Scoop n'est pas synonyme d'écureuil, ne vous en déplaise {libre}


Quand la faucheuse réclame son dû...
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 Scoop n'est pas synonyme d'écureuil, ne vous en déplaise {libre}

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Fouineuse en Chef / Rumours
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Féminin | M e s s a g e s : 127
| H e r e . s i n c e : 13/01/2010
| Â g e : 24
W h e r e . a r e . y o u ? : en haut d'un arbre, à échapper à un écureuil enragé

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|Groupe: Hybris
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|Apparence dans le monde des Rêves: Candy

MessageSujet: Scoop n'est pas synonyme d'écureuil, ne vous en déplaise {libre}   Mer 30 Juin - 15:51

Scoop n'est pas synonyme d'écureuil,
ne vous en déplaise...

    {Dimanche, fin de matinée.}

    n.m. Scoop [skup] (mot angl.)
      1. Information importante ou sensationnelle donnée en exclusivité par une agence de presse ou par un journaliste.
      2. (Par ext.). FAM. Nouvelle sensationnelle.


    Le matin : moment crucial de la journée où l’on écoute les oiseaux chanter, le réveil sonner et où, dans un marmonnement incertain, on finit par balancer l’oreiller sur le son agaçant avant de se retourner de l’autre côté, couette par-dessus la tête. Seule une silhouette informe demeure alors, grognant après quiconque voudrait la sortir de son lit.

    C’est ainsi qu’Appril Honing se retrouva emmitouflée sous ses draps jusqu’à ce que le Soleil ne commence véritablement à picoter ses yeux à travers les rideaux de la chambre et que le pensionnat ne s’éveille petit à petit dans une cacophonie disparate. A ce moment là seulement, dans un grognement peu féminin, la violette jeta son dessus de lit en vrac et s’étira mollement, prête à débuter le week-end et tout ce qu’il impliquait.

    Mécaniquement, la jeune fille se dirigea vers la salle de bain et laissa couler l’eau chaude un bon moment sur sa peau. Quelques minutes plus tard, passant sa main sur la vitre embuée, l’adolescente entreprit de se brosser sommairement les cheveux, ne prenant pas la peine de les attacher. D’autres auraient probablement pris un peu plus soin de leur apparence alors qu’elles devaient sortir : ce seraient maquillés, aurait sélectionné une tenue adéquate, et compagnie. Mais, pas Appril. Elle n’était pas celles qui se devaient d’être parfaites devant l’objectif puisqu’elle se trouvait derrière, aussi un simple jean et un sweat-shirt avait-il fait l’affaire, complétant par là les bases du savoir vivre en communauté. Elle pouvait sortir l’esprit tranquille à partir de là, se fondre dans la masse, et observer les gens, les choses, le monde même, par le biais de son objectif d’appareil photo, encore et toujours.

    Silencieusement, la demoiselle sortit de l’orphelinat. Elle passa à pas de loups les rues de la ville qu’elle commençait à connaître après six années consécutives à les arpenter. Où se rendait-elle exactement de cette démarche peu pressée alors qu’elle observait les alentours attrayants ? Même elle ne le savait pas, alors il n’aurait servi à rien de le lui demander. Appril marchait et arrivait là où ses pas la guidait : vers une nouvelle, un groupe, un scoop surtout !

    C’était bien connu qu’il n’y avait pas besoin de rendez-vous pour aller chercher de nouvelles informations. Au contraire, les dernières nouvelles fraîches du matin, il fallait savoir se lever et les saisir et cela, il y avait bien longtemps qu’Appril l’avait compris.

    Lâchant son appareil photo qui resta pendue à son cou, ses doigts cherchèrent fébrilement dans sa poche d’où ils en retirèrent un paquet de cigarettes. Il ne fallu pas plus de temps pour que la flamme d’un briquet n’émette une petite lueur sur un mégot passé entre ses lèvres. Appril était levée depuis moins d’une demi-heure et fumait déjà…mais, il n’y avait personne et il fallait être patient dans le journalisme alors elle avait une excuse : elle s’occupait.

    Ljeune femme marcha encore un peu, flânant maladroitement jusqu’aux vitrines de l’arcade et finit par quitter définitivement le périphérique de la ville. Personne n’allait jamais bien loin à partir de là. Il fallait dire que trop s’éloigner de l’orphelinat ne faisait guère envie. On rencontrait des maisons délabrées, des rues plus sales et sombres et de moins en moins de monde. C’était la zone de Kathleen, pas la sienne. Et, Appril n’avait nullement besoin de la prendre en train de réaliser son petit marché. Elle cherchait un scoop, pas de la banale contrebande organisée. Alors, ses baskets se décidèrent finalement pour le parc. Plus jeune, elle aimait beaucoup s’y aventurer pour prendre quelques clichés de fleurs ou de coccinelles. Le genre de photos anodines dont on se servait pour s’entraîner aux polaroïds mais que l’on jetait une fois l’adolescence passée. Sauf une peut-être…une seule…

    Aujourd’hui, lorsque la fouineuse de Glasgow s’y rendait c’était plutôt qu’elle avait une idée derrière la tête. Les rumeurs lui rapportaient régulièrement la formation de nouveaux couples, parfois nettement visibles, d’autres fois qui se camouflaient en ‘secret’. Toutefois, rien n’était jamais secret bien longtemps ici, surtout en partant du principe du peu de lieux intimistes que l’on pouvait trouver dans cette ville. Alors, les couples finissaient par craquer, dérivaient vers le parc, se laissaient aller avec moins de retenu et terminait leur idylle sur les premières pages de son journal.

    Finalement, Appril se décida et grimpa en haut d’un arbre, près de l’air de jeux. Une soudaine envie de retomber en enfance ? Sûrement pas, elle aurait plutôt descendu le toboggan pendant qu’il n’y avait encore personne, ou bien se serait assise sur une balançoire en faisant mine de trafiquer son appareil. Il s’agissait simplement d’un endroit stratégique. Un des arbres duquel les paparazzis voyaient le mieux ce qu’il se tramait alentour. Elle grimpa ainsi jusqu’à sa branche fétiche, s’installa dos contre l’arbre, et attendit tranquillement, en silence, tel un chat en pleine chasse qui n’attendait que son heure, tapi dans l’ombre, avant de sauter sur sa proie.

    Ce qu’elle n’avait pas prévu ce jour-là, c’était un joli petit écureuil sur la branche qui avait décidé depuis peu que cet arbre serait [son] arbre et voyait d’un mauvais œil cette nouvelle squatteuse.

    « Pchhhht… » tenta-t-elle de murmurer pour l’envoyer jouer ailleurs.

    Mais, c’était peine perdu, et, ni une, ni deux, le voilà qui lui griffait méchamment le bras. Griffe contre flash, se fut le flash qui gagna, le faisant courir loin de l’arbre et fuir vers le chemin…vers quelqu’un et surtout, la faisant repérer sans nul doute…

    Saleté d’écureuil ! Il pouvait pas dormir lui, comme tout le monde ?


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MessageSujet: Re: Scoop n'est pas synonyme d'écureuil, ne vous en déplaise {libre}   Mer 30 Juin - 23:58

Yun... Yun... Sais tu que...?

BIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIP BIP BIP BIIIIIIIIIIIIIIIIIP

Réveil en sursaut. Marre. Marre marre marre. Saleté de réveil. Il veut pas s'arrêter de sonner. Tout les matins, c'est la même chose. J'ai pensé de toutes mes forces, de toute ma volonté, '' réveil, éteins toi!'', ce dernier, fier insolent, me nargue de sa sonnerie insupportable. Pourquoi n'ai-je pas de pouvoirs magiques... Finalement, le pauvre appareil dut se ranger de mon avis, après avoir fait une jolie chute par la fenêtre. Non non, personne n'allait penser que j'étais bizarre. Je faisais ça tous les matins, à force, le peu de personne qui avait remarqué ce petit manège n'y prêtait plus attention. Increvable cet appareil! Un jour, j'aimerais bien le jeter dans une baignoire pleine, pour voir s'il résiste ou pas... Mais non. J'étais quand même plus raisonnable. Je crois...?
Mes draps étaient par terre, comme toujours. Je m'endormais complétement bordée, avant de les jeter inconsciemment pendant la nuit. Pareillement, je me réveillais toujours en travers du matelas. Autant de détails inutiles qui me définissaient malgré moi.

Je m'assis sur le lit, à l'ouest, les yeux à demi ouverts. Je n'aimais pas me réveiller tôt... D'ailleurs, j'étais régulièrement en retard. Pourquoi ce fichu réveil avait sonné? Je ne l'avais pas programmé hier soir. Peut-être que, finalement, les chutes de quelques mètres du haut des dortoirs, n'étaient pas forcément sans conséquences sur le bien être de mon petit réveil que je haïssait tant.

Youhouu... Yue, réveil toi...
Timidement, mes yeux s'ouvrirent. Coucou...
Fatiguée, je me dirigeais vers la douche, trainant les pieds, ne frissonnant pas d'un cheveux sous la douche. Comme d'habitude, je me frictionnai de savon et me lavai le plus rapidement possible, n'aimant pas tellement trainer dans l'humidité glacée. J'avais horreur de la peau de mes doigts plissant sous l'eau.
Mais fort heureusement, l'eau, ça réveille. Donc je me retrouvai fraiche et plus ou moins de bonne humeur en sortant de l'eau, pour le reste de la journée, j'espérais bien. Mais, me connaissant, la bonne humeur ne dure jamais longtemps. Je mis tout de même une tunique sur un short en jeans, et des sandales simples, juste pour garder cette aura de joie dans ma tête. Un petit passage à la salle de bain. Du mascara, car et oui, j'aimais bien maquiller mes yeux très légèrement, et, contemplant mes visage pale, j'eus un soupir de découragement. Je devais me coiffer, horreur. Mes cheveux avaient beau être lisses, je me faisais des nœuds en moins de deux secondes du à leur longueur. Et pourtant, je ne pouvais toujours pas me résoudre à les couper. Étais-je masochiste? Par moment, je me le demandais.
Résultat, je fis mon habituel chignon flou, complétement à la ramasse, avec mes épis et mèches rebelles tombant cheveux par cheveux autour de mon visage nacré aux traits anguleux.
La salle de bain était trempée. Zut... Je passai rapidement un tapis de sol lamentablement sur le sol, avant de le laisser trainer.

Bon, à présent, que faire?
Manger serait intelligent. Je pris un sac en bandoulière, où un livre, un fusain et un carnet à dessin s'entrechoquaient sourdement dans l'obscurité du tissu. Peu de personnes étaient déjà debout à cette heure-ci, et je pus donc manger en paix à une table seule. Bien sur, ni croissant français, ni délicieuse pâtisserie, mais une tasse de café et une biscotte beurrée me suffisaient amplement.

Une fois le plateau repas posé, je sortis du bâtiment, humant l'air frais du matin. Mes pieds me trainèrent malgré moi hors de l'enceinte de l'établissement. Je ne savais pas vraiment où aller, et me dirigeai machinalement vers le parc. Il y avait toujours quelques idiots passant vers là à croquer sur le papier.
Je n'aimais pas tellement sortir de l'orphelinat. Mais je n'aimais pas tellement y rester non plus. Un goût insipide remplissait ma bouche, collant lourdement à ma langue, comme si la fadeur des immeubles délabrés semblaient envahir mon corps pour me rappeler la misère des ruelles désertes.
Le parc était nettement plus... lyrique? Naturel? Ou plus artificiel...? Difficile à définir, mais de toute manière, il ne faut jamais trop m'en demander le matin...

Passant le portail, je continuai mon chemin le long du sentier terreux parsemé de galets, et les herbes fraiches parcourant ce dernier semblaient encore humides de rosée matinale. Arrivant vers une lisière où quelques arbres entouraient timidement la ligne pale dépourvu de végétation, je m'assis sans scrupules en plein milieu du chemin, contournant une flaque de boue juste à côté de ma place privée. Bah quoi, y avait de l'eau partout dans l'herbe! Je n'allais pas me mouiller le short aussi stupidement. Sortant de mon sac les feuilles et le fusain, je commençai à dessiner le paysage, quand j'entendis des bruits suspects, des flash dirais-je. Voulant me retourner pour découvrir l'origine du curieux bruit, je...

'' AAAAh!!''

Un écureuil vicieux et sans jugeote, venait de bondir sur mes genoux pour retomber sur le sol, courant follement vers les arbres alentours. Jetant par la même occasion mon carnet par terre et me faisant tomber à la renverse avec une synchronisation à faire pâlir d'envie les danseurs d'opérettes.

'' De la boue...''

Partout. Mon carnet était recouvert de boue. Quand je pense que l'on me cassait les oreilles avec le '' la chance appartient à ceux qui se lève tôt''... Si c'est ça la chance, très peu pour moi...
Jurant en chinois, je pris le carnet du bout des ongles, le regardant d'une mine atterrée. Quand, soudain, un petit bruit me fit tourner la tête. Une branche cassée, et une jeune file perchée ingénument en haut d'un arbre, un appareil photo à la main.
Je laissai retomber mon carnet par terre. Rien à en tirer, il était foutu. Furieuse, je pris mon sourire cynique des jours heureux, et me dirigeai vers l'arbre en question, laissant le sac sur le chemin, le fusain encore dans les mains.

'' Hé ho là haut! ''


Je me délectai des phrases peu aimables me traversant l'esprit, avant de restreindre ma vivacité. Calme, cette fille n'y était pour rien. C'était juste l'écureuil, non? Pas sur. Un écureuil mentalement constitué ne s'amuse pas à bondir sur les filles, même stupidement assises par terre. La fille se prenant pour un corbeau avait du essayer de prendre une photo de l'écureuil, il a du prendre peur, et résultat, l'écureuil me doit un carnet à dessin. Quoi que, cet écureuil pouvait être amoindri de nature... Ce prendre une noisette sur la tête à la naissance? Fort probable. Mais, n'ayant pas en tête la biographie complète du dit écureuil, je reportai mon agacement sur la personne ayant assez peu d'esprit pour faire peur à un animal possédant un pois chiche à la place du cerveau. Et pois chiche serait peut-être un peu trop valorisant à mes yeux, après le magnifique bousillage d'une dizaine de mes œuvres. Pas des plus capitales, je l'admet, mais j'y tient. C'est tout.

'' En quoi est-ce intéressant de prendre en photo un écureuil? Tu me dois un carnet!
''

Pas envie d'être gentille et compatissante, je fut franche et directe. Je ne suis pas crédule, naïve et douce comme un agneau, je ne le suis plus depuis longtemps. Et je comptais bien récupérer les sous que je venais de perdre, peu importe comment. Je me voyais mal traquer l'écureuil. Alors, cette personne fera parfaitement l'affaire. Et tant pis si je reprenais le rôle de l'asocial de service. Bouh, attention, je mordais à mes heures perdues.
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MessageSujet: Re: Scoop n'est pas synonyme d'écureuil, ne vous en déplaise {libre}   Lun 19 Juil - 16:33

    Petit, petit, petit...
    Sale bête!


    Appril avait saisit d’une main ferme la branche sur laquelle elle s’était posée lorsque l’écureuil avait sauté, et l’avait déstabilisé sans gêne. Néanmoins, elle n’avait pas perdu une seule miette du spectacle offert gratuitement par la course folle qu’avait entreprit la bestiole. Une silhouette qu’elle n’avait pas remarqué de prime abord se retrouva ainsi dans son champs de vision un bref instant avant de le quitter, trop basse pour être aisément visible puisque celle-ci était tombée.

    Pendant ce laps de temps, la journaliste n’avait pas perdu la main et avait saisit sans hésiter son appareil photo, toujours pendu à son cou et avait commencé à discrètement mitrailler sa cible. Une photo par-ci, une par-là. Juste le temps de récupérer quelques clichés bien boueux et la jeune fille commençait déjà à exprimer haut et fort son mécontentement. En chinois… Appril connaissait peu de gens ayant la capacité de pratiquer une langue aussi difficile. Kathleen devait la connaître, peut-être ? Mais, une seule pouvait s’en servir sans y être contrainte et de façon si naturelle afin de…jurer ?

    Yue. Yue Xia Wan pour être exacte.

    Jolie brin de fille arrivée il y a de cela assez longtemps pour avoir déjà vu son nom s’étaler dans les gros titres du journal de l’académie et pour avoir la chance de posséder sa propre fiche dans les dossiers d’une certaine violette. Oh oui, Appril la connaissait bien la demoiselle et celle-ci n’avait même pas encore pu s’apercevoir de qui prenait tant de clichés. Pourtant, malgré le fait que les branches et les feuilles la camouflaient en partie, Yue aurait du être rodée depuis le temps.

    Cela y était d’ailleurs, elle l’avait repéré, ce n’était plus la peine de jouer à cache-cache. Seule sa voix filtra pourtant dans un premier temps, employant ce ton détaché caractéristique qui aurait pu vouloir parler de la pluie et du beau temps. Appril Honing, présentatrice météorologique pour vous servir, cela serait très bien passé…

    « Miss Wan et son mystérieux rendez-vous avec un écureuil fou… »

    Son regard se baissa alors vers la jeune fille qui clamait vouloir un nouveau carnet, juste à ses pieds et dont elle ignorait les vociférations contenues. Entre les deux, c’était déjà elle qui avait l’avantage, et pas seulement celui de la hauteur. Mais, elle n’y pouvait rien. Même si elle appréciait vraiment Yue, un scoop était un scoop et pour le coup elle n’avait rien de mieux à se mettre sous la dent, alors…

    « Je sens que cela pourrait faire les gros titres du prochain numéro d’août. »

    Un sourire léger accompagna ses paroles tandis qu’elle relâchait son objectif afin de le laisser à nouveau pendre négligemment autour de son cou. Elle se détourna un instant de son interlocutrice, afin de mieux se concentrer sur ses actions. Il lui fallait descendre de cet arbre maintenant, il ne pourrait pas lui rapporter grand-chose de plus aujourd’hui. Mais, même si Appril ne se pressait pas, elle faisait attention. Nulle envie de tomber à son tour sur la chinoise. Elle n’était pas un écureuil après tout alors elle risquait de lui faire véritablement plus mal. Quelques enjambées, et éraflures sur les mains plus tard, l’adolescente cascadeuse à ses heures perdues se tenait en face de Yue. Si celle-ci se rapprochait, elle pouvait encore ressentir l’odeur âcre de la cigarette, aussi, Appril eu la décence de garder une distance respectable afin de pouvoir discuter.

    « Si je te paye un carnet, tu me rembourses mon appareil ? » lança-t-elle sur le ton de celle qui n’y croyait pas une minute en montrant le léger impact laissé par l’affreux écureuil, juste en passant.

    D’une démarche habile, comme si toute cette scène était tout à fait naturelle de si bon matin, Appril se dirigea vers le carnet laissé tombé par la dessinatrice un peu plus tôt. Elle se pencha pour le saisir d’un seul geste, tentant de prendre le côté le moins boueux sans pour autant s’en faire véritablement à l’idée de se salir les mains. Et, sans gêne qu’elle était, la jeune fille commença à l’ouvrir pour en observer un premier dessin.

    « Et dire que tu ne me les as jamais montré.. »

    Elle la narguait peut-être un peu…mais, pour le coup, elle était véritablement curieuse. La ‘curiosité artistique’ comme on appelait cela. Et puis, Yue avait bien vu ses photos…Restait à savoir si cela suffirait à la convaincre ou bien si elle allait se retrouver à courir pour garder les preuves.

    Quoi que…courir…pfffu… autant rejouer à chat perché, c’est moins fatiguant.

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MessageSujet: Re: Scoop n'est pas synonyme d'écureuil, ne vous en déplaise {libre}   Aujourd'hui à 4:51

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