Vann Grey


Quand la faucheuse réclame son dû...
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 Vann Grey

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AuteurMessage
Hybris
Hybris


Masculin | M e s s a g e s : 13
| H e r e . s i n c e : 07/07/2010
| Â g e : 27
W h e r e . a r e . y o u ? : Variable

Fiche de renseignement
|Groupe: Hybris
|Âge : 14
|Apparence dans le monde des Rêves: Wight, intangible rôdeur.

MessageSujet: Vann Grey   Mer 7 Juil - 2:33

Who are you ?
Here, even darkness can't hide you...

I d e n t i t é ;
.




Feat [Vann].



    Me, myself and I.
    .

    Nom : Grey
    Prénom : Vann
    Date de Naissance: 12 / 11 / 1996
    Nationalité: Ecossais
    Date d'arrivée à l'Orphelinat : 08 / 08 / 2008
    Qualités: Perspicace – Coriace – Astucieux – Pragmatique – Malin – Flegmatique - Placide
    Défauts : Renfermé – Inculte – Mou – Désillusionné – Insensible – Passif - Absent


C a r a c t è r e ;
.


What do you think ?
.

Grey are the words I say and what I think.

Surtout ce qu’il pense, car parler, Vann ne le fait guère, tant il est renfermé sur lui-même, comme pris dans son monde d’observation, de réflexion muette et d’extrospection permanente, silencieux et impavide. De fait, son existence semble la plupart du temps vouée à la contemplation ; une contemplation à laquelle il s’adonne sans rien montrer de ses sentiments derrière un visage d’une sérénité attentive parfois désarmante tant il s’affiche avec une clairvoyance dénuée de toute arrière-pensée ou même d’opinion.
Et ce visage n’est même pas un masque, car le jeune garçon est bien tel qu’il s’affiche : discret, peu préoccupé des affaires du monde et calme, il n’est ni ne prétend rien être de plus qu’un regard qui se promène partout où il va, se plaisant d’une façon doucette et presque languide à explorer ce qui l’entoure, sans rien demander de plus que de pouvoir voir. Pas d’aspirations héroïques, pas de machinations machiavéliques, pas de but transcendant. Pas de princesse à sauver, pas de vengeance à assouvir, pas d’objectif souverain à accomplir.
Non, Vann a suffisamment appris des déboires de la vie pour ne rien désirer d’autre dans son existence que de quoi se remplir la panse et un endroit où poser sa tête pour dormir… et à l’occasion une clope. Tout va, vient, s’effondre et renaît, alors pourquoi prétendre à de grandes choses plutôt que de se contenter d’assister au grand ballet perpétuel du monde, en simple spectateur ?

Grey are the feelings that live inside me.

Suivant ce mode de vie ataraxique, Vann est quelqu’un de peu communicatif, qui ne s’expose en règle générale jamais et qui préfère rester sagement dans son coin hors du collimateur d’autrui, aussi insignifiant qu’une ombre dans un couloir ou un nuage dans le ciel. Non pas que son comportement soit particulièrement rébarbatif ou désagréable en soi, non, car lorsqu’il s’exprime, c’est avec une circonspection et une neutralité non dénuées d’un certain esprit de courtoisie fruste, cela mâtiné d’un fort accent écossais typique des bas quartiers d’Edimbourg. Cependant, avec tout ce qui l’approche, il se contente le plus souvent du minimum vital, ne faisant aucun effort pour alimenter la conversation et affichant une attitude laissant comprendre que ce que son interlocuteur fait, c’est lui masquer la vue plus qu’autre chose.

And everything is grey for him and hisself
And everybody around
Cos he ain't got nobody to listen to




P h y s i q u e ;
.


What do you see in the miror ?
.

And all day and all night and everything he sees
Is just grey like him inside and outside


Vann aurait certainement pu être une créature à la beauté tout à fait angélique eût-il été né en des circonstances plus favorables, mais son destin ayant été ce qu’il fut, il a l’apparence de ceux dont le physique a été forgé par les coups de marteau du dénuement sur l’enclume de la misère. Endurci par les épreuves, sa peau est solide, burinée, tendue étroitement sur des muscles secs qui laissent facilement entrevoir l’ossature de ce garçon malingre comme une corneille. Lorsqu’il se déplace, ce n’est pas sans quelque chose d’agile, de vif et de légèrement sautillant, à la manière de l’oiseau susmentionné, ses jambes grêles se mouvant habilement tandis que ses bras aux mains fines se maintiennent le long de son corps.

Si l’on se penche sur son visage, on aurait objectivement mauvaise foi à ne pas lui trouver quelque qualité esthétique derrière son inexpressivité tant ses traits anguleux, son nez pointu et ses sourcils minces présentent quelque chose qui en dit bien davantage sur le jeune homme que son mutisme effacé. Ses prunelles sombres, en particulier, pourraient lui donner du charme, si elles ne ressemblaient pas tant à deux grains de charbon sertis dans une façade de craie.
Car ce qui frappe avant tout chez Vann, c’est bien la pâleur de son visage, comme si les émanations pollueuses de la Vieille Enfumée s’étaient incrustées dans son corps, l’avaient intégré jusqu’à le doter irrémédiablement de quelque chose de poussiéreux qui ne disparaît que momentanément à la faveur d’un nettoyage. Que ce soit volontaire ou non, l’Ecossais porte les couleurs de la ville où il est né et où il a vécu, à la manière d’un tabard grossier. Dans les mêmes tons, une broussaille de cheveux rebelles courts et plats s’étale sur son crâne, d’une couleur douteusement noire allant par endroits de l’anthracite jusqu’à l’argenté terne en d’autres.

Grey is the colour of all that I wear

Un mot d’ailleurs sur ses vêtements, qui suivent le même principe que son aspect : passe-partout, pratiques et communs, ils ne laissent guère de place à la fantaisie ou à l’expressivité, se cantonnant à l’idée de conférer une protection contre la chaleur, le froid ou l’impudeur. Et comme sous l’influence de leur porteur, même des habits aux couleurs les plus vives se ternissent, un t-shirt écarlate virant subrepticement au rouge brique fatigué tandis que même le jean du bleu le plus éclatant se délavera à vitesse éclair.



H i s t o i r e ;
.

Do you remember ?
.

Yo listen up here's a story
About a little guy that lives in a grey world


Par-delà l’entièreté de la planète bleue, et dans toute la verte Ecosse, aucune ville ne saurait être plus terne qu’Edimbourg, Ce vieux lieu porte bien des surnoms, mais parmi tous ceux-ci, celui qui lui va comme un gant est bien celui de la Vieille Enfumée, car telle une impénitente vieillarde atteinte de tabacomanie jusqu’à la moëlle, cette capitale laisse chaque jour échapper de gigantesques colonnes de fumée poussiéreuse depuis l’ère Victorienne. Grey are the people here that walk around, pénétrés de l’esprit de la cité, particulièrement dans ses plus basses couches, là où les déchets rejetés dans les airs peuvent se déposer en toute impunité pour venir tapisser le quotidien des déchets humains qui y naissent, vivent et meurent.

Qui était la mère de Vann ? Cela n’a pas beaucoup d’importance, mais il s’agissait d’une prostituée, Suzan, qui à force de trop bien faire son travail, finit par en récolter des fruits bien mal venus sous la forme d’un bébé certes fort joli mais dont elle fut bien heureuse de se débarrasser sitôt qu’il fut capable de tenir sur ses jambes. L’intéressé ne sembla pas s’en formaliser, et sans une complainte, laissa les années l’emporter irrésistiblement au gré des jours qui passaient, encaissant les coups durs avec une stoïque résilience et profitant aussi paisiblement que possible des moments de tranquillité.
Nul ne le connaissait vraiment, bien sûr, mais si par impossible quelqu’un avait voulu le trouver, il aurait toujours trouvé quelqu’un ayant quelque souvenance d’avoir confusément aperçu ici où là dans l’obscurité un freluquet qui rôdait avec autant de vivacité qu’une anguille et aussi silencieusement qu’une carpe. De rares personnes qui pourraient s’être intéressées à lui pouvaient le connaître sous le prénom de Vann… et quant à son nom de famille, il était aussi indéfinissable que ses origines, mais pour lui, Grey venait comme une évidence.

C’était un drôle de numéro que ce gamin, assurément, et du haut de sa douzaine d’années, il vagabondait à travers la ville comme un de ces lutins des temps jadis, assurant sa subsistance sous forme de menus larcins et de trouvailles peu reluisantes, couchant n’importe où où il pouvait être à peu près assuré de ne pas s’endormir à jamais.
A la manière de ces figurants auxquels tout spectateur n’accorde tout au plus qu’un coup d’œil, il vivait en marge de la vie des autres, à la lisière de leur attention, en bordure de leur champ de vision ; jamais tout à fait là et toujours présent à darder ses yeux d’obsidienne sur le monde qui l’entourait. Pareil à ces discrets moineaux que l’on voit perchés un peu partout, sur les arbres, les fils électriques et les pignons, nul ne faisait attention à lui et lui ne demandait rien à personne. Le plus souvent aussi invisible que s’il n’avait jamais existé, le regard des autres ne faisait au mieux que glisser sur lui, et lorsque par hasard on lui portant un tant soit peu d’attention, c’était généralement pour l’oublier peu après, cela lui laissant tout le loisir d’être le vagabond solitaire et observateur qu’il avait pris l‘habitude d’être.

Certainement, ce train de vie rude et usant aurait pu se poursuivre jusqu’à ce que la vieillesse, la maladie, la malnutrition ou toute autre chose l’emportât, mais bien malgré lui, il en fut autrement.

Le père de Vann s’appelait Lazare, et travaillait comme ouvrier de chantier lorsqu’il n’était pas occupé à faire en sorte de convaincre le patron d’un quelconque pub de lui accorder encore une petite avance sur son ardoise. Pochtron notoire, il avait une carrure digne d’un homme de Neandertal haltérophile, et, fier de cet attribut –généralement en inverse proportion de sa jugeote-, il n’avait de cesse de lancer à la ronde des paris plus ou moins stupides lorsqu’il était ivre, autant pour avoir de quoi se payer un autre verre que pour épater la galerie. Or, un soir qu’il n’était probablement pas loin d’avoir bu assez d’alcool pour assommer une division russe, il s’époumona comme une corne de brume :

« J’parie que n’import’eu-l’quel d’ent’ vous, je l’mets minab’ au bras d’fer ! Sur la tête eud’mon gamin ! »

Le commun des mortels aurait probablement évoqué sa mère pour sceller cette prétention, mais quoi que l’on puisse dire au sujet des Ecossais, ils ont en règle générale un profond respect pour leur génitrice, et ne se permettraient par conséquent pas de jurer en son nom pour quelque raison que ce soit. De plus, dans un milieu où les aventures d’un soir –plus ou moins consentantes- et les entrevues avec la gent péripatéticienne étaient fréquentes, faire une promesse au nom d’une hypothétique engeance avait quelque chose de dérisoirement cocasse.

Évidemment, il ne serait venu à l’esprit de personne de se mesurer à un tel gorille, mais contre toute attente, et comme venue de nulle part, une main aux doigts d’une finesse d’aiguille déposa un billet de dix livres sur la table avant que son propriétaire ne s’assisse en face de l’ivrogne, lequel s’égosilla de rire en voyant l’espèce d’épouvantail d’un autre âge maigre comme un clou de cercueil qui se tenait devant lui. Un défi était un défi, cependant, et de sa grosse patte d’ours, il empoigna celle de l’inconnu qu’elle englobait facilement dans son entièreté tant cette dernière était d’une maigreur à faire peur.
Lazare commença à pousser sur la paume de son adversaire, mais comme si tous ses efforts se heurtaient à un mur invisible, sa titanesque force paraissait aussi impuissante à prendre le dessus qu’un éléphant à voler. Avec une progressivité théâtrale, il serra les dents, se mit à transpirer, souffla et pantela d’effort, roula des yeux, tout cela alors que le bras squelettique de l’étranger rapprochait le sien de la surface de bois. Quand enfin, après de longues secondes de silence stupéfié, la colossale main cogna doucement avec un léger *Poc*, le géant eut un grognement, vacilla sur place et s’écroula, pareil à un menhir.

Sans bruit, le mystérieux personnage se leva de sa chaise, et partit comme il était venu, nul n’osant lui faire la moindre remarque ou même le moindre compliment sur l’exploit qu’il venait de réaliser. En revanche, sitôt un instant d’hébétude passé, on ne manqua pas de railler de toutes parts le perdant, l’assistance présente se figurant qu’il devait s’être effondré sous la fatigue… jusqu’à ce qu’alors que le gagnant quittait le seuil de l’établissement, une voix retentît :

« Lazare ne dort pas, il est mort ! »

Car même la Mort peut se réserver le droit d’avoir le sens de l’humour. Noir, s’entend.


Ce même soir, le même individu se présenta devant le dénommé Vann Grey, le réveillant alors qu’il somnolait en boule dans un parc, entre une cabane à outils et un buisson. Se dépliant à la façon d’un hérisson, le garçon crasseux et ensommeillé se frotta distraitement les yeux, et, levant la tête, considéra avec attention l’étrange figure qui l’avait sorti des limbes du sommeil et qui le fixait désormais sans ciller, insistant, aussi immobile qu’une statue.
Vann n’était pas quelqu’un d’instruit, de cultivé ou de particulièrement bien renseigné, aussi n’eut-il tout au plus qu’une idée vague de ce que pouvait bien être cet homme –ou plutôt cet humanoïde- qui avait l’air de lui vouloir quelque chose avec un tel intérêt. Cependant, c’était un enfant diaboliquement perspicace, intelligent, et d’un fatalisme qui l’aidait à se faire une raison d’autant plus facilement. Comme en un acquiescement tacite, ses paupières livides clignèrent doucement, puis se levant, il contempla la zone vaguement boisée entourée de bâtiments autour de lui, bailla sans cérémonie, et, dans un murmure pareil au chuintement du vent dans une fissure, mentionna :

« Tout d’même. Ça va m’manquer tout ça. »

La Mort, sans mot dire, se mit en marche, et lui-même, sans une question, sans une hésitation, sans un soupir, avec une docilité diligente d’ombre, la suivit vers son nouveau logis.

Only this, and nothing more.


Et depuis deux ans qu’il réside à l’Orphelinat, on ne peut pas dire que ce changement ait été un formidable bouleversement pour lui : pour quelqu’un qui a été en quelque sorte pris en tutelle par la Mort, il n’a pas l’air d’être plus impressionné, désespéré ou affligé que cela, se contentant de suivre à peu près le même train de vie que précédemment. Il n’a plus à se faire de souci pour tout ce qui concerne le gîte et le couvert, et a désormais plus ou moins pris l’habitude de se laver, mais ces détails purement pratiques mis à part, de même qu’un changement d’apparence physique inhérent aux deux années passées depuis son arrivée, il est toujours le même bonhomme aux teintes de gris, promeneur solitaire en perpétuelle rêverie que personne ne s’est donné la peine d’approcher plus que ce que les conventions sociales ou les nécessités les plus basiques peuvent exiger.

Autour de lui, la vie fourmille, bourdonne, vrombit à la manière d’une gigantesque ruche, et il se meut silencieusement au sein de toute cette agitation, esprit fugace vaquant sans turbulence à ses propres occupations, La Vieille Enfumée était jadis son monde, et il en a désormais changé sans se morfondre d’un bouleversement aussi soudain dans le cours de son existence, se contentant de s’adapter à son environnement de manière à pouvoir y évoluer en toute quiétude, nourrissant avec autant de tranquillité que possible son regard de jais de tout ce qu’il peut trouver à contempler dans cet environnement. Jusqu’ici, il n’a pas de quoi être déçu, son nouveau terrain d’observation lui offrant de nombreux paysages, de multiples coins et recoins à explorer dans lesquels il rôde, statuesque silhouette silencieuse.

A swift, lonesome soul ceaselessly exploring, silent and stealthy; a Scottish chap watching, searching, shadowing.



L e . m o n d e . d e s . r ê v e s ;
.


You have no choice...
.


Accès au monde des rêves du côté; Ragnarok

Pseudonyme choisi dans le rêve; « Wight »

Apparence dans le monde; Dans le Ragnarok, Vann revêt une apparence qui sied au monde des morts puisqu’il s’agit d’une sorte d’être fantomatique à la forme incertaine, aux mouvements difficilement discernables et à l’aspect inconsistant, pareil à un humanoïde fait d’une sorte de brouillard pâle en perpétuelle évolution qui paraît toujours sur le point de se volatiliser. Des bras et des jambes à peines distincts vaguement soudés à un torse maigre, le tout est surmonté par une tête qui serait à peine un panache de plus dans sa silhouette floue, ne serait-ce la présence sur son front d’une sorte de cavité d’un noir parfait en guise d’oeil. Son corps semble se nimber dans son intégralité de plumes émettant un lointain son de battement d’ailes lorsqu’il se déplace, flottant alors sans autre bruit vers sa destination.

Pas vraiment esprit, mânes ou spectre, Wight évoquerait plutôt une entité entièrement faite de brume, de fumée ou de poussière, impression renforcée par l’odeur âcre que l’on peut sentir sur lui et qu’il laisse brièvement traîner sur son sillage. A contrariori de ce que pourrait évoquer son image, sa voix est étonnamment douce, ressemblant au murmure du vent parcourant des arbres, une montagne ou une rue déserte, chaque mot s’enchaînant avec le suivant en une monocorde mélopée.



W h e n . d a r k n e s s . t u r n s . to . l i g h t ;
.

Stop dreaming !
.

Comment avez-vous connu le forum ? ; Par le truchement d'un autre joueur ; Evan Maxwell, pour ne pas le nommer.
Avez-vous des suggestions à faire ?; A l'heure actuelle en tout cas, rien de précis.
Combien de temps pourrez vous accorder au forum ? ; A voir. Ça dépendra au jour le jour selon la motivation et les libertés.
C o d e ; {K was here ♪}



Dernière édition par Vann Grey le Mer 7 Juil - 14:01, édité 1 fois
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