable cauchemar. Essayez de vous mettre à sa place. De riche héritière à orpheline. Mais malheureusement pour elle ce n'est pas un conte pour enfant, et le beau prince charmant ne viendra point l'extirper de sa misérable condition. Nullement besoin de sauveur, elle se débrouille très bien toute seule. Cette princesse s'est délivré elle même de sa tour d'ivoire. La prochaine étape : tuons le prince et usurpons son royaume ! La richesse il n'y a que ça de vrai.


She won't L o o k at you, boy;
Cause she hides T r u e love, rejoice...

    Entendez vous au loin cette musique funèbre, lente et lancinante ? Ces quelques notes de piano qui semblent assombrir l'ambiance et l'entrainer dans le néant absolu. L'entendez-vous ? Elle, tout le temps. Sa vie est ainsi comme cette mélodie et elle la déteste, elle se déteste. Au fond elle est devenue tout ce qu'elle a toujours exécré. Mais il est trop tard pour faire marche arrière. Elle ne peut plus changer et c'est bien là tout son malheur. Alors elle préfère s'enfoncer dans la méchanceté la plus totale. Bientôt elle ne fera plus le mal que pour le mal. Plus d'intérêt. Plus de divertissement. Plus de vengeance ni même de représailles. Juste la satisfaction d'avoir brisé une vie comme on a put gâcher la sienne. Elle souffre mais ne peut extérioriser cette tristesse. Cette pesanteur d'âme lui fait l'effet d'un fardeau insupportable. Comment l'exprimer ? Par des larmes ? Ses yeux sont depuis bien longtemps asséchés, elle n'a pas sentit le contact humide des sanglots sur son visage depuis longtemps. Alors il faut oublier, oublier qu'on est malheureux, oublier qu'un jour on a été heureux. Le bonheur, tout cela semble si loin. C'est si simple à dire, cependant peut-on vraiment y parvenir ? Mais l'adversité de ce monde propose bien des remèdes au désespoir. C'est tellement simple d'être attiré par l'interdit lorsqu'on se sent faible et désemparée...on se promet de ne plus recommencer. Cette fois on y touchera plus. Mais l'envie est plus forte que tout, le désespoir nous envahit et nous plonge irrémédiablement vers la fin. Encore une fois. On veut sentir cette sensation de n'être plus sur terre, comme si cette enveloppe charnelle avait disparu, laissant l'âme voguer. On augmente la dose. Et on laisse son esprit quitter son corps ankylosé par le chagrin...Qui vois -tu de l'autre côté du miroir ? Une jeune femme forte et inébranlable ou une simple demoiselle sensible et fragile ? A travers tes délicats yeux de verre, qui distingues tu ? Elle est comme Alice, prisonnière de ses rêves. Un monde qui reflète ses peurs enfouies au plus profond de son être. Suis la Lapin Blanc, il te guidera. Suis-le. De quoi rêve t-elle la nuit ? Seulement d'affreux cauchemars, des peurs qui ne lui appartiennent même pas. Et pourtant elle les ressent comme si elles étaient siennes. Elle ferme les yeux un instant et rejoint son monde. Et pourtant lorsque l'effet s'estompe, tout s'effrite lentement. Elle revient à la terne réalité. Elle est désespérément seule dans cet univers. Et personne ne l'entend crier.

    Elle n'est pas cette fille sûre et fière que tout le monde imagine, elle ne l'a jamais été. Toute sa vie est basée sur la haine et le mensonge. Au fond tout ce qu'elle voulait c'est qu'on l'aime pour ce qu'elle est, rien qu'une fois. Mais ça n'est jamais arrivé et ça n'arrivera jamais. C'est vrai, qui voudrait d'un monstre ? Personne. Intérieurement elle est affreuse. Et même toute la pitié de l'univers ne saurait la rendre acceptable. De toute façon , la pitié est un des sentiments les plus haïssables dans ce monde, qui voudrait être apprécié pour sa faiblesse ? Pas elle. Alors elle fait semblant de n'être touchée par rien ni personne. Elle feint de posséder la place la plus enviable au monde. Alors qu'en réalité ce n'est qu'un leurre. L'illusion d'un bonheur qui n'a jamais existé.



C h e m i c a l . A t t r a c t i o n ;
.


Who's the most beautiful ? For sure: Mademoiselle.
.



You'd better not L o v i n g her;
Cause she's hot as H e l l ...



    Vivienne Westwood, Gucci, Fendi, Prada, Valentino, Armani, Dolce&Gabbana, Manolo,Weitzman, Alexander McQueen Jimmy Choo, Versace, Vuitton, Cartier, Chanel et Dior . Elle, superficielle ? Vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point. Les grandes marques de coutures sont vos amies pour la vie. Du moins c'est ce qu'elle croyait jusqu'à ce qu'elle arrive dans cet orphelinat où la mode n'existe pas. Il suffit de regarder toutes ces filles et tous les garçons qui se promènent dans les couloirs. Aucun style. Aucune classe. Aucun sens du goût. Un dépaysement total pour cette petite fille de riches. Que celles qui n'ont jamais envié les mannequin sur les podiums , lui jettent la première pierre. Hypocrites. Qui n'a jamais voulu leur ressembler ? Elle se souvient comme si c'était hier, de tous ces magasins de haut standing sur les plus belles avenues du monde. Londres. Paris. Milan. Tokyo. New York. Vous ne savez pas ce que c'est n'est-ce pas ? La sensation que vous pouvez tout acheter, que les vendeurs sont à vos pieds. Que le monde vous appartient. Des vêtements magnifiques pour une femme de goût, voilà ce qu'on vous murmure à l'oreille. Et bien sûr vous y croyez. Devant le miroir, elle s'admire. Elle regarde cette jolie blonde platine, les lèvres peinte en rouge portant du Yves St Laurent. Ce reflet de sa propre personne lui plait. Maintenant , elle le sait: oui, il lui faut absolument cette robe. Elle est parfaite. Tout autour d'elle, les noms des grandes marques de coutures s'étendent en toute lettre sur les devantures impeccables. Et derrière les vitrines éclatantes, vous regardez les mannequins qui semblent vous faire des signes enjôleurs. On est alors irrémédiablement attiré par la douce senteur des pulls en cachemire et des perfectos en cuir griffés par les plus imposants noms de la haute couture. Elle se sent emportée comme dans un tourbillon luxueux. L'argent vous brûle les doigts. Et sous le soleil la black card brille et prend des allures de trésor inestimable. Chaussures, sacs, manteaux, vestes, robes, et autres accessoires. Tout cela, vous voyez pour elle ça n'avait pas de prix. Mademoiselle voulait qu'on la regarde. Mademoiselle a réussi. C'était un moyen comme un autre de se consoler de la vie monotone et insipide que l'on mène. Et maintenant ? Sa garde robe lui manque mais elle n'a pas perdu son style irréprochable. Voyez-vous, la mode c'est bien plus qu'une façon de s'habiller, c'est une manière de penser.

    Faites place à la reine. Dans le couloir certains se bousculent pour désembouteiller la voie tandis que les autres rasent les murs. Le son des talons qui claquent sur le parquet arrive lentement jusqu'à vos oreilles. Pas de doute, elle approche. Une démarche aussi tranquille et appuyée ça ne peut être qu'elle. Toujours à vouloir qu'on la regarde. Cependant, priez pour qu'elle ne vous remarque pas. Pendant un instant, votre regard est capté par une longue chevelure blonde platine. Presque blanche sous les pâles rayons de soleil qui traversent les vitres sales de l'orphelinat. Naturel ? Peut-être, peut-être pas. La lumière transperce une peau d'une blancheur opaline. Une jeune fille portée par des jambes infiniment longue passe devant vous sans même un regard. La tête haute, presque dédaigneuse. Du haut de son mètre soixante-dix on ne voit qu'elle. Je vous mentirais si je disait qu'elle n'a rien de toute ces poupée blondes et plantureuses. En soit, elle en est le parfait archétype. Blonde, jeune et jolie. Pourtant comparée à toutes les gamines fashionista qui rêvent de strass et de paillettes, il semblerait qu'elle dégage une certaine sensualité. Une aura suave qu'on ne peut expliquer. A réfléchir on a l'impression qu'elle n'est sur terre que pour forcer les autres à la désirer. Serait-elle sortie tout droit d'une séance photo pour un magazine de mode ? C'est du moins ce qu'on se demande la première fois qu'on la voit. Elle pince ses lèvres peintes dans une couleur proche du rouge sang, parfait contraste avec le teint quasi blafard de sa peau. La fadeur de sa beauté n'est pas sans rappelé les photos en noir et blanc des starlettes des années cinquante. Rétro et glamour. On a le sentiment que, tout comme ces impressions sans couleurs, son image va s'effacer, s'estomper petit à petit dans notre esprit, pour laisser place à une page blanche avec quelques tâches jaunâtres rappelant la présence d'une image désormais disparue ou trop floue. Mais elle est bien là. Devant vous, avec un maintien parfait. Droite comme son éducation rigide. Cependant on regarde mais on ne touche pas. Du moins pas sans sa permission. Soudain elle tourne la tête et vous aperçois en train de l'observer avec intérêt. Derrière sa frange effilée, ses yeux de biches cernés de noir vous dévorent. Prenez garde à ne pas vous noyer dans l'océan presque gris de ses yeux. Un sourire de satisfaction apparaît sur son visage. Elle a réussi à capter votre attention. Quel est donc ce doux poison qui se répand lentement dans vos veines ?

    Même si la beauté est une bien courte tyrannie, elle n'hésitera pas à s'en servir pour vous faire ployer devant elle. Vous vous êtes laissé prendre au piège par cette beauté superficielle. Il est désormais trop tard pour vous. Mais ce n'est pas la candeur de Scarlett qui vous frappe et vous ensorcelle. Non c'est quelque chose d'autre. Ses gestes sont d'une douceur affable mais tellement langoureux. Comme un goût d'interdit et de tabou. Malgré cette volupté elle reste imperturbablement de glace. Si elle était la réincarnation d'un démon, elle serait sans doute Lilith, maîtresse incontestée des succubes. Elle vous attire. Elle vous révulse. Vilaine tentatrice qui pourrait même vous faire croquer la pomme interdite. Elle paraît parfaite. Mensurations comprises, bien sûr. C'est une charmeuse, une vraie. Pour être honnête c'est son seul pouvoir, elle compte plus sur sa plastique que sur sa force physique. Elle ne sait ni se battre, ni se défendre. Frapper quelqu'un se révèle être de l'ordre de l'impensable. De toute façon les mots sont plus douloureux que les coups, n'est-ce pas ? Et même si elle ose lever la main sur vous, elle ne vous fera sûrement pas grand mal. Mademoiselle est fragile. En un coup de vent trop fort on a même l'impression qu'elle va s'envoler comme une feuille. En apparences, en apparences seulement. Que cache le masque de la beauté ? Elle n'est pas la fille bien sous tout rapport qu'elle prétend être. Loin d'être un ange malgré la blondeur de ces cheveux, elle se rapproche bien plus du démon. Cette étrange monstruosité transparait parfois dans ses gestes, ne serait-ce qu'une fraction de seconde. On dit que les yeux sont le reflet de l'âme. Un seul regard tranchant de sa part vous glace instantanément le sang. Un conseil ne la désappointez pas. Ce physique avantageux ne suffit pas à cacher la noirceur de son âme. Peu importe qu'elle ait la peau aussi blanche que la neige et les lèvres aussi rouge que le sang, son cœur lui est désespérément aussi noir que l'ébène.






Dernière édition par Scarlett Starling le Dim 22 Aoû - 17:33, édité 36 fois
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MessageSujet: Re: Dancing with the dark ~   Ven 30 Avr - 14:07

H i s t o i r y . o f . V i o l e n c e ;
.



Mademoiselle & her recollections.
.


She is a W o l f in disguise;
That girl is a M o n s t e r, you know ?

    J'ai toujours cru que la vie débutait lors de notre premier souvenir. Dans ce cas quel a été le commencement de ton existence ? Je me souviens avoir pleuré. Était-ce si triste ? Non, au contraire, magnifique. A quel point ? Je n'ai pas les mots. Tu ne les as plus. Je pense. Mais j'ai l'impression que ce souvenir t'échappe, n'est-ce pas ? Sans doute. Dis-moi, avant qu'il ne s'envole définitivement. Ce souvenir semble flotter dans ma mémoire, tellement incertain, tellement nébuleux. Trompeuse réminiscence. Oui, il s'est perdu il y a bien longtemps de cela, errant entre rêve et réalité. Inconscient menteur. Je me ne rappelle plus. Vouloir ou pouvoir ?

    Si je me rapproche, il m'échappe, je m'éloigne, il m'obsède. Dis-moi. Je ne peux pas. Tu ne veux pas. C'est faux. Qui t'en empêche ? Moi. Pourquoi te mentir à toi-même? La vérité me blesse. Ce souvenir magnifique aussi ? Non. Alors pourquoi le cacher ? Le présent l'a rendu douloureux. Oublie-le alors. Je ne peux pas. Tu ne veux pas. Comment oublier le commencement de sa vie ? Qui te parle d'oublier ton souvenir ? Que veux-tu que j'abandonne ? Le présent. Pourquoi ? Sans présent point d'altération, sans altération point de tristesse. Sans doute, as-tu raison. Il est alors temps pour toi de renaître. Je ne peux pas. Tu ne veux pas. Personne ne peux renaître. Souviens-toi. Je suis ce que je suis. Tu es ce que tu fuis. Il est là mais je peine à l'atteindre. Brise le sceau de ta mémoire égarée.

    J'entends les voix qui s'entremêlent. Ouvre les yeux. Pas encore. Et maintenant ? Le bruit s'estompe, les voix deviennent murmures, le silence a reprit son droit. Un silence naturel ? Je ne crois pas, j'attends, l'assistance est comme suspendue dans le vide. Qu'attendent-ils ? La même chose que moi, sans doute. Qu'attends-tu? Le début. De quoi ? Je ne sais pas. Alors pourquoi attendre ? Parce qu'on me l'a demandé avant de venir. Venir où ? J'ouvre enfin les yeux. Que vois-tu. Mes yeux me font mal. La lumière resplendit-elle ? Oui, mais tout comme le silence, elle est artificielle. Que ce passe t-il ? Je renais. Non, tu nais. Quelques notes de musique d'une douceur extrême. Puis ? Mes yeux glissent lentement vers la scène et la je vois. Quelle est donc cette image qui resta à jamais gravée au plus profond de ton être ? Mon destin. Pourquoi ces larmes le long de tes joues ? Je ne sais pas, je ne comprend pas, mais je sais que désormais ma vie est là-bas. Où ? Sur cette scène. Le but de ton existence ? Je le crois, non en réalité à cet instant j'en suis persuadée. Tant de larmes et pourquoi ? Les notes se meurent. La fin ? Non le commencement, le début de ma vie.

    Ta vie et la scène ne faisait donc qu'un ? C'est ce que j'ai cru. Des rêves brisés, anéantis. Oui, réduit en poussière par un empire paternel despotique, froid et dictatorial. C'est sans doute ce qu'on appelle justice. Pourquoi dis-tu une chose aussi cruelle ? Crois-tu vraiment que tu méritais de pouvoir poursuivre tes rêves avec le mal que tu as engendré. Je ne vois pas de quoi tu parles. Menteuse. Tais-toi ! Faire et défaire les réputations c'était ton jeu préféré n'est-ce pas ? Arrête. Ces lettres tu les reconnais. Non. C'est pourtant ton nom ici et là ! Je ne veut plus t'entendre ! Pauvre petite fille riche, sais-tu combien de vie tu as gâché ? Aucune. Pauvre égoïste, imbue de sa petite personne, menteuse, menteuse. C'est faux. Menteuse. Je n'ai rien fait. Ça ne fonctionne pas ainsi, ce jeu tu en as toi même inventé les règles. Et alors ? Et alors...tu as brisé des vies et pourquoi ?

    Ils le méritaient tous, ces pantins détestables. Ainsi la voilà ta vraie nature. Je ne regrette rien. Pas de cœur, pas de remord, ta vie est ainsi : froide et tranchante. Crois-tu vraiment que je serait arrivé au sommet si j'avais eu un cœur ? Regarde, regarde ce que tu as fait ! A chaque fois que je relis toutes ces lettres j'en rit. Tu es affreuse. Non, la nature humaine est stupide, tellement influençable, ridicule, c'est pour cela que je m'en moque. Tu as fait tout ça pour terminer ici, comme c'est triste, qui rit maintenant ? Je ne suis pas morte, je reviendrai encore plus forte. Tu as disparu dans les abysses des mémoires, tu n'as jamais existé désormais. Je serais bientôt à nouveau sous les feux des innombrables projecteurs, acclamée, adulée, jalousée. Tu en es incapable, combien de temps s'est-il écoulé depuis la dernière fois où tu as effleuré le clavier d'un piano ? Je peux, mon rêve n'est pas insensé, je ne laisserais personne s'interposer. Entre pouvoir et vouloir il y a un gouffre. Notre vie dépend uniquement de nous, j'en suis persuadée. C'est ainsi, alors ? Ma vengeance débute maintenant. Les mots calligraphiés à l'encre s'estompent lentement du papier. Qu'ils disparaissent tous un à un, car ce qui est arrivé n'est rien pas rapport au jeu qui est sur le point de commencer. Voici donc la fin de cette correspondance maudite et le début de nouvelles liaisons dangereuses bien plus cruelles encore...



Now they are caught in a B a d romance;
& I want your R e v e n g e...


William O'Conell à Scarlett Starling.
Londres, le 13 septembre.
    Mon ange, tout le monde s'ennuie de votre absence. Votre petit jeu des lettres s'essouffle sans vous. Il était certes drôle d'abandonner toute cette nouvelle technologie, bien vite dépassée, et faire un retour en arrière pour correspondre, mais sans vos billets cela perd de son intérêt. J'attends, enfin nous attendons, votre retour promptement. Cette escapade compte t-elle durer encore longtemps ? Enfin, je connais quelqu'un qui se languit de vous chère amie. Quel sot ! Si candide, sûr de votre impeccable pureté et de votre pieuse sincérité. Comme c'est drôle de le voir ainsi mourir d'amour pour vous. J'en ais presque pitié pour lui. Le pauvre petit chiot pathétique abandonné par son maître cruel. Quand comptez-vous le laisser pour de bon au bord de l'autoroute en tant que bonne maîtresse indigne ? Il est vrai qu'il serait un atout majeur, répondant à vos quatre volonté, cependant il ressemble plus à un boulet qu'à une aide précieuse.

    Mais laissons cela de côté, saviez-vous que Mlle Else avait des vue justement sur ce bel Adonis ? Comme c'est amusant : votre rivale, amoureuse de votre laquais. J'ai rit jusqu'aux larmes en apprenant cette nouvelles et je suis sûr qu'en recevant cette lettre vous en ferez de même. Le destin joue en votre faveur mademoiselle, il semble vous offrir une quinte flush royale ! A mois que vous ayez d'autres problèmes en tête, me trompe-je ? Vous savez même un océan, aussi grand soit-il, ne suffit pas à stopper les rumeurs qui galopent à toute vitesse ! En particulier lorsqu'il s'agit de vous,très chère. Vous ne participerez donc pas au prochain récital des débutants ? Comme c'est dommage, Mademoiselle Else, y sera elle! Et qui plus est sera au centre des intérêts. N'est-ce pas frustrant de se faire voler son rôle ainsi ? Loin de moi l'idée de me moquer, c'est juste une question de principes. Vous savez ce que c'est, n'est-ce pas ? Ah non, bien sûr j'oubliais : « Nul besoin de principes pour gouverner. Quand on veut on peut, peu importe l'obstacle. » C'est bien cela ? La danse se fera sans vous, les chasseur de têtes accomplirons leur tâche également sans votre admirable personne. Quel dommage, un avenir si prometteur...

    Malheureusement je dois vous laisser. La raison: une autre fête organisé par Mlle B. Et comme vous le savez on ne fait pas attendre sa proie. Souhaitez-moi bonne chance, la conquête risque d'être ardue. Au plaisir de vous revoir, mon ange. Je vous quitte comme toujours avec mes sentiments les plus distingués.

Christian Shawn à William O'Conell.
Londres, le 15 septembre.
    Ah ! mon ami,
    Je ne sais que faire. Voilà maintenant des semaines que je n'ai toujours pas de nouvelle de Mademoiselle Scarlett, il semblerait qu'elle ne daigne pas répondre à mes lettres. Je ne cesse de penser à elle. Elle hante chacune de mes nuit, à chaque pas que je fait son nom résonne incessamment dans mon esprit. Son absence laisse un vide au plus profond de mon être. Je me languis. Mon cœur explose. Que dois-je faire ? J'ai essayé de l'oublier, et pourtant son doux nom me rappelle à l'ordre. Je suis esclave d'une femme qui ne me regarde pas. Je m'en veut tellement et pourtant je ne peux détourner mon regard. Je meurt. Oui, je meurt d'amour pour de beaux yeux qui ne m'appartiendrons jamais. Je meurt pour un rêve d'amour insensé. Je meurt pour avoir trop aimé. Je meurt submergé par le chagrin. Je meurt pour Mademoiselle Starling. Je devrai oublié, abandonné...mais je n'en n'ai ni l'envie, ni la force. Je suis prisonnier de sa beauté si pure. Je ne la mérite même pas. Ah..mon ami, que dois-je faire ?

    Par ailleurs je souhaitais vous parler de notre dernière rencontre. Pardonnez-moi pour ma réaction lors de la soirée de Mademoiselle Blake, je n'avais pas vraiment le cœur à plaisanter. Mademoiselle Else a dut être sans doute un peu dépité par ma froideur. Je voudrai m'excuser auprès d'elle le plus vite possible. Savez-vous où pourrais-je à nouveau la croiser ? Mes problèmes vous insupportent sûrement, mais je ne sais vers qui me tourner en cet heure. A bientôt mon ami.

Scarlett Starling à William O'Conell.
New York, le 16 septembre.
    Quelle est donc cette pointe d'ironie détestable que j'ai entraperçu dans votre dernière lettre,très cher ? Voilà que je m'absente quelques temps et vous oubliez déjà ce qu'est le respect. D'après vos dires, je devine que le petit jeu des lettres fonctionne à ravir: je me vois comblé. Il suffit que je lance une idée et tout le monde me suive. Ces moutons de la jeunesse dorée londonienne sont si amusants. Malheureusement, la bergère est retenue comme un oiseau en cage par son ô combien père « chéri ». Je ne sais pas ce stupide individu compte me retenir à New York, mais le moins longtemps sera le mieux. Sa présence m'est insupportable. Il m'ignore et m'oppresse tour à tour.Heureusement qu'il possède l'argent, sinon cela ferait bien longtemps que j'aurais quitté le nid, ou plutôt... la cage. Enfin qu'importe, il semblerai que le vent m'est apporté de bonnes nouvelles, n'est-ce pas ? J'ai eut le temps de penser un peu à tous vos dires, et ce n'est pas un chemin qu'on nous laisse, mais c'est une avenue aux proportions démesurées. Alors comme ça Else est tombée sottement amoureuse de Christian. Il était temps que cette bucheuse irréprochable dévoile son point faible. Je donnerai bientôt le coup de grâce et son nom ne sera plus qu'employé à l'imparfait.

    Cet imbécile de Christian n'est qu'un pion de plus sur mon échiquier. Je suis la reine. Et vous mon roi ? Quoi qu'il en soit cela tombe extrêmement bien. Laissez donc moi le temps de revenir, et bientôt, nous pourrons ramasser à la petite cuillère le pauvre petit cœur meurtri et brisé de Mademoiselle l'insupportable; rien ne va plus, les jeux sont faits.

    Bien, vous me parliez de Mlle Blake ? Une conquête ardue ? Laissez -moi rire. Elle ne brille par sa pureté et sa pruderie. Je pourrais vous sortir toute une liste: on croirait que tout Londres est déjà passé lui rendre visite ! Oubliez donc cette fille de mauvaise vie. Je vous propose un pari bien plus important et amusant. Blake est une proie facile, sans doute trop. Que pensez vous de Else ? Oui, l'archétype de la jeune fille bien sous tout rapport. Qu'en dites-vous ? Vous ne pouvez refuser une telle offre, surtout lorsqu'elle vous vient de votre amie d'enfance. Vous me faites confiance, n'est-ce pas ? Dans ce cas là il n'y a rien à craindre. Serez vous avec moi ou contre moi ? Du coté des gagnants ou des perdants ? Je ne vous connais que trop, vous ne pouvez acceptez la défaite.

    Le temps m'est bien trop précieux pour rester assise à cette table afin de vous écrire. Sur ce, adieux, William,bonsoir et bon succès.

Scarlett Starling à Blake Riverstrauss.
New York, le 16 septembre.
    Ma très chère amie,
    Je n'irais pas par quatre chemin : vous souvenez-vous du service que vous me devez après vous avoir sauvé de ce scandale il y a quelques mois ? Et bien il est temps de me l'accordez. Je crois que ce dernier sera toute à fait dans vos cordes : rejeter William et prenez sous votre aile ce cher Christian. Bien sûr cette relation doit être su de tous. Un tel retournement de situation risque d'amuser la galerie. Ce petit jeu risque d'être fort amusant et je sais pertinemment que vous aimez être au centre des attentions. C'est votre chance que je vous tend maintenant. Bien entendu je veux que cela reste entre nous. Scellons ici un pacte inviolable: le silence.
    C'est avec mes sentiments les plus sincères que j'ai l'honneur d'être, etc.

Nathan Starling à Arthur Riverstrauss.
New York, le 17 septembre.
    Cher Arthur,
    Il semblerait que ma jeune sœur ait encore,même loin de l'Angleterre, fait des siennes, les lettres sont à la mode grâce à elle, si j'ai bien compris ? Soit quoi qu'il en soit ! Si j'utilise ce moyen de communication c'est qu'il m'a paru plaisant. Je viens t'annoncer que nous rentrons à Londres dans quelques jours. Père a enfin décidé qu'il nous laisserait repartir seuls là-bas. Il ne l'a pas encore annoncé à Scarlett, cependant j'appréhende grandement sa réaction, car il est sur le point de lui dire qu'il a décidé de la retirer du Conservatoire de Londres. Je n'ose imaginer sa réaction, le piano c'est toute sa vie...je m'inquiète tellement pour elle, je ne sait rien de ce qu'elle fait en ce moment. J'ai l'impression que quelque chose de grave va se produire prochainement. Je déteste le sentiment désagréable de savoir qu'une ombre se profile au loin.
    Dans l'espoir de te revoir très bientôt, mon ami.

Blake Riverstrauss à Scarlett Starling.
Londres, le 19 septembre.
    Vos désirs sont des ordres, mademoiselle. Serais-je un jour capable de refuser une faveur à ma sœur de cœur ? La seule en qui j'ai une confiance aveugle. Nul ne serait s'interposer entre vous et moi, je scelle cette promesse avec mes mots et mon âme. Mais le temps me presse désormais , je ne puis vous écrire convenablement en ce moment même. Adieux, ma douce. Au plaisir de vous revoir le plus vite possible. Ma très chère amie, j'ai l'honneur d'être, etc.

William O'Conell à Scarlett Starling.
Londres, le 24 septembre.
    Vous seriez vous moqué de moi ? Blake Riverstrauss, une proie facile ? En vous écoutant, j'avais l'impression qu'elle était déjà à moi et voilà que je me fait rejeter. Moi, humilier sèchement en public! Et au profit de qui, je vous le demande ! Pour ce pantin, cet imbécile, ce niais de Christian. Je suis vraiment dépité. Je n'ai pas le cœur à toute ses mièvreries de séduction mademoiselle. Si vous voulez que quelqu'un séduise cette chère Else, adressez-vous à quelqu'un d'autre. Adieux.

Scarlett Starling à William O'Conell.
Londres, le 26 septembre.
    Serait-ce de la jalousie que j'entends, mon cher O'Conell ? Voyons, voyons, ce n'est plus de votre âge. Mais il est vrai que cela doit-être vexant d'être rejeté pour un pauvre petit chiot. Je ne comprend vraiment pas la réaction de cette chère Blake: vous laisser pour Christian. C'est à n'y rien comprend. Et sachez que cette décision me laisse plus que perplexe. Moi qui croyais la connaître, elle me déçoit, je croyait vraiment que c'était une jeune femme de goût. Prendre un jeune homme aussi naïf que lui comme favoris. Et vu son caractère, elle l'a déjà entrainé dans sa chambre pour pratiquer son jeu favoris. Mais je ne suis pas là pour parler de ses ébats mais pour compatir à votre malheur. Sachez que votre lettre si froide m'a fait de la peine.

    En ce moment même où j'écris, une idée vient de germer dans mon esprit. N'avez vous pas dit vous même que Mademoiselle Else était amoureuse de Christian ? Parfaite vengeance que voilà. ..occupez vous de les réunir et briser le cœur de Christian au moment opportun en lui voulant sa chère et tendre Else. Lorsqu'il sera fou amoureux d'elle, cela sera parfait. Laissez moi m'occuper du reste. Mon temps est écoulé, bientôt je ne m'occuperais plus de vous. Adieux mon cher ami et confident.

Prudence Harison à Mary Else.
Brighton, le 31 septembre.
    Savez vous ce que les « on dit » raconte en ce moment? Il se pourrait que Monsieur Christian ait quelques vues sur vous ! N'est-ce pas formidable ? Je sais déjà qu'il sera au prochain bal organisé par les Starling. Je vous conseille de le rencontrer à nouveau là-bas, c'est votre chance, saisissez là. Comme il me tarde de vous revoir et que vous me donniez tout les détails de votre rencontre.

    Je vous embrasse tendrement, ma chère amie. Au plaisir de vous voir à nouveau.

Christian Shawn à William O'Conell
Londres, le 28 novembre.
    Mon cœur est fragmenté. Je ne sais que faire. Je me perd totalement. Mes sentiments sont de plus confus et ambigu. Depuis que j'ai vu Mademoiselle Else à ce bal, j'ai l'impression d'avoir de profond sentiments pour elle. Elle seule est capable de me faire oublier les tourments que j'éprouve lorsque je pense à Mademoiselle Scarlett. Son sourire et la douceur de sa voix apaise mon âme, plus que quiconque sur cette terre. Cependant, je ne sais que choisir. Je suis conscient des sentiments qu'elle éprouve et pourtant j'ai peur de ne pas être à la hauteur.

    Et vous que feriez vous à ma place: entre un amour concret et un rêve idyllique. Entre Mary et Scarlett. Je soupire de désespoir. Je ne veux et je ne peux faire du mal à Mlle Else que j'aime de tout mon cœur. Mais je n'arrive pas à oublier le parfum de votre douce amie Scarlett. Elle est la seule pour laquelle je serai prêt à me sacrifier. Mais que dis-je ? Je deviens fou. Fou d'amour. Est-ce que l'on peut vraiment aimer deux personnes en même temps ? Que Dieu me pardonne ma folie. J'aime la douceur de Mlle Else et pourtant le mystère qui entoure Mlle Starling ne cesse de m'attirer un peu plus chaque jour. Je suis un incapable. Veuillez m'excuser de ce comportement. Adieux mon ami : continuez-moi vos soins et plaignez moi beaucoup.

Scarlett Starling à Christian Shawn.
Londres, le 1er octobre.
    Mon doux ami,
    Je suis plus que tourmentée par toutes les rumeurs. J'ai besoin de vous parlez. Je vous en supplie à genoux, rejoignez-moi demain à 16h30 précise au Trafalgar Square . N'en dites mots à personne. Je veux que ce rendez-vous reste secret pour tout le monde. De bien nombreux problèmes pèsent sur mon âme endoloris par le chagrin. Vous êtes le seul à qui je peut me confier. Vous êtes mon ami de confiance, que serais-je sans vous ? Rien sans doute. Je compte tellement sur votre présence, ne m'abandonnez pas, car dans ce cas je risquerais de faire un acte impardonnable.

    Avec toute ma tendresse, j'espère vous voir au rendez-vous demain.

Scarlett Starling à William O'Conell.
Londres, le 1er octobre.
    Demain 16h30 au Trafalgar Square. N'intervenez pas dans ma conversation. Emmenez donc Else. Et regardez simplement.

Mary Else à William O'Conell
Londres, le 3 octobre.
    Je ne puis encore croire ce que j'ai vu. Et vous dites que depuis le début Christian me mentait ? Qu'il allait voir d'autres filles comme Scarlett dans mon dos ? Je me sens si insipide; comment ais-je put être aussi aveugle et ne pas voir cette trahison. Vous croyez peut-être que je prend cela trop à cœur et que je fais des histoires pour rien mais j'avais de réels sentiments pour lui. Mon âme se fane, je me sens pour l'instant incapable de continuer à aimer. Je me sens blésée, étourdie par tant d'incompréhension. J'ai honte d'être en colère. Pour la première fois de ma vie je ressens cette jalousie au plus profond de mon être. Je suis si détestable.

    Mais je vous importune avec mes histoires. Veuillez me pardonner. Je voudrais seulement vous dire que je vous remercie de m'avoir ouvert les yeux, même si cette vérité m'a terriblement meurtri. Je ne vous remercierais jamais assez mon ami. C'est ainsi que l'on reconnaît les gens qui ont de la vraie valeur. Vous savez que la vérité doit primer et c'est mieux ainsi.
    Je vous prie d'agréer mes sentiments les plus distingués.

Christian Shawn à William O'Conell
Londres, le 3 octobre.
    Mon très cher ami,
    Mon âme s'est délestée de tout ses poids douloureux. Hier, j'ai eut un entretien secret avec Mademoiselle Scarlett. Et cette dernière m'a ouvert les yeux. Mon amour pour elle n'est que pure admiration. Celle que j'aime c'est Mary. Je peux enfin le crier : Mary je vous aime ! C'est grâce à la prévenance de Mademoiselle Scarlett que j'ai pu le découvrir. Elle est si charmante, elle qui aurait put se servir de la confusion de mes sentiments pour se servir de moi, elle n'en n'a rien fait et à préféré consolider mon amour avec Mary. Je ne serais comment la remercier. Si vous la voyez avant moi, dites lui combien elle est chère à mon cœur et combien je la remercie pour sa précieuse aide.

    Adieux, je vous quitte l'esprit libre et le cœur léger.

William O'Conell à Scarlett Starling.
Londres, le 4 octobre
    Très chère amie, ou devrai-je plutôt dire : ma très chère et diabolique amie ? A croire que la manipulation est devenu votre credo, moi-même, je n'aurais jamais pensé que ce plan aurai si bien fonctionné! Le pauvre chiot est désormais fou d'amour pour la prude, et voilà que cette dernière le déteste désormais. N'est-ce pas magnifique ? Ma vengeance est accomplie, je ne pouvait espérer mieux que cela.

    Enfin , bref, vous savez que les rumeurs vont vite, et il semblerait qu'en ce moment il y aurait comme un air de guerre ouverte dans la famille Starling, me trompe-je ? A ce que j'ai pu entendre votre travail au Conservatoire en pâti de plus en plus. Vos absences sont répétés et votre répétitions pour le spectacle se font rares. Se pourrait-il que le piano, ne vous intéresse plus ? La virtuose en vous s'en ait allée, c'est malheureux. Mais savez vous ce qu'il l'est encore plus ? Le fait que ma lettre s'arrête ici faute de pouvoir vous accordez plus de temps. Adieux, ma tendre amie.
    P.S: ci-joint les dernières lettres de Christian et Mary.

Scarlett Starling à William O'Conell.
Londres, le 6 octobre.
    Oh! Je vous en prie ne jouez pas ce petit jeu hypocrite avec moi. Vous n'êtes pas le moins du monde désolé pour moi et le fait que ma présence au Conservatoire se fasse plus rare, vous vous en fichez royalement. Alors ne prenez pas cet air détestable d'ami compatissant: cela sonne faux. Je ne vous connais que trop pour dire que dans votre bouche, ses mots sont insipides, creux et extrêmement déplaisant à entendre. Je ne fais pas semblant d'avoir des sentiments pour vous, alors s'il vous plait ayez l'obligeance de ne pas feindre une pseudo compassion. Nous ne nous aimons pas, soyons honnête. Chacun de nous est avec l'autre par intérêt. Je n'ai jamais eu autre choses que des relations hypocrites, mais vous êtes sans doute le seul différent. Le seul à qui je puis dire la vérité sans qu'il se presse d'aller pleurer son désespoir. En réalité nous sommes semblables: nous savons à quel point ce monde est faux et gangréné. Je porte un masque et vous le votre. En réalité tout ça ce n'est qu'une grande mascarade, une pièce de théâtre où il y a des pions, des acteurs si vous voulez, puis des gens comme nous au-dessus, les metteurs en scène, et parfois même les auteurs de ces saynètes. Je plains ces pantins de pacotille.

    Mais je ne vous écris pas dans le but de vantez nos mérites. J'écris pour vous mettre face à votre propre petitesse. Ainsi cette vengeance vous suffit ? Savez vous ce qui est déshonorant ? C'est de se faire rejeter par une fille facile au profit d'un jeune homme sans expérience. Voilà ce qui est déshonorant. Et vous savez ce qui ne l'ais pas ? Perdre la femme que l'on aime sans que personne n'en sache la raison, sans que personne n'en parle. Voilà que Christian s'en sort bien et que vous votre petite histoire n'a pas fini de faire rire la galerie! C'est injuste, n'est-ce pas ? La vengeance n'est pas terminée: vous avez fasse à vous une rose délicate dont le cœur est fané, et qui ne demande qu'une chose : être cueillie par un jeune homme aimable...tel que vous. N'avez-vous pas vu, elle vous réclame à corps et à cri maintenant! Elle reste d'une pruderie sans nom dans ses lettres, et pourtant en lisant entre les lignes, ce qu'elle réclame, c'est loin d'être une simple amitié! C'est la saison de la cueillette mon ami! Déflorez-là et donnez m'en la preuve: ainsi la vengeance sera accomplie. Mais le devoir m'appelle, je ne puis refuser.

William O'Conell à Scarlett Starling.
Londres, le 11 octobre.
    Pour qui me prenez-vous ? Un débutant ? Un acteur ? Ce n'est pas MA vengeance que vous souhaitiez que j'accomplisse mais la votre, très chère. Je n'entrerai pas dans votre petit manège, cette fois-ci. Mon histoire, contrairement à vos dires, est déjà partie dans les tréfonds des rumeurs vite oubliées. Mademoiselle Blake a vite succombé et oublié Christian. J'ai eu tout ce que je voulais. J'ai toujours tout ce que je veux: tôt ou tard. Puis Else est une proie fragile et par conséquent facile, cela ne m'intéresse nullement en ce moment.

    Mais, réfléchissons un instant: si j'accepte: quelle sera ma récompense ? Tout se négocie, ma tendre amie. Absolument tout. N'oubliez pas en plus d'être « faux et gangréné », c'est un monde de requin où le plus faible n'a pas sa place. Qu'en dites-vous ?

Scarlett Starling à William O'Conell.
Londres, le 12 octobre.
    Dois-je prendre ce temps de réponse pour une hésitation ? Enfin quoi qu'il en soit j'ai rit en lisant votre tant attendue lettre. J'aime cette vigueur d'esprit que vous avez là. Je savais pertinemment que cette bataille serait sans doute plus ardue à gagner. Vous n'êtes point bête, et laissez-moi vous dire que c'est dans cela que réside votre charme. Mais ne prenez pas cela pour de vaines flatteries pour vous faire céder, car je dois rajouter aussi que vous êtes fort naïf et trop sûr de vous. « J'ai toujours tout ce que je veux: tôt ou tard » c'est d'une drôlerie, j'en ai presque pitié pour vous.

    Mais en réfléchissant bien n'y a t-il pas une chose que vous n'avez eut ? Que vous avez pourtant désiré en secret ? Tellement soupiré dans l'ombre, que cela vous rend encore malade quand vous pensez à votre échec? N'y a t-il pas une personne que vous avez toujours voulu possédez depuis votre première rencontre? N'y a t-il pas une personne qui vous a rejeté froidement? N'y a t-il pas une personne que vous voulez ardemment sans pouvoir ? Osez dire que vous n'avez jamais pensez de cette façon...à moi. Obéissez-moi et je serais à vous. Ralliez-vous à moi et tous vos désirs seront des ordres. Sachez que je tiens toujours mes promesses. Et que je me vois reniée par tous si je ne tiens pas celle-ci! Un mot et je serais vôtre comme et autant qu'il vous plaira.
    Votre si désirée et dévouée Scarlett.

William O'Conell à Scarlett Starling
Londres, le 14 octobre.
    Pour vous: à la vie, à la mort.

Nathan Starling à Arthur Riverstrauss.
Londres, le 2 novembre.
    Je me vois malheureusement dans l'incapacité de répondre positivement à ton invitation. Pour être honnête, ce n'est pas l'envie qui m'en manque, mais la santé de ma sœur m'inquiète au plus haut point. Laisse-moi te confier un secret. Il semblerait qu'elle sombre de jour en jour. Depuis que père lui a annoncé la nouvelle, elle semble avoir perdu l'esprit. Quand il lui a enfin annoncé qu'elle ne partirai pas au Conservatoire de Paris et qu'il lui interdisait de continuer la musique, elle est rentrée dans une telle rage, une fureur qui me fait peur rien qu'à l'idée de la mentionner. Voilà depuis quelques jours qu'elle refuse de sortir et de s'alimenter. Chaque jour je l'entend étouffer ses pleurs derrière la porte close de sa chambre. Elle ère dans la maison comme une ombre. Ses crises de colères sont désormais quotidiennes et de plus en lus violentes. La maison vit au rythme des pleurs, des cris et des objets brisés. Père ne veut pas en entendre parler, il pense que sont seulement des caprices et que cela devrait lui passer bien vite. Mais j'ai peur de la perdre.

    Je n'ai oser parler de ça à personne, mais avant-hier je suis entrée dans sa chambre et je l'ai vu qui rangeait un sachet de poudre blanche. Elle n'a pas voulu m'en parler; elle a seulement crier en disant que je ne pouvais pas comprendre. Elle souffre et je ne sais que faire. Je suis impuissant face à son mal-être. Père reste sourd à ses appels et je suis forcé de faire comme si je ne savais rien. C'est trop dur. Si seulement ma mère était encore de ce monde, elle aurait su comment faire. S'il te plait, prie pour moi, prie pour que la situation s'arrange enfin.

Prudence Harison à Mary Else.
Londres, le 16 février.
    Ma chère amie, comme il est bon de pouvoir vous écrire à nouveau, cette petite escapade à l'autre bout du monde m'a épuisé! Mais voilà que je rentre à peine en Angleterre que j'entends déjà de nombreuses rumeurs, notamment à propos de vous très chère: alors comme ça vous filez le parfait amour avec Monsieur O'Conell ? Cachottière! Enfin je suis heureuse que vous vous soyez remis de votre rupture avec Christian. Je dois avouer qu'il cachait bien son jeu. J'ai entendu dire que pour lui la rupture a été douloureuse et qu'il s'est jeté à vos pieds en essayant de vous convaincre avec d'ignobles mensonges. Aucun amour propre ! En parlant d' amour propre et de Christian: qu'en est-il du cas de Mademoiselle Scarlett ?

    J'ai entendu beaucoup de choses ses derniers temps sur elle. Parait-il que la semaine dernière on l'a retrouvé ivre morte sur un trottoir après une fête en compagnie d'Alexander O'Conell . On raconte qu'elle côtoie beaucoup le frère de Christian en ce moment: et ce n'est pas le mieux pour sa réputation. Saviez-vous que cet Alexander a été arrêté plusieurs fois pour détention de drogue et pour s'être battu. Heureusement que la famille O'Conell a de l'argent pour étouffer les affaires. Enfin, cela ne nous regarde pas, n'est-ce pas ? J'espère seulement avoir de vos nouvelles très rapidement ma chère amie.

Scarlett Starling à William O'Conell.
Londres, le 16 février.
    Me boudez vous, cher William ? En tout cas c'est l'impression que j'ai. Pas une lettre, un mot doux depuis près d'un mois et demi, se pourrait-il que votre plan de séduction avance moins rapidement que prévu. Ce n'est pourtant pas l'impression que donne les rumeurs. Le petit couple parfait. Quelle photo attendrissante nous avons là ! Mais vous savez pertinemment que ce n'est pas cette image là que je veux voir. J'ai besoin d'un scandale pour me remonter le moral. Je veux des photos compromettantes d'Else. Sans cela notre petit marché ne sera plus valable. Pensez-y et très vite. Je m'impatiente et malheureusement pour vous la patience ne fait pas parti de mes qualités. Mon très cher ami, je vous attend désespérément, je me languis de vous. Je vous en prie rejoignez-moi le plus vite possible...avec bien entendu la preuve que j'attends en main. Je vous en conjure cessez de me tourmenter au plus vite. Sur ce, Adieux.

William O'Conell à Scarlett Starling.
Londres le 23 février.
    Quel doux despote que je reconnais bien là. Vous avez l'art et la manière de donner des ordres: vos mots sont cachés par une délicatesse feinte. Une main de fer dans un gant de velours. Voilà la description qui vous sied à merveille. Mais j'ai une annonce à vous faire: quand le bateau coule les rats quittent le navire. Et d'après les « on dit »: vous semblez sombrer tel le Titanic. A l'avenir choisissez donc mieux votre entourage: mon « cher » frère n'est pas la personne la plus appropriée pour vous sauver, au contraire, il vous maintient la tête dans l'eau...ou dans d'autres substances, n'est-ce pas ? Vous l'avez dit vous-même, nous nous aimons pas! Je n'ai aucun profit à tirer en restant en votre compagnie, très chère. Ainsi je romps le pacte que nous avons formulé par les mots.

    Vous ne m'intéressez plus: à vrai dire, les filles de mauvaise vie, ce n'est plus mon genre. Vous avez perdu votre standing et par la même mon respect et mon admiration. J'ai rarement l'habitude d'honorer la boue. Je regrette d'avoir eut l'outrecuidance de vous avoir désiré. Mais heureusement, aujourd'hui ce n'est plus le cas. J'ai enfin grandit, et indirectement, c'est grâce à vous.

    Ne dit-on pas que plus haut on se trouve, plus dur sera la chute. Ainsi c'est la fin de votre empire, Scarlett, vous avez perdu. Et vous savez pourquoi ? Vous avez perdu à cause de la chose qui vous a hissé au sommet. Vous avez perdu parce que vous n'avez pas de cœur. Vous avez perdu parce que vous méprisez tout le monde. Vous avez perdu car en réalité vous vous méprisez. Je préfère que cette lettre reste sans réponse. Je vous fait mes adieux définitifs. Puisse l'avenir vous apprendre cette leçon.

Nathan Starling à Sean Starling
Londres, le 24 février.
    Père, si je ne peux vous faire face alors je préfère tout autant vous écrire. Je sais que vous ne voulez pas entendre parler de Scarlett. Je vous ais surpris en train de dire que vous aviez envie de l'envoyez en pensionnat. Mais l'éloigner ne servira à rien. Sa douleur est profonde. Ce que vous prenez pour des caprices ce sont en réalité des appels de de détresse.

    Aujourd'hui dans la bibliothèque de la maison, je l'ai vu pleurer en lisant une lettre. Je ne sais pas de qui elle provenait. Mais pour la première fois de ma vie, j'ai vu toute cette souffrance. J'ai vu ses larmes coulés sur le papier, je les ais vu comme le symbole de son mal-être. Elle tente désespérément de s'en sortir, pourtant il semblerait qu'un événement l'en empêche encore. Lorsqu'elle m'a vu, elle a essayé de cacher ses pleurs. Tout le reste de l'après-midi, elle est restée enfermée dans sa chambre. Même la porte fermée j'ai entendu ses sanglots. Elle n'est pas aussi forte qu'elle veut qu'on le croit. S'il vous plait: parlez-lui, une fois au moins, une seule et unique fois. Aidez-la...

Scarlett Starling à Alexander O'Conell.
Londres, le 2 mars.
    Vous souvenez vous de la confidence que vous m'avez faite un soir ? Vous souvenez-vous quand vous avez dit vouloir par tous les moyens vous venger de votre famille et de votre frère, en particulier ? Et bien moi je m'en souviens, très bien même. Et j'ai la solution. Je suppose que votre frère n'a encore rien fait avec Else, et bien je veux l'exclusivité. J'ai entendu dire que cette idiote était « enfin prête ». Figurez vous en plus que votre frère, ce stupide don juan, s'est réellement entiché de cette pseudo sainte. Il refuse désormais de m'apporter la preuve de la perte de la virginité de cette parfaite sotte. Ramenez la moi. Quand le scandale aura éclaté, je pense que vous aurez atteint votre but ultime. Si vis pacem, para bellum.

Prudence Harison à Kyle Sullivan.
Brighton, le 30 avril.
    Je n'arrive toujours pas à croire ce qui s'est passé. Ce scandale était plus qu'inattendu. Qui aurait put croire qu'une vidéo des ébats de Mademoiselle Else circulerait sur internet alors qu'il y a quelques mois encore elle prônait l'abstinence jusqu'au mariage! Parait-il que c'est le frère de William lui même qui aurait pris cette vidéo, et c'est aussi pour cette raison qu'il aurait été mis à la porte de chez lui. Maintenant Alexander O'Conell vit dans la rue tel un SDF. C'est assez juste en comparaison au déshonneur qu'il a jeté sur la famille Else. Croyez moi les aristocrates de cette famille n'ont pas apprécié cette histoire. Au contraire! Le scandale a tâché leur nom ô combien respecté, maintenant dans les soirées, on les évite et on rit d'eux lorsqu'ils ont le dos tourné.

    Et maintenant, savez-vous ce qu'il advient de Mary: elle est en plein dépression dans un pensionnat pour jeune fille en Suisse ! Elle est suivit psychologiquement quasiment tous les jours et est même sous traitement médicamenteux pour éviter les crises d'hystérie. Elle a ruiné toutes ses chances de devenir une pianiste renommée. Quel dommage, elle qui était pressentie pour prendre la place de Mademoiselle Starling à Paris...Oh! Mais je suis en retard désormais. Je vous quitte. Portez vous bien mon ami.

Scarlett Starling à Christian Shawn
Londres, le 30 avril.
    Mon très cher et tendre Christian. Je ne sais que faire. Ces derniers temps ont été bien difficiles pour moi, je dois dire que la perte ma très aimable amie Mary m'a vraiment fait de la peine. Elle est partie sans même me dire au revoir. Mais ce scandale m'a mise hors de moi: comment peut-on penser à déshonorer une jeune fille aussi douce et attentionnée que Mademoiselle Else. Le pire dans tout cela c'est que je suis sûre que l'on accuse pas le bon fils O'Conell. Je suis persuadée que c'est en fait William qui a tout organisé. J'ai toutes les raisons de croire qu'en réalité il se servait d'elle, ce n'était qu'un simple jouet. Sûrement un des ses stupides paris dont lui seul a le secret.

    Je dois d'ailleurs vous confiez quelque chose qui me pèse sur le cœur. William me fait peur, il m'a récemment fait des avances et m'a clairement fait comprendre qu'il...oh je ne puis vous le dire sans vous choquer. Moi même cela m'a profondément outré: trahir Mary de cette façon alors qu'elle est en pleine dépression, c'est affreux. Je m'en remet à vous mon ami. Faites quelque chose: ne laissez pas ce crime impuni. Je vous quitte. Avec tout mon amour.


Blake Riverstrauss à Scarlett Starling.
Londres, le 16 mai.
    J'ai assisté à l'enterrement de William aujourd'hui. Et j'ai surtout vu que vous n'y étiez pas, est-ce une ultime vengeance ou alors la peur de montrer vos réels sentiments pour William ? Quoi qu'il en soit je suis sûre que vous savez plus que tout le monde ce qui s'est passé, suis-je dans l'erreur en disant cela ? William n'aurait jamais dû finir ainsi. Je suis sûre que vous seule savez pourquoi Christian l'a poussé sur ses rails ce jour là, n'est-ce pas ? Bien sûr tout cela reste entre nous. De toute façon il n'y a plus rien à faire: Christian a été arrêté la semaine dernière pour homicide volontaire. Il finira sûrement sa vie en prison, la famille O'Conell ne laissera jamais cette affaire. Christian sera jugé coupable quoi qu'il arrive. Tout le monde sait à quel point les O'Conell ont de l'influence parmi la magistrature. Deux vie de gâchées. C'est malheureux. Je vous quitte sur cette triste pensée. Espérons que le temps puisse guérir les blessures de tous.



You're a C r i m i n a l as long as you're mine;
& I want your L o v e...



    Les lettres s'envolent en poussière dans un feu éternel. Tu as vu ta vie défiler dans ces mots maudits. Tu as vu le mal entre ces lignes. L'encre comme un poison a transpercé ta peau et ton âme. Ainsi voilà comment l'histoire s'est terminée: tu as tué la seule personne que tu as aimé. Tu l'as tué parce que ton égo t'empêchais de reconnaître tes sentiments. Tu l'as tué car tu étais incapable d'avouer une quelconque faiblesse. Tu l'as tué car en fait tu n'es qu'une égoïste, bien trop imbue d'elle-même, bien trop fière pour avouer sa défaite.

    Tais-toi, je ne l'ais pas tué ! Ce n'était pas dans mes plans. Cela ne devait aucunement se passer ainsi. Ce n'est pas ma faute. C'est ce dérangé de Christian qui l'a poussé ce jour là, pas moi ! Je ne lui ai jamais dit de faire une telle chose. Ce n'est pas ma faute. Je suis celle qui a subit le plus de préjudices ici. J'ai tout perdu. Ma renommé, ma gloire, mon rêve..mon amour. Absolument tout ce que j'avais a été consumé, enterré en même temps que William. S'il a disparu, ce n'est pas ma faute.

    C'est donc tout ce que tu sais dire: « ce n'est pas ma faute ». Ainsi va le monde, donc ? Tu as tout perdu ? Et les autres, tu y penses un peu ? Tu penses à ceux qui ont perdu leurs enfants par ta faute, tu penses à ceux qui ont ruiné leur vie, à ceux qui ont été humilié, à tout ceux qui ont été manipulé, à tout ceux qui ont souffert à cause de toi. Finalement, il y a une justice dans ce monde car maintenant tu es la seule détentrice de la vérité, tu es condamnée à garder ce poids au plus profond de toi même. Mais tu sais tu as aussi brisé ta famille, tu te souviens, n'est-ce pas ? Comment peut-on oublier le jour où l'on condamne son frère: c'est impossible, pas vrai. Regarde : tu l'as tué lui aussi.

    Menteuse! Menteuse! Je ne t'écouterais plus à présent...je ne l'ai pas tué. Ce n'est pas moi qui conduisait cette voiture après tout. Ce n'est pas moi qui l'ai percuté. Ce n'est pas ma faute...n'est-ce pas ? J'aimais mon frère, je n'ai jamais voulu qu'il meurt de cette façon.

    Tu l'aimais ? Ainsi tu es capable de sentiments ? Comme c'est drôle. Tu regrettes alors ?

    Je n'ai pas à me sentir coupable de quoi que ce soit. Si cette voiture ne l'avais pas renversé je..enfin il serait encore là.

    Tu te trahie encore. « Je ». Cela veut tout dire, tu ne penses qu'à toi. Tu pense que tout ce qu'il t'arrive c'est la faute de ton frère, alors qu'en fait, tout est encore de ta faute. Tu ne comprend toujours pas ? Si ce jour là, il n'avais pas essayé de te rattraper après une de tes multiples colères, il ne se serait jamais trouvé à cet endroit, il n'aurait jamais rencontré ce chauffard. Tu l'as vu entre la vie et la mort pendant des semaines, tu n'as donc rien ressentis ? Pas même une once de culpabilité ?

    A quoi bon que je me rajoute de la culpabilité en plus. Une personne m'accusait déjà. Tous les jours il m'a regardé comme une meurtrière. Il m'a renié. Tous les jours il m'a...

    Il est ton père.

    Ne l'appelle pas ainsi ! Cet homme n'a jamais été autre chose pour moi qu'un étranger. Je ne l'ai jamais considéré en tant que tel. Je ne l'accepterais sans doute jamais. De toute façon il ne m'a jamais considéré comme sa fille. Tout ce qu'il voulait c'était un héritier qui puisse reprendre son empire. Je n'étais rien à ses yeux! Peu importe combien j'ai pleuré pour lui montrer que j'existais, peu importe combien j'ai crié pour lui dire que j'avais besoin d'attention. J'ai essayé d'être une fille modèle, il m'a ignoré comme si c'était normal. J'ai essayé d'être la fille la plus détestable au monde et il m'a ignoré comme si c'était normal.

    Et la dernière phrase que tu as entendu de lui: quelle était-elle ?

    « J'aurais voulu que tu sois à la place de ton frère ».

    Tu ne lui pardonneras donc jamais ?

    Quel enfant pourrait pardonner ? C'est l'homme le plus lâche que la terre n'ai jamais porté. Il a tout tenté pour son fils mais sa fille pouvait bien mourir devant lui qu'il n'aurait toujours rien fait pour elle, pour moi. Et quand bien même Elle est venue pour me chercher, il n'a pas eut un seul regard pour moi. J'étais comme un chien dont on ne veut plus et qu'on abandonne sur une route déserte en espérant qu'il meurt le plus vite possible. On l'abandonne sans se retourner, en se disant que demain ça sera déjà oublié. Voilà ce que j'étais pour lui...

    Mais tu n'es pas morte ? Au contraire, tu es encore plus forte. Il a perdu. Nathan est mort avant qu'Elle puisse prendre son dû...et te voilà parmi eux. Tu n'as jamais été aussi vivante que maintenant, n'est-ce pas ? Tu es loin de ton passé désormais. Il est temps de changer de vie, tu ne crois pas ?

    Imbécile, je ne suis pas vivante, je suis immortelle. J'ai pris ma souffrance et j'en ai fait ma force, j'ai pris ma tristesse et j'en ai fais mon arme, j'ai pris ma haine et j'en ai fais mon bouclier, j'ai pris ma colère et j'en ais fait mon allié, j'ai pris mon amertume et j'en ai fait mon piédestal. Et désormais me revoilà sur mon trône, au sommet. Je les ferait tous se ployer devant moi, quoi qu'il arrive, tu m'entends? Je suis celle qui renait de ses cendres.

    Tout ça n'a servit à rien. Tu n'as donc absolument rien compris...

    Si j'ai compris. J'ai compris mieux que tout le monde que dans un monde faux, gangréné et remplis de requins: tout se négocie. Il y a un prix à payer pour pouvoir dominer. J'ai aussi appris que le sang ne s'effaçait pas avec les larmes mais avec le sang. Le jour où je suis morte, j'ai su qu'on me donnais une chance inestimable, la chance de retrouver ma couronne.

    Qui aurait cru que ton âme serait blanche ? Personne, pas même toi. Qui aurait cru que tu te retrouverai dans le rôle meneuse aussi facilement ?

    La vie est un cycle. Il faut croire que je ne suis pas destinée à rester dans les bas-fonds. Je ne l'aurai pas permis. De toute façon , peu importe qui je dois briser, je ne laisserais personne me détruire une fois de plus. La vie est un jeu.

    Et que se passera t-il quand ta main sera mauvaise ? On ne peut pas gagner à tous les coups.

    Tu n'as pas compris, désormais c'est moi qui distribue les cartes. Je mène le jeu. Je ne peux pas perdre.

    Ainsi tout recommence encore et encore. Ta devise reste inchangée. Tu souffres en silence encore et encore. Tu mens encore et encore. Tu manipules les autres encore et encore.

    « Si tu peux tuer ton ennemi, fais-le, sinon fais-t’en un ami. »

    Tu n'as pas d'amis, soit réaliste. Ils te suivent car ils ont peur de toi ! Ils te craignent ! Ce n'est pas de l'amour.

    « Il est plus sûr d'être craint que d'être aimé. »


D o n ' t . d r e a m . t o o . m u c h ;
.


And in your dreams, Mademoiselle ?
.

Let's have some fun, this B e a t is sick;
Are you in the G a m e, honey ?



W h i c h . w a y . w o u l d . y o u . f o l l o w ?
.
    On ne nait pas voyageur, on le devient et on le demeure. Ragnarok & Erèbe. Entre les deux son cœur balance, pour le meilleur comme pour le pire. Que cela soit dans vos rêves ou dans vos cauchemars : vous aurez bientôt peur du noir...


W h a t ' s . y o u r . n a m e . d e a r . p u p p e t ?
.

    Alice. Mademoiselle Alice je vous prie. Oh, mais ne serait-on pas en retard pour l'heure du thé ? Oui du thé chez le Chapelier...Toqué, bien entendu.Quel chemin emprunter ? Suivons le Lapin Blanc seul lui pourra nous conduire...mais il est fou lui aussi. Il n'y a rien à faire tout le monde est fou ici.


W h a t . a . f a k e . c h i m a e r a !
.


Welcome to W o n d e r l a n d ,my dear;
We are all M a d here , you know ?


    Mademoiselle Alice quelle sorte de rêves étranges vois-tu à travers tes yeux de verre. Entendez-vous au loin une voix cristalline qui fredonne une froide chanson d'amour perdu. « Ce piège que j'ai tendu, ce fil de couleur cerise ».L'écho se rapproche comme le chant d'une sirène qui vous ensorcèle. « Tombe dedans esclave de mon amour, tu ne peux pas y échapper ». Un pas de plus vers la source claire du chant. « Tu ne peux pas y échapper ». Et là le charme s'évanouit lorsque votre regard se pose sur une fillette d'à peine dix ans qui se tient devant vous aussi droite qu'une petite danseuse de boite à musique. Ses deux grands yeux d'un bleu profond vous fixe et dans ceux-ci il vous semble pouvoir toucher toute l'innocence et la candeur de l'enfance à l'état pur. Derrière ces jolies boucles blondes, ornées d'un gros ruban, qui encadre un pâle visage de porcelaine, se dessine un joli sourire rassurant. Cependant ses gestes sont indolents et fades comme si son cœur s'était consumé et se vidait lentement. Pauvre petite perdue dans d'affreux cauchemars, pensez-vous. Oui, pauvre gentille petite fille. N'avez-vous pas envie de la protéger ? Regardez là, si fragile, si seule. Comment pourrait-elle être une ombre maléfique ? Impossible. Elle ne mérite pas d'être là. Prenez là sous votre aile, il n'y a que cela que vous pouvez faire pour elle. Mettez vous en route, le rêve n'attend pas. Derrière vous,l'enfant vêtue d'une jolie petite robe bleue ciel qui s'arrête à la hauteur du genoux, s'avance d'un pas léger en trottinant délicatement. Ses petits souliers vernis résonnent tout doucement. Elle sourit beaucoup et parle peu. Mais soudain sa voix s'élève. Non, ce n'est pas à vous qu'elle parle.

    Vous remarquez alors qu'Alice tient docilement, serré tout contre son cœur, un lapin en peluche. Grisâtre et décousu. Il porte un élégant veston vert sur lequel est accroché une jolie montre à gousset dorée au bout d'une petite chaine. L'aiguille semble s'être arrêtée sur l'heure du thé. Oui, buvons du thé, Alice, c'est l'heure ! Avez-vous des hallucinations ou venez vous de voir un lapin en peluche parler ? Non votre imagination ne vous joue pas des tour, blottit dans les bras de la petite la peluche s'était bien mise à parler. Mais maintenant vous n'avez qu'une envie c'est qu'il se taise. Comment un animal en peluche peut-il être aussi volubile ? Toutes ses paroles ne semblent avoir aucun sens. Vous vous sentez énerver..et pourtant vous n'osez rien dire: Alice est si mignonne. Mais voilà qu'il continue de parler, de parler encore et encore. Si j'étais vous je ne ferai pas ça. Faire quoi ? Ce que vous alliez faire, pardi. Et qu'est-ce que j'allais faire au juste toi qui est si malin comme lapin ? Pourquoi me le demander à moi, vous le saviez, non ? Parce que vous venez de dire de ne pas le faire! Faire quoi ? Prenez une grande respiration. Ne vous énervez pas contre lui, après tout Alice l'apprécie, il vous suffira de faire un petit effort. Si elle le supporte, vous aussi. Oui, un tout petit effort et cela devrait aller...

    Vous partez en éclaireur. Au loin la voix du lapin résonne encore. Vous voilà soulagé de le quitter un instant. Mais vous n'auriez jamais dut leur tourner le dos. Alice, je ne l'aime pas celui-là. Que dois-je faire, alors ? Peindre les roses en rouge , Alice ! Mais je n'ai pas de peinture...Pas besoin de peinture quand on a du sang, Alice. Comment fait-on pour en avoir ? Je pense qu'il devrait en avoir. Dois-je lui demander ? Non prend tout...jusqu'à la dernière goutte. Je peux vraiment ? Mais oui, Alice, il n'y a rien de mieux que le sang. Pas même le thé ? Pas même le thé. Comment dois-je m'y prendre ? Qu'on lui coupe la tête !

    Derrière vous vous entendez les petit souliers de la fillette. Pas d'inquiétude à avoir, ce n'est qu'Alice. Vous ne prenez même pas la peine de vous retournez. Si seulement vous aviez sut combien vous aviez tort. L'heure du thé en compagnie de la faucheuse à sonné pour vous, ne soyez pas en retard. Tic. Tac.

      A v a n t a g e s;
      .




      I n c o n v é n i e n t s;
      .






W h e n . d a r k n e s s . t u r n s . to . l i g h t ;
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Who's that geek ?
.

What's going on the F l o o r ?
Just D a n ce, gonna be okay...

    Comment avez-vous connu le forum ? ; Voyez vous il été tard, il faisait nuit, y avait un peu de brouillard et là j'ai vu de la lumière et donc vous me croirez jamais mais.../PAN/
    Avez-vous des suggestions à faire ?; J'veux beaucoup de membres è_é /PAN/
    Combien de temps pourrez vous accorder au forum ? ;10/10 Big Brother is Watching You ♥
    C o d e ; {Mademoiselle s'accorde le privilège de s'auto valider ♥}


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