{-Ismael Tchaïkov


Quand la faucheuse réclame son dû...
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 {-Ismael Tchaïkov

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| M e s s a g e s : 112
| H e r e . s i n c e : 27/06/2010

MessageSujet: {-Ismael Tchaïkov   Dim 27 Juin - 22:02

Who are you ?
Here, even darkness can't hide you...

I d e n t i t é ;
.




Feat: Kaito de Vocaloide.



    Me, myself and I.
    .


    Il y a des ratés qui ont la prétention d'être modestes, et qui font les modestes pour faire croire qu'ils ne sont pas des ratés.


    Nom : Tchaïkov
    Prénom : Ismael Popov
    Date de Naissance: 06/05/1992
    Nationalité: Gens du voyage? Sans nationalité et sans contrées pour mère,
    moi et les miens voyageons de terre en terre: vous l'avez devinez, je suis Roms.
    Date d'arrivée à l'Orphelinat : 06 /05/ 2007
    Qualités: Attentionné, attentif, stratège, réfléchit, social, psychologue,
    facile à vivre, fêtard, débrouillard. beau parleur, charmeur et beau gosse... What else
    Défauts : Manipulateur, lâche, profiteur, opportuniste, acteur, menteur et hypocrite



C a r a c t è r e ;
.


What do you think ?
.



Kawaï et choupette. Sweety and muppet. Que veux tu que je sois kracivaia diévochka ?

Je suis ta petite Muppets chérie pour la journée, alors sache que je m’adapte à toutes tes volontés!

Par où commencer ?
Les mauvaises langues ont bien des manières de me nommer.
Escort boy ou mal façons, petit malsain ou joyeux coquin, je suis souvent critiqué par les garçons.
Il est vrai qu’au premier abord on peut se méprendre sur mes pensées. Mais rassurez vous belles adorées, mon amour pour vous est pur et tendre. Il n’a de limite que celui de vos souhaits… mon égo n’existe pas, il s’efface devant vos doux minois. Je n’ai pas de limite pour vous satisfaire, votre Muppets aime bien trop plaire.

Mon mode de fonctionnement est bien facile, il se comprend en un battement de cil:
Achète moi de quoi faire briller mes yeux et je te lécherai la main en vulgaire petit chien, je réaliserai tes souhaits….je serai ton géni malin : Frotte la lampe belle Jasmine, je ferai partir ta triste mine. Plié en quatre pour tes besoins, amoureux sans lendemain : j’accepte toutes tes attentes. Préfères-tu un jeu plus coquin ? Dis moi ce qu’il faut pour satisfaire… dis moi ce que je dois faire pour te plaire. Chuchote à mon oreille tes souhaits, viens donc te confier… j’exaucerai tous tes caprices, je chasserai tous tes supplices.

Qui suis-je ?
Moi, je ne suis que simple Lolita, malabar et bonbon sucré entre vos jolis bras… mesdemoiselles adorez moi et aimez moi…J’adore ça ! Gout de citron et de réglisse, mon cœur ne connait pas les vices.
Moi, je suis douceur et miel, pluie de couleur et arc en ciel... à moins que tu préfère quand je suis cassis, acide dans un ennuie factice ou que je vire simplement chocolat, amère et sombre sans toi.
Peu importe mon gout finalement, ta petite marionnette restera toujours le centre de toutes les attentions : des filles comme des garçons… Il était en effet écrit sur mon emballage que je serai beau parleur quelque peu volage. J’ouvre la bouche et on m’aperçoit, je la ferme et on me plussoie. Je sais cependant me faire oublier quand on me cherche des ennuis. Qu’ils m’aiment ou me haïssent… nul n’ignore ma malice.
On me veut et on s’arrache ma présence, il faut croire que vous aimez ma décadence.
Sociale et amusant, j’ai beaucoup d’autres connaissances qui réclament ma présence : A droite et à gauche… tu veux me garder ? Personne n’a ma priorité tu sais… il faut savoir partager ses jouets!

Tu veux connaitre ma personnalité ? C’est tellement dur de la raconter.
Tantôt romantique et délicieux, tantôt déprimé et mystérieux… Je suis pour l’une un charmant petit chat, Neko qui fait « miaaaa » dès qu’elles lèvent leur petit doigt. Pour l’autre, je serai la poupée qu’elle voulait petite ou le frère brisé qui jamais ne la mérite.

Par cette capacité, c'est cela ma principale qualité:
Chacun de mes sourires enfantins et mes moues de chagrins… Chacune de mes larmes de crocodiles et mes rires subtils montre que moi je sais m’adapter, comme un gentil petit jouet qu’on glisse dans son sac préféré ! Je mériterai un prix pour savoir si bien jouer la comédie. Il est vrai qu’on ne sait jamais quand je suis sérieux, menteur de première, il est dur de savoir si je suis vraiment heureux.
De bonne réputation, mes amis se compte à la pelle, si l’on veut parler piston, je suis celui qu’on appelle… car mes relations sont légions, et ce dans tous les domaines.

Lunatique et attentionné, une chose reste cependant inchangée, ton petit Ismael pour la vie est toujours parfait, toujours bien habillé. C’est toi seule qui choisit si je suis marin ou prince dorloté. Bijou et féminité, masculin et sobriété… tout me vas et tout me sied ! J’adore travailler mon élégance et changer d’apparence. J’excelle dans ses domaines, ma présentation est toujours soignée.
Veux-tu m’admirer ? Bien sur… comment me résister ? J’adore que tu aime autant me regarder…

Alors…Veux-tu m’adopter ?


Tu veux faire la fête ? Viens que je te montre mon univers de paillette.
Je suis toujours invité. Pour toi je serai the white bunny au pays des émerveillés.

Moi je sais comment faire pour que tu te laisse aller, je sais détendre aussi bien que je sais charmer. Les gens je sais tellement bien les analyser… Alors laisse ta défense et tes murs de protections, pour me résister il ni a pas de solutions.

Agile comme une marionnette, je me tire de mauvaises situations par quelques pirouettes… toujours fuyant la violence et les difficultés, je suis toujours là où l’on peut me sauver.
Rusé renard et corbeau au fier ramage, mon passé m’a apprit les gestes de filou et les réflexes qui sauve les vies des inconscients, je sais esquiver bien des tourments, tant et si bien qu’on ne me prend jamais haut la main.
Un coup d’avance sur l’échiquier, si tu me prends pour un écervelé je risque de t’étonner…


Tu cris, tu hurle, tu me hais ? Tu veux partir et me laisser ? Tu pense pouvoir, de moi, te séparer ?
Laisse moi rire, son cristallin et envoutant, et te prendre dans mes bras, effacer tes lames et les mauvais sentiments.
Laisse moi te faire oublier tes craintes et tes débats, car après tout je suis la seule petite poupée de ton cœur, que tu vive ou que tu meurs. Entouré et toujours apprécié, ta muppet sait que tu ne peux t’en passer. Parce que je suis ton petit jouet, ton confident attentionné… je connais presque tout tes secrets ♥

De tes avis, de tes amies et de tes chagrins… Ismael restera le gardien, jusqu’à sa prochaine gentille maitresse avec qui, toujours, il confesse ce qu’il sait, parce que ta muppet ne sait pas garder un secret.

Alpha et omega… je suis le tout et surtout le rien, sans vraie personnalité, personne ne peut me résumer et m'emprisonner. En effet comment réussir à contrôler ce qu'on ne peut expliquer?

Manipulateur et taquin, et si c’était toi le jouet entre mes mains ?





P h y s i q u e ;
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What do you see in the miror ?
.



Il est si classique de se décrire par quelques traits et pourtant si peu pratique de devoir ainsi se dessiner. Déshabiller sans pudeur mon physique des plus envieurs… jeter en pâture mon allure, c’est là la principale activité de notre si superficielle société. Admiration mal camouflée ou curiosité mal placée ?

Le portrait est bien délicat à réaliser… plusieurs style peuvent s’y entremêler, semblable à un délicat balai savamment orchestré.
Car bien que d’une beauté sans pareille, je l’avoue, la grande partie est artificielle. J’ai fait de mon apparence mon métier… il est normal d’essayer de l’améliorer.

De mon allure, en premier point je dirai, qu’elle est loin d’un cliché pictural ou d’une immobilité sculpturale.
Je bouge et me modifie au temps… mon physique change à chaque printemps. Loin d’être une statue glacée, je suis soleil et fusion, je m’adapte à toutes les saisons. La couleur n’est pas fixée, le coup de pinceau ne fait que se modifier, le trait ne fait que s’améliorer.
Oublier vos bases d’art plastique… ici je n’aborderai que la pure esthétique. Celle qui tantôt sensuelle et tantôt naïve, fait chavirer le cœur des filles.


Seule une mélodie fait pas quelques cuivre et violons, peuvent ensemble décrire à l’unisson, l’attraction que je provoque... la douce mélodie qui ensorcèle par ma taille et ma douceur de demoiselle. Loin des allures trop masculines, je suis ce qu’on appelle un androgyne.
Oh, ma mâchoire possède pourtant quelques angles droits, ma fine musculature pourtant se voit mais je cultive avec attention cette apparence de jeune garçon, frêle enfant étrangement oublié par le temps. De haute taille, plutôt élancé, je domine la foule en quelques foulées.

J’ai les traits fins et délicatement ouvragés, qui peuvent s’éclairer en un instant d’un sourire éblouissant. Mon regard pur est d’un bleu outre mer, tout aussi brillant et loin d’être austère. Mes cheveux azur ne sont bien sur pas naturel, mais cette couleur me sied à merveille. Faisant ressortir ma peau rosée chatoyante aux reflets de l’astre doré… je ne suis certainement pas bronzé, le reste de mes gènes russes à ne pas douter.
Toujours bien habillé, façon dandy anglais… j’ose et je mets tout ce que je peux trouver.
La voix chantante, douce et séduisante ; je prends toujours soin de bien parler et de trouver les mots adaptés… Sourire charmeur et dragueur, regard voilé pour envouter.

Mais mon physique étant bien changeant, chaque jour il est différent ! J’use et abuse des produits de beautés, véritable demoiselle à ce sujet, et de quelques subterfuges pour tromper.




H i s t o i r e ;
.

Do you remember ?
.

D’aussi loin que je me souvienne, la neige m’a toujours envahit et toujours accompagné. Tout comme l’éclat fantomatique de la lune, l’odeur épicée des alcools et des filles, la neige faisait partit de moi… elle fait partie de mon histoire. Flocons délicats tombant doucement dans un silence rêveur, couverture glaciale qui faisait rougir mes joues et mon nez, rougir mon cœur au plus profond de ma poitrine. La nature était toujours endormit, revêtue d’une blancheur virginale que les hommes ne pouvaient salir, qui resterait éternellement. Le vent du nord, pur et vif, était tapi, toujours prêt à surgir quand je m’y attendais le moins pour créer d’immenses tourbillons blancs qui m’hypnotisaient et me faisait rêvasser, décrocher du monde. Le ciel, immense et blanc nous guidait jusqu’à l’horizon, il était notre peinture de cathédrale, nos vitraux fantomatiques. Certains grandissent au soleil et vivent devant les toiles d’artistes… devant les sculpture de marbre ancien, moi ma vie était décorée par les ballets de blanc et de gris qui flottait bien loin au dessus de moi et par les œuvre que le vent et la glace façonnaient sur les arbres. Par le tintement des flocons qui frappaient les vitres.
Je crois que c’était une vie onirique, un univers désert, immense et sans frontières, que nul ne peut imaginer ou comprendre sans l’avoir vécu… un monde où les rires et les chants ne semblaient vouloir se taire et se mêlaient au vent, aux bruissement des sapins et aux crissements de la neige sous mes pas.
Des carrioles aux couleurs folles, rouges, vertes, bleus… un tableau fauve, brute et sans complexes, qui n’a rien à cacher et qui donne tout ce qu’il possède dès le premier regard. Il suffisait de savoir ouvrir les yeux et de savoir oublier les choses inutiles de la vie pour comprendre la beauté sans égales de ma vie. Plus rien ne comptait, j’oubliais le confort que je n’avais jamais connu, la chaleur d’un feu de bois dans une grande demeure et les gouts de quelques mets raffinés : les chevaux qui hennissaient et couraient soudainement dans un trot rapide… l’odeur de leurs souffle brulant, leurs peau et le roulement de leurs muscles, cette liberté si grisante… aussi grisante que ta présence en tête de file…. Au milieu des « hommes » et de leurs violons que je n’osais pas fréquenter. Pas encore…
Tout cela me suffisait et me comblait de bonheur.
Après la neige c’est ta présence qui me revient toujours. Elle me hante et me réchauffe, brulant mon cœur dans une douce nostalgie à l’odeur acre de fumée de cigarette russe et de vodka. Toi…
La torpeur, le corps engourdit, nous marchions tous dans une valse immense, sans fin, qui nous menait au delà de biens des frontières, au delà de bien des pays, sans se soucier de nos vies et des dires des passants. Un manège, une caravane éblouissante comme un cirque ambulant où chaque personne représentait un avant gout de liberté et de mystère. Suivant le rythme des saisons, n’écoutant que l’envie qui nous tenait le corps, ma famille avançait fièrement de ville en ville. Tziganes… nous étions tous une grande famille, tous des frères et des sœurs… tous des mères et des pères riants sous la neige et l’hiver.
Parfois le froid disparaissait, le soleil venait nous réchauffer et la neige tombait dans mon âme, à gros flocons, et j’étais alors impatient de retrouver le paradis blanc qui s’étendait à perte de vue.
Parfois… c’était la tempête, nous chavirions tous au milieu des éléments, nous hurlions et nous prions pour un lendemain plus clément. Nous étions de frêles créatures bravant ce que la terre à fait de plus puissant… nous n’étions rien, petites choses sur deux pattes impuissantes. La grêle sombrait, frappait en tout sens dans un bruit de guerre et de bombardement. L’éclair et le tonnerre rugissait sans fin, et tremblant, je me cachais prés de toi sans bruits, sans rien dire… tu me prenais dans tes bras et nous restions alors seuls dans le noir à l’abri, sourd à la peur et soudainement conscient que quelque chose avait pris possession de nos âmes. Une paix de courte durée qui me faisait désirer la tempête encore plus que la neige. Mais ceci n’est que le prémices… la page de couverture de ce qui fait ma vie et qui commence il y’a bien des années, dans les montagnes de l’Oural.
Je n’étais pas des votre, je le savais depuis le début. Tu me l’avais répété tant de fois de manière si dédaigneuse… et pourtant… pourtant j’étais chez moi, moi et mes longs cheveux blonds et mes grands yeux verts ébahit devant les paysages qui défilaient. Je n’étais pas des votre mais vous m’aviez accepté, tout bébé, vous étiez la seule famille que je connaissais et que j’avais. Et cela me plaisait. Je n’avais pas vos teints foncés par le grand air, j’enviais tes cheveux noir au reflets bleu comme les nuits sans lunes. Je voulais tes prunelles sombres. Je jalousais tout votre être mais je vous aimais pourtant tant… Je n’étais pas la grâce sensuelle et ardente des filles, leurs caractères tout aussi brulants et impatients. Mais ce n’est pas encore l’heure d’aborder ce passage de ma vie. Il faut commencer par le début… par l’aube de ma vie.

............

Mamie Hiocka me le disait souvent avant que je m’endorme… avant de m’embrasser et de me border dans sa roulotte. Mon histoire… ma deuxième naissance.

............

Qui étais-je avant ? Je ne le sais pas… qui était mes vrais parents ? Je ne le sais pas non plus.
Je m’en moque tellement… je pensais qu’il n’aurait aucune influence sur ma vie et tu le disais aussi en me regardant de haut, comme pour me rassurer, à ta manière. Tu te trompais et je t’ai cru encore une fois… stupidement. Je ne savais pas que le sang, celui qui coule dans mes veines allait me séparer de toi, de vous… de la neige et de son hivers éternel.
Personne ne sait mon vrai nom et personne ne sait comment, sans raisons, je me suis retrouvé au dessus de ce monticule de neige loin de toutes villes et de toute habitation, dans le froid et dans une couverture noire pour me sauver du vent mordant.
J’avais déjà les cheveux blonds comme le soleil et déjà les yeux d’un vert émeraude. C’est cet éclat de mes cheveux, qui, paraît-il, avait attiré Mamie Hiochka à me trouver. J'avais cet air angélique que j'ai encore, et j'avais un sourire faible et confiant sur mes lèvres bleues et gelées.
Mamie Hiochka, la tireuse de tarot la plus célèbre de la région selon ses dires… qui avait lut dans les cartes qu’une trouvaille serait sur son chemin et qui c’était éloigné du groupe pour la chercher. Mamie Hiochka, une roms aux immenses robes rouges sombres et aux châles de dentelles typiquement russes qui n'avait rien d'une personne âgée. Le genre de femme qui m'attire et me réconforte encore. Sublime et magnifique, sans age et protégée des dégâts du temps par sa bonté d'âme... Mamie Hiochka qui fut pendant bien longtemps mon unique protection contre le monde et sa violence, moi qui ne l'ai récompensé qu'en lui causant tristesse et frayeurs.
C’est elle qui m’a ramené, pleurant et glacé vers la chaleur de vos corps et de votre amour, qui m’avait réchauffé et amené sans regarder en arrière… Je lui dois la vie, et je lui ai pris la sienne, j'ai déchiré sa famille sans aucun remord. Mamie Hiochka, qui sans le savoir avait sauvé la vie du monstre que je suis.
Mamie Hiochka ne me l’a jamais dit … mais après m’avoir trouvé elle avait encore une fois tiré les cartes, pour connaitre ma destinée et mes bonnes étoiles. C’était la faucheuse qui était apparut… immense carte sombre, épée de Damoclès au dessus de ma tête. Et depuis ce funeste tirage, Mamie Hiochka ne tira plus les cartes jusqu’à sa mort, elle me donna plus d'attention et d'affection qu'à ses propres enfants, qu'à toi et ta sœur. Elle fit tout pour mon bien, mon donna un prénom: Ismael, sans que je ne connaisse la raison, et décida que je choisirai seul mon nom de famille et mon patronyme… que je choisirais seul mon identité et ma destinée. Mais je n’ai jamais eu vraiment le choix… tu le sais très bien pas vrai ?

Toi… Tu étais le petit fils de Mamie Hiochka et lorsqu’elle me laissa, ces derniers mots furent de te demander que tu t’occupe de moi. Tu fais partie de ma vie depuis que j’ai ouvert les yeux la première fois après ma seconde naissance. De cinq ans mon ainé, toi…. J’ai grandit dans ton ombre, j’ai cherché ton attention dès que j’ai pu marcher, j’ai voulu courir dans tes pas… mais ils étaient bien trop grand pour ma frêle personne. Je tombais… je voulais tant me relever et toucher du doigt ce que tu étais. Si jeune… ta destinée à toi semblait glorieuse et auréolé de victoire et de chance. La mienne m’avait fait faible, maladif et torturé par les nombreuses filles. Tandis que toi tu grandissais avec les hommes et leurs violons, leurs affaires et magouille… moi je grandissais avec ces filles aux allures de harpies, avec ma demi sœur qui me servait de bourreau.
Jahanara. Ce nom, je l'ai tant détesté. Elle et ses amies qui tiraient mes cheveux blonds, jouant et se moquant de moi, j’étais devenue une poupée torturée dans leurs mains, j'étais jalousé par ma blondeur et l’attention que sa propre mère me prodiguait. Tu n’as jamais voulu t’occuper de moi… nous nous couchions ensemble le soir mais sans paroles et sans bruits, Jahanara préférant batifoler le soir et faire le mur. C'était un silence glacial que je haïssais… que je voulais briser par mes exploits inexistants. Tu t’en moquais de ma personne, tu ne me regardais pas, c’était du mépris pour toi que ton « petit frère » ne puisse même pas résister à quelques filles. Celle qui avait toute ton attention, c'était ta sœur... cette petite teigne qui venait te voler à moi. Que tu suivais le soir, quand vous me laissiez seul dans le noir, revivre cette solitude qui avait marqué mes premiers jours.

Je ne sais pas vraiment durant combien de temps j’ai servit ainsi ces demoiselles et cette enfant de Satan qui me servait de sœur…. mais je finissais par m’habituer, je les coiffais, les maquillais, je les accompagnais lors de leurs sorties comme un caniche ou un sac à main. Mais à force de les suivre et de vivre ce qu’elles vivaient, j’apprenais, sans le remarquer. Comment éviter leurs colères et leurs mauvais regards, comment me faire bien voir et comment éviter leurs embrouilles, tout ceci devenait facile pour moi. C’était devenu mon jeu et mon activité préférée, je cherchais leurs limites et jusqu’où je pouvais les pousser a bout sans payer de mes mauvaises actions. J’étais trop jeune pour comprendre le mal que je faisais à ainsi manipuler. Mon esprit n’avait comme seul envie que d’être « bon » en quelque chose, de pouvoir jouer avec elles comme elles avaient joué avec moi. C'est à partir de cette époque que Jahanara a commencé à simplement m'ignorer. Elle ne me parlait plus, elle me fuyait presque, l'en voulait de savoir retourner ses amies contre elle ou d'attirer toujours plus l'amour de cette femme qui me dorlotait d'avantage qu'une vraie mère.

Mon apprentissage a continué encore longtemps. Là où les garçons trainaient le soir moi j’écoutais leurs discussions, coiffant leurs longs cheveux noirs. J’entendais leurs rêves, leurs envies et les mots qu’elles souhaitent entendre. J’apprenais avec bonheur et entrain jusqu’à perdre moi-même pied dans cet univers. Je n’étais plus un petit garçon… mes cheveux blonds devenaient longs, je me sentais mal loin de mes "amies" et lorsqu’un garçon de mon âge s’approchait de moi, mon cœur me paraissait vouloir exploser. Je devenais encore plus aimable, toujours plus charmant, cherchant toujours plus d’affection et à m’éloigner des hommes et des réactions que je ressentais en moi à leurs approche. Bientôt, j’étais devenue le centre d’attention des demoiselles… mes sourires faisaient oublier tes regards et tu sortais de ma vie. J’arrêtais de penser à toi, j’arrêtais de vouloir te ressembler…. Je ne dormais plus avec toi. Je ne te voyais plus. Tu n’existais plus. Tout simplement.

Et je crois que tu prenais mal l’idée que ce petit étranger puisse te voler ainsi tes groupies. Nos vies n’avaient plus aucun liens, tu partais toujours plus loin avec ces gens qu’on regarde d’un mauvais œil. Tu volais, tu apprenais une vie encore plus sombre que celle que je menais.
Moi… je ne sais même pas encore ce que j’étais devenu, je n’avais plus de morale, plus grand-chose de bon en moi. Je ne savais plus qui j’aimais vraiment et qui je faisais semblant d’adorer. J’étais pris dans mon propre jeu. Je ne sais même pas comment définir cette vie qui se résumait à gagner de l’argent pour le dépenser en vêtements, dans mon apparence, pour plaire et m’assurer que le contrôle que j’avais sur les filles qui grandissaient était toujours aussi puissant. J’avais tout contrôle sur elles… et bien vite je savais tout avant tout le monde. Je savais comment sourire et peu importait mes bêtises j’arrivais toujours à m’en sortir. Une pirouette et une belle parole me servait plus que tes poings ou ton canif. Le silence était pesant dans notre "famille". Plus personne ne parlait et Mamie Hiochka ne savait comment gérer ce garçon dragueur et manipulateur que j'étais devenu.

A 14 ans… mes « capacités » et mes belles paroles me firent revenir dans ton monde… d’une bien étrange façon. C’était une fin d’après midi normale où les caravanes c’étaient arrêtée dans un terrain vague de Saint Saint-Pétersbourg. Il faisait froid, bien sur. Et je t’ai vu venir me cherchais et m’isoler dans un coin reculé. Je sentais ton souffle brulant sur ma peau lorsque tu t’es penché et que tu m’as demandé de l’aide. C’était pour quelque chose de simple et de basique… quelque chose que « même moi » je pouvais faire sans problème. Tes cheveux mi long noir venaient caresser ma peau et tes yeux sombres venaient me dévorer… brillant d’une lueur qui ne présageait rien de bon si je refusais ou en parlais à quelqu’un. Il y’avait encore une odeur de fumée froide sur toi et celle d’un alcool bon marché. Il y avait même une légère trace de rouge à lèvre sur le haut de ta chemise qui me serra le cœur. En une simple minute, tout ce que j’avais oublié à ton sujet me revint, et me fit oublier tout ce que j’avais appris… comment résister, comment tirer un avantage à la situation. Je n’étais plus rien, une coquille vide soudainement heureuse d’avoir droit à un de tes regards.

Alors je t’ai suivit… dans la neige qui commençait à tomber tu portais veston bleu roi devenait la seule touche de couleur au milieu de ruelles tordues. Le sol crissait sous nos pas, nos bottes résonnaient sur la pierre salies. Nos souffles se perdaient, le froid nous dévorait et la nuit qui tombait au dessus de nous deux allait finir par nous faire disparaitre. Disparaitre avec toi… pour toujours ?
Finalement tes pas s’arrêtèrent devant une de ses hautes maisons qui permettent de voir, en un regard, que l’argent coule à flot chez ses propriétaires. Je devais faire le guet…C’était uniquement pour ça que tu m’avais déranger. Mais je ne pouvais pas laisser tomber une possibilité de bien me faire voir par quelques personnes… qui sait ce que je pourrai avoir en retour. L’appât du gain, l’envie de partager une fois ta vie aussi… c’était plus fort que moi.
Tout devait bien se passer selon toi. J’avais écouté tes paroles comme le reste du groupe qui nous avait rejoint. Je t’avais cru. Je n’aurai pas dut. La police me tomba dessus… sous la neige tombante et le froid, leurs nez et leurs joues rouges, la panique montait en moi. Et puis… je n’eus plus qu’à faire mon numéros. C’était revenue naturellement… ma bouche s’ouvrit et dès les premiers mots qui je dis, je put savoir que rien n’allais nous arriver. Les mots ce bousculait, les explications… quelques larmes et un simple mensonge comme j’avais appris à le faire si jeune. Et bien que mort de trouille, je réussis à m’en sortir… à nous en sortir. Un miracle ou une de ses bonnes étoiles j’imaginais.

A la suite de cet événement… ma vie pris un nouveau tournant.
Je prenais le temps de renforcer mes rapports avec mes camarades la journée et le soir je suivais les petites frappes dans leurs sorties. J’apprenais vite à crocheter et faire les poches, je savais éviter les policiers et je devenais un expert dans l’arnaque, les jeux truqués et tant d’activité qui m’aidait à toujours mieux manipuler. Expert en triche, masque imperturbable et toujours souriant… il ni avait plus rien qui me séparait de toi. Je te surpassais et cela me grisait comme une de ses drogues que tu nous faisais gouter. Je voulais ton essence, je voulais t’aspirer et te digérer… je ne voulais plus être toi, je voulais que tu sois à moi. C’était une passion dévorante qui me prenait dès que tu parlais. J’étais beau parleur mais pas leader comme toi, c’est un fait. Je préfère aujourd’hui encore recevoir les ordres plutôt que les donner. Tu me paraissais être mon chef, mon roi, et je détestais savoir ton influence si forte sur moi. Tu étais un cancer qui rongeait mon âme. Mais tu ne voyais toujours que notre soeur... elle restait toujours plus importante que moi. Quoi que je fasse, j'avais l'impression de ne pas pouvoir avancer.
Chaque jour qui passait je finissais par gommer ma propre apparence pour etre comme toi… pour que, quand je voyais mon reflet, j’ai la sensation que c’était toi qui me regardait. Mes cheveux se coupèrent. Ils devinrent aussi sombre que les tiens. Mes yeux verts disparaissaient tout aussi rapidement par quelques lentilles de contactes. Mon allure et mes vetements se moulèrent sur les tiens… mais ce n’étais pas comme sur toi. Je n’y arrivais pas ! Je voulais déchirer ma peau et voir mon sang saigner et ce mêler au tiens, pour qu’on ne puisse plus les différencier. Je TE voulais. Cette révélation me faisait tellement peur. Je n’aimais pas les femmes… je n’aimais que toi. Durant les dernières années ensemble, mon amour dévorant ne voulait s’éteindre. Tu avais repris confiance en moi… je faisais mon meilleur pour que tu sois fier de moi. Tout ce que je suis aujourd’hui vient de cette période. Mon apparence fut encore travaillé.. mes cheveux teint tant de fois me donna cette couleur que j’affectionne tant, un bleu léger au reflets plus sombres. Je devenais un jeune homme qui ne pouvait plus rester seulement enfantin. Bientôt… on ne me reconnaissait plus qu’un Roms. Mes traits russes me trahissaient et l’élégance constante que j’avais me faisait plus ressembler à un membre de mafia ou un jeune politicien qu’à un tzigane joueur de violon.
Cela ne gênait pourtant personne, j’avais ma propre identité que personne ne connaissait. J’étais devenue mouvant et changeant, chaque jour me permettais d’être avec toi et c’était déjà bien suffisant.

Puis vint le jour de mon anniversaire et le jour de ma disparition. Je ne sais comment ni pourquoi… mais on vint me chercher au milieu de la nuit. Ce qui c’était passé avant… je ne le sais pas. Jamais je n’aurai put soupçonner que mes vrais parents soient encore en vie. Jamais je n’aurai put croire que j’étais le fruit d’un amour interdit entre une femme de bonne famille russe, ayant tout juste 16 ans lors de ma naissance et d’un homme de main Ukrainien. Jamais je n’aurais pu penser qu’elle m’abandonnerait, qu’elle laissera son premier enfant dans la nature. Jamais je n’aurai pu penser que le jour de mon 15 ieme anniversaire… ce même homme qui était mon père puisse la tuer à cause d’un obscure ordre et de quelques conflit mafio. Que cet homme n’ai d’autre pulsion que de se suicider ce jour là… ne supportant pas d’avoir perdu la femme qu’il aimait encore. Jamais je n’aurai pu penser qu’une histoire d’amour entre deux personne soit possible, moi qui ne connaissais que l’amour physique et la rage amoureuse qui me dévorait à ton sujet. Mais lorsque la mort vint voir cet homme gisant dans son sang, lorsqu’elle lui révéla mon existence… ma destinée me fut reprise, le jour où je réussis à t’avouer ce que je ressentais pour toi et que tes lèvres furent mon unique présent.

..........

Mon arrivé à l’orphelinat ne fut pas dur et loin d’être horrible, j’étais mort intérieurement. C’était le seul vrai détail notable sur mon état. Je ne sais pourquoi. Il ne me restait rien de toi… On m’a séparé de toi, on m'a effacé de ta vie et rien que pour cela, je ne ressens rien d’autre qu’un profond vide dans ma poitrine. Mes sourires paraissaient toujours aussi lumineux mais je n’étais plus rien. Mon rire était toujours aussi chantant mais mon cœur était en cendre. Plus rien ne me retenais, mon corps ne me servait à rien d’autre qu’à assurer ma position et ma sécurité, finissant ce rôle d’escorte boy que j’avais entretenu depuis bien longtemps.
J’étais toujours ce que j’avais été et bien vite ma réputation et mon nom fut de nouveau connu de tous, toujours plus hypocrite, toujours plus manipulateur, de plus en plus inhumain et m’éloignant chaque jour d’avantage de la pureté que mamie Hiochka pensait que j’étais. Bien vite j’avais suffisamment d’amies pour pouvoir ouvrir un harem et j’apprenais à connaitre chaque personne, à savoir qui connaitre et avec qui se montrer. Les secrets m’étaient révèles sans difficultés, les potins, les couples… tant et si bien que mes relations me permirent d’avoir le loisir d’être vu comme un de ces quelques opportunistes qui peuplaient le pensionnat. Toujours dans l’ombre cependant, et souhaitant y rester, je n’y avais comme rôle qu’un simple espion capable de connaitre bien des secrets des autres groupes que je fréquentais sans difficultés et qui parfois laissais ses mains farfouiller dans quelques sacs de manière innocente.
Maitre chanteur pour quelques pauvres victimes, taupe délicieuse, dealer ou juste revendeur, voleur… mon CV n’en finissait plus, mes rendez vous se bousculaient et se bouscule encore.

Je suis Ismael Tchaïkov, j’ai choisit mon nom de famille en arrivant ici… à défaut d’avoir choisit ma vie et ma destinée.




L e . m o n d e . d e s . r ê v e s ;
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You have no choice...
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Accès au monde des rêves du côté; Erèbe (supprimer la mention inutile)

Pseudonyme choisi dans le rêve; Mister Hyde

Apparence dans le monde; Connaissez vous l'histoire du chat botté? C'était un animal bien étrange et doué de parole... capable du meilleur et de bien des vols.
Je n'ai pas à vous raconter son histoire car, en fin de compte, il n'est que simple image illusoire. Mister Hyde lui existe bien, botté et chapottè, sourire en coin... c'est un bien étrange félin qui sait marcher sur ses deux pattes et parler comme un monarque. Apparaissant sans vous faire deviner sa présence, sa marche possède une bien calme cadence. Chaloupée et délicate, c'est une bien étrange danse qu'il crée, lorsqu'un bonjour il vient vous donner.
Voix grave et ronronnante, toute câline et innocente... elle fait rouler les "r" et se décore de miaulements dans un langage poli et varié, comme quelques poèsies aujourd'hui oubliées.
D'un pelage noir profond, qui chatoie au soleil de nombreuses façons, faisant ressortir des couleurs inimaginables, c'est une créature d'apparence aimable.
Figure cachée par l'ombre d'un chapeau corsaire, épée pendouillant en bandoulière, c'est un chevalier qui est de loin prospère par les moult décorations qu'il arbore sur un petit veston de satin bleu roi.
De haut en bas, vous ne vous tromperez pas, chaton pour beaucoup, sa taille est cependant bien trop importante pour un vulgaire matou. Agile et subtil, sa rapidité n'est plus à démontrer, bien que personne ne l'ai vu user de son épée.
Est ce l'ombre soudaine qui vient voiler le ciel qui vous donne la sensation irréel que derrière le chat courtois se cache une petite panthère, prête à vous attaquer par derrière? Et tandis que vous vient cette idée, le chat botté disparait, emportant avec lui votre bourse ou un simple baiser. Il ne restera de lui et sa présence dans votre esprit, que l'odeur suave de quelques interdits.

[NE PAS REMPLIR LA SUITE]



W h e n . d a r k n e s s . t u r n s . to . l i g h t ;
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Stop dreaming !
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Comment avez-vous connu le forum ? ; J'ai fais quelques clics sur les top site
Avez-vous des suggestions à faire ?;
Combien de temps pourrez vous accorder au forum ? ; On verra
C o d e ; validé by Kate



Dernière édition par Ismael Tchaïkov le Dim 11 Juil - 14:43, édité 17 fois
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